Thursday, April 14, 2011

Abbaye de Sainte-Croix **** - 13 300 Salon-de-Provence

Pénitents blancs ou pénitents bleus ?

Depuis le IV siècle, l'« ombre » de Saint-Hilaire, Archevêque d'Arles, fondateur de la Chapelle Sainte-Croix, celle-là même qui dominait, de la colline, l'Abbaye du même nom, planerait au-dessus de cette dernière, et plus justement à dater du siècle du Roi Soleil, dès lors qu'un de ses seigneurs, Nicolas de Montgallet, s'y retira pour y goûter du droit d'être ermite avant que la congrégation du très Saint-Sacrement ne s'y installât à peine deux années passées sa mort … C'est en fait, dans une structure superbement restaurée vers vers la fin des années 60, pierre par pierre, aile après aile, de la Chapelle Romane du XII ème à la salle à manger voûtée, du déambulatoire aux cellules en rez-de-chaussée, que, désormais éloignée (quoique !) des retraites spirituelles, l'Abbaye a reçu pour mission de nous « héberger », et nous laisser contempler un spectacle envoûtant ! C'est à ce « spectacle » que nous aurons été conviés le temps d'un week-end (de mi-Mars), un week-end paisible où l'Abbaye n'aura pas affiché un taux de fréquentation délirant, mais n'était-ce pas là justement ce que nous recherchions ?
 En tout cas, l'itinéraire qui nous hissera de Salon-de Provence vers notre destination, après quelques centaines de mètres d'un chemin au travers de la garrigue, au tomber du jour, mettra en exergue ce côté « citadelle imprenable » dominant une vallée, certes aride, mais toutefois « attachante ». L'allée principale nous « invitera » délicatement vers la grande terrasse, et ses pins ombrageux, puis vers le hall de réception. L'accueil d'Anne-Laure s'avèrera charmant, ampli de disponibilité, et de nous mener à notre suite, une suite généreuse, si ce n'est spacieuse, puis de nous remettre la clé à petit coussin brodé du nom de cet évêque de Myre, au
IV ème siècle, saint patron de la Grèce et de la Russie, comme des voyageurs et des pèlerins, Saint-Nicolas ! L'atmosphère « jouera » la carte de la sérénité, et de l'authenticité !
 Chambres voûtées, terrasse aménagée et ensoleillée, fenêtres à carreaux, sols de tomettes anciennes (récupérées), mobilier rustique, literie ferme, mais spacieuse, petits et grands rideaux de lin, chaises et banquette provençales encastrées, coffre et lampadaire campagnards, mais, question modernité, une belle efficience avec écran L.C.D Philipps, climatisation dernière génération (un poil compliquée) et wifi assez « faible » compte tenu de l'épaisseur des murs, sauf au-dessus de la Chapelle, où curieusement, il se trouvera mieux « inspiré » ! Côté sanitaires, nous aurons ce bonheur d'avoir deux salle de bains, l'une bleu roi et blanc, l'autre dans les tons marron et marron clair, avec soit baignoire-douche, soit baignoire d'angle (sans balnéo), toilettes séparées, très « joviales » en somme, irréprochables (quasiment) en tous points.
L'aspect « petit déj' » n'aurait eu aucune raison d'être ignoré, d'autant que celui-ci se trouvera «livré» le matin, vers 8h30 – 9h, sur deux plateaux ! Jus d'orange fraîchement pressé, confitures Relais & Châteaux (dont l'Abbaye est un membre efficace, si ce n'est pugnace), petits beurres d'Echiré (une référence), thés Dammann, baguette et pain aux céréales frais, yaourts natures, et coupelle de salade de fruits frais. Mais hélas, une fausse note viendra quelque peu ternir ce « tableau » idyllique, s'agissant des mini-viennoiseries, issues d'une marque malheureusement répandue même dans certains **** ! Pas franchement pardonnable, à mon humble avis, d'autant qu'il est tellement plus appréciable de croquer un croisant, un vrai, pas l'une de ces « miniatures » le plus souvent beaucoup trop cuites !
Au moment où j'écris ces quelques lignes, on ne pourra pas dire qu'elles ne sont pas empreintes de véracité et de sensibilité ! La nuit est tombée sur ce domaine de quelques vingt hectares avec piscine, et un joli projet de spa (mais chut c'est encore secret !), qui s'est à nouveau « assoupi » pour la semaine jusqu'au prochain week-end, et ainsi de suite de semaine en semaine, jusqu'au 21 Avril prochain, date de début de saison où l'Abbaye ouvrira ses portes sous pavillon Gariguae Groupe Hotels Resort, son tout nouveau propriétaire. Une heureuse nouvelle, tout de même, Catherine Bossard demeurera à la tête de cet institution Salonnaise pour continuer à nous faire profiter de sa gentillesse et de son savoir faire.
Ouverture saison (Mars-Avril à Octobre) 7j/7 et hors saison (Novembre à Mars) sur réservation.
25 chambres et appartements de 182 € à 519 €. « Petit déj' » continental 23 € et complet
31 €.

Abbaye de Sainte-Croix Hostellerie ****
Relais & Châteaux
Val de Cuech
13 300 Salon-de-Provence
Tél.: 33 (0)4 90 56 24 55 / Fax.: 33 (0)4 90 56 31 12

Wednesday, April 13, 2011

Château Saint-Martin - 06 142 Vence

Une excellence bien appréhendée

Notre ascension vers cette ancienne commanderie perchée au-dessus de Vence, convertie en
hôtel *****, se sera faite « sans tambours ni trompettes », par un portail « dérobé » destiné … au livraisons ! Une fois la voiture mise au parking en sous-sol, nous voici, via un hall en grand nettoyage (peinture, traces de pas, etc.,), accueilli par le directeur lui-même, Monsieur Zimmerlin, un directeur disponible et attentif. Quelques enjambées nous mènerons au travers des salons, les pieds moelleusement happés par une somptueuse moquette, vers une salle très clean dans les tons beurre, moquette verte rosacée, chaises Louis XV, et compositions de roses fraîches sur toutes les tables. Ici, l'atmosphère fleure bon le luxe, le calme et le ravissement, et ce d'autant mieux que seules deux tables seront occupées ! Côté accueil, c'est la déférence même et une affabilité à toute épreuve. Tout est hyper bien « huilé », tant dans l'ordonnance du service que dans l' « approche » du client ! Sur un air d'opéra délicatement « susurré », le spectacle commencera tout en douceur, tout en efficacité ! Avec une mousseline d'œuf élaboré au fenouil, présenté en un coquetier d'argent stylisé, conçu spécialement pour le lieu, l'entrée en matière se fera de manière « décomplexée » avec un Champagne Agrapart et Fils « Terroirs » extra brut et un Henri Giraud 2000 « Fût de Chêne » assez excitant proposé à la coupe par le chef sommelier, Jean-Christophe Rault !
 La crème brûlée de foie gras, caramélisée au miel et ananas séché, pain de fouace toasté, se répandra de délectation, et d'onctuosité, « magnifié » par un Montlouis-sur-Loire 2009 « Grenouillères » Domaine la Grange Tiphaine. La langoustine fort justement saisie, beurre émulsionné au jus de yusu, jeunes ormeaux meunière au futaba, s'orientera vers une excellence fort bien appréhendée, « sublimé » par un Vin de Savoie 2008 « Les Alpes » M. Belluard. Quant au « mystère » du moment, il aura trait à l'œuf en neige, brioche en grosse chapelure croustillante, crème de Parmesan, un mystère qui dévoilera ses charmes « fondants » à la première cuillerée ! Le turbot cuit au plat, groseilles de mer au sel de sésame noir, jus de coques et salicornes émulsionné fleurera bon les embruns et la grande bleue, une sensation confortée par une émulsion loyale, tout aussi spontanée que le Saint-Chinian 2009 « Montmajou » Domaine Les Eminades qui l'accompagnait. Le pigeon à la royale, spaghetti de céleri rave truffé, sauce liée au chocolat noir épicé, s'invitera en filets rosés plantureux et « ingénieux ». Le petit chauffe-plat pour maintenir la sauce à température, ce sera pour le détail qui déchire ! La queue de bœuf braisé, inspirée d'un Bourguignon, crouton de moelle et ciboulette, pommes soufflées, flirtera bien avec nos papilles au risque de raviver de doux souvenirs, malgré tout, bien enfouis.
 Le Côtes de Provence 2007 « Bangard » Château les Valentines n'en sera que mieux accepté. Le chariot de fromages, sélectionnés et affinés par Monsieur Mons, s'avancera escorté par Pierre Bressan, le directeur de la restauration, un directeur comme on n'en fait plus ! Quelques échantillonnages des précieux produits laitiers et nous voici fins prêts à déguster le « secret des secrets », celui concocté par un chef pâtissier hors-pair, Jean-Michel Manière, la tarte soufflée Saint-Martin « La banane » pochée au sucre Muscoveda, raisins gonflés au rhum et crème glacé Antillaise, une tarte pour quatre que nous savourerons à deux ! Vous en doutiez ? Je vous le confirme ! Avec un Coteaux de l'aubance 2008 « Les trois Schistes » Domaine de Montgilet ce sera « l'extase » ! Le cœur de guanaja 80 %, gelée tendre au chocolat, streusel croustillant gianduja et citron vert, crème glacée à la fève tonka, n'hésitera pas à divulguer à nos sens en éveil les arcanes d'un « bijou » de l'Art pâtissier exalté par un Banyuls « R. Pagès » Domaine P. Gaillard. Finalement, si le chef Yannick Franques, Meilleur Ouvrier de France 2004, un disciple de Fréchon, Constant et Ducasse, se trouve être l'un des très doués de sa génération, il faut humblement relever qu'il a su, au même titre, s'entourer d'un personnel en salle parfaitement compatible à ses exigences et d'un chef pâtissier bluffant de talents. Ne serait-ce que pour « croiser » l'esprit d'Auguste Escoffier qui imprègnerait un lieu aussi intemporel, je ne puis que vous engager                   
à nous imiter !
    Menu découverte (midi) à 65 € et accords mets et vins à 75€
    Menu senteurs et saveurs à 85 €.
    Menu dégustation à 130 € + accords mets et vins à 190 €.
    Menu Signature à 190 € avec accords mets et vins 280 €.
    Restaurant « Le Saint-Martin »**
    Château Saint-Martin & SPA *****
    Avenue des Templiers – BP 102
    06 142 Vence
    Tél.33 (0)4 935 58 02 02

Sunday, April 10, 2011

Recettes de Marc Veyrat













Soupe de courge au lard virtuel







Marché

750 g. de courge épluchée
½ litre de lait écrémé
¾ litre de bouillon de légumes
1 cube de bouillon de volaille Knorr
4 g. de sel de Guérande
4 g. de sucre

Ecume de lard

250 g. de lard fumé
4 dl de crème montée
½ litre de lait écrémé

Décor
4 mini-courges



Secret

    La consistance de la soupe peut être modifiée en ajoutant du bouillon de légumes


Eplucher la courge et la couper en cubes de 2 cm de côté. La faire fondre à sec pendant 30 min. à couvert. Ajouter ½ litre de lait écrémé et le cube de bouillon de volaille + ¾ litre de bouillon de légumes.
Cuire à grande ébullition pendant 20 min.
Mixer à grande vitesse (au thermomix) pendant 5 min. Filtrer et rectifier l’assaisonnement (environ 4 g. de sel de Guérande et 4 g. de sucre)

Tailler le lard en dés. Les poêler jusqu’à ce qu’ils deviennent bruns.
Egoutter les morceaux de lard et les placer dans une casserole. Incorporer ½ litre de lait écrémé et faire réduire de moitié. Filtrer et laisser refroidir au réfrigérateur pendant 20 min. Puis ajouter la crème montée délicatement
Vérifier l’assaisonnement de la mousse en ajoutant quelques grains de sel de Guérande pour renforcer le goût.
Couler dans un siphon avec 1 ou 2 cartouches de gaz (suivant la taille du siphon).
Agiter énergiquement le siphon toutes les 10 min., tête en bas.


Dressage

Réchauffer la soupe.
Tailler un couvercle dans chaque mini-courge. Les vider.
Verser la soupe à l’intérieur (ou dans des petits bols). Remplir au ¾.
Bien secouer le siphon avant d’apposer un souffle de mousse au lard virtuel sur la soupe.


                                                                                                 


LEGUMES OUBLIES d’hier et d’aujourd’hui, croute d’argile, jus de TRUFFE legèrement beurré



Marché

300 g. de panais
300 g. de choux rave ou rutabaga
200 g. de topinambour

Blanc pour les topinambours
2 l. d’eau
10 cl d’huile d’olive
5 g. de sel
2 g. de sucre
1 jus de citron

40 g. de marrons sous vide
16 g. de lamelles de truffe
1 kg de terre chamottée
400 g. d’écorce d’épicéa

Sauce truffes
110 g. de jus de veau
110 g. de beurre
30 g. de truffe
4 cl de jus de truffe
1 g. de sel
1 g. de sucre

fleurs de sel de Guérande



Secrets

  • La pâte d’argile doit être étalée entre 2 silpats, à l’aide d’un rouleau à pâtisserie.
  • Quelques gouttes d’huile d’olive sont les bien venues pour mieux l’étendre.



Cuisson des légumes
Eplucher les panais et les choux raves.
Les couper en tranches de 1 cm d’épaisseur et retirer la partie centrale.
A l’aide d’un emporte pièce de 4 cm de diamètre, détailler 4 cercles de chaque légume puis les étaler sur une plaque à trous.
Dans un four à vapeur sèche et salée, cuire les panais 50 sec. et 3 min. 30 pour les choux raves.

Démarrer le blanc pour cuire les topinambours : faire chauffer 2 l. d’eau, 10 cl d’huile d’olive, 5 g. de sel, 2 g. de sucre et 1 jus de citron.
Dès que le blanc est frémissant, plonger les topinambours épluchées et les cuire 30 min. à feu doux.
Détailler ensuite des cercles de 1 cm d’épaisseur sur 4 cm de diamètre.

Montage

Etaler l’argile sur 5 mm d’épaisseur et découper un disque de 30 cm de diamètre avec un rouleau à pâtisserie entre 2 feuilles de stilpats.
Découper un cercle de 5 cm de diamètre dans du papier sulfurisé et le placer au centre du cercle d’argile.
Superposer 1 cercle de rutabaga (15 g.), 2 lamelles de truffes (3 g.) recouvertes chacune de 8 grains de fleur de sel de Guérande puis le cercle de topinambour (20 g.) et à nouveau 2 lamelles de truffes (3 g.), chacune recouverte de 8 grains de fleur de sel de Guérande.
Terminer par le panais (15 g.) et les marrons (10 g.).
Cercler le montage avec une écorce d’épicéa préalablement chauffées pendant 30 min. dans un four à 160° avec vapeur.
Refermer le cercle d’argile et cuire au four 10 min. à 200°.

Sauce truffes
Réunir le jus de veau, le beurre, les truffes, le jus de truffes, le sel et le sucre dans le thermomix.
Mixer 5 min. (vitesse 7-8) à 70°. Ne pas filtrer.
Couler dans les tubes à essais. Les garder fermés au bain-marie à 35°.

Dressage
Sortir les légumes du four.
Briser la coque d’argile.
Sortir les légumes de l’écorce.
Décorer l’assiette et déposer le tube à essai sur le coté.


                                                                                                    


TOUT CHOCOLAT NEW LOOK

Marché

Ganache truffe
25 g. de crème liquide allégée
10 g. de beurre
55 g. de couverture Ganaja
9 g. d’alcool de gentiane

Sphères
250 g. de couverture Ganaja
1 moule à chocolat comprenant 8 ½ sphères

Pâte à beignets
32 g. de farine
7 g. de cacao en poudre non sucré
10 g. de sucre
0,6 g. de sel
15 g. d’œuf
32 g. de champagne
7 g. de beurre fondu

Moelleux au génépi
10 g. de lait
10 g. de crème
30 g. de beurre
40 g. de couverture Ganaja
36 g. d’œuf
8 g. de sucre
10 g. de farine
10 g. de génépi

Barres de ganache au rhum
25 g. de crème
25 g. de chocolat Ganaja
2,5 g. de beurre pommade
1 g. de rhum

Sauce yaourt cardamome
25 g. de yaourt nature
0,2 g. de poudre de cardamome
0,6 g. de sucre
5 g. de crème liquide allégée

Sauce chocolat
40 g. d’eau
9 g. de sucre
1,5 g. de trimoline
13 g. Ganaja
5 g. de cacao non sucré
1 g. de maïzena (délayée dans 5 g. d’eau)

Sorbet chocolat
75 g. d’eau
12 g. d’eau
5 g. de trimoline
24 g. de Ganaja
10 g. de cacao non sucré
Ganache truffe
Faire bouillir ensemble la crème et le beurre. Verser sur la couverture Ganaja.
Bien mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène.
Ajouter l’alcool de gentiane. Lisser et réserver.

Sphères

Procéder à la cristallisation (faire fondre la couverture entre 45-50° ; la redescendre à 27°
et la réchauffer à 32-33°).
Mouler les ½ sphères (2 par beignets).
Après refroidissement, les garnir de ganache truffe.
Les assembler deux à deux de manière à former une sphère. Les coller

Pâte à beignets

Dans un petit cul de poule mettre la farine, le cacao ,le sucre et le sel.
Mélanger à l'aide d'un fouet.
Incorporer les œufs et la moitié du champagne.
Une fois le mélange lissé, ajouter le reste du champagne.
Laisser reposer 1 heure.
Mettre les sphères dans la pâte à beignet.
Les cuire dans une huile de friture 2 min. à 175°.

Moelleux au génépi

Faire bouillir ensemble le lait, la crème et le beurre.
Verser sur le chocolat. Lisser comme une ganache.
Blanchir les œufs avec le sucre
Ajouter et incorporer la farine préalablement tamisée.
Incorporer cet appareil à la ganache et enfin le génépi.
Chemiser avec du papier siliconé beurré. Cuire 3 min. à 200°.

Barres de ganache au rhum

Faire bouillir la crème. La verser en brassant à l'aide d'un fouet sur le chocolat.
Incorporer le beurre pommade et le rhum. Mélanger l’ensemble.
Remplir quatre petits moules carrés de 1,5cm de coté par 4 cm de hauteur.
Mettre à refroidir jusqu’à durcissement et démouler.
Tremper dans la couverture. Poser sur une feuille de rodoïde, à laide d'une petite palette finir de lisser le dessus.

Sauce chocolat

Faire un sirop avec l'eau, le sucre et la trimoline.
A ébullition, incorporer le cacao et le chocolat.
Cuire pendant 2 min. Ajouter la maïzena délayée. Cuire à nouveau 1 min.

Sorbet chocolat

Faire un sirop avec l'eau, le sucre et la trimoline.
A ébullition, verser le chocolat et le cacao. Cuire 3 min.
Verser dans un bol de paco-jet et mettre en cellule de congélation pendant 2 heures.
Après ce temps ramollir, le sorbet à l'aide du paco-jet et mouler dans des cubes de 3 cm
de coté. Remettre au congélateur pour faire durcir le sorbet et démouler.

Montage et finition

Mettre à cuire les moelleux.
Pendant ce temps, cuire les beignets.
Remplir une pipette de sauce chocolat (ou à défaut un cornet) ; idem pour la sauce yaourt.
Dessiner deux rangées parallèles de gouttes avec la sauce chocolat.
Le long de ces lignes poser d’abord le beignet suivi du sorbet et de la barre de ganache au rhum déposée sur une grosse goutte de sauce yaourt. Finir par le moelleux.
Décorer avec une grille de caramel.

Recettes de Yannick Franques 2*, M.O.F 2004 (Château Saint-Martin à Vence)

Yannick Franques






Le mystère de l’oeuf et de la morille, brioche en grosse chapelure
croustillante, râpée de comté millésimé

Ingrédients pour 4 personnes :
200 g Morilles fraîches
400 g Fond Blanc
4 Blancs d’oeufs
4 Jaunes d’oeufs
1 Brioche concassée
50 g Vieux comté millésimé râpé
QS Huile d’olive


Crème de morilles
Nettoyer et laver les morilles, les cuire dans du
fond blanc, égouter, mixer bien lisse.
Monter et serrer les blancs, en chemiser un
moule demi-sphérique de 10 cm de diamètre (ou
une louche moyenne). Garnir avec les morilles
hachées et avec un jaune d’oeuf puis recouvrir de
blanc d’oeuf. Cuire dans un four vapeur à 100°C
pendant 10 minutes environ.

Finition et présentation
Dans une assiette, verser la crème de morilles puis
démouler un dôme de morilles, le parsemer de
brioche concassée et saupoudrer de comté râpé.
Décor : gouttes d’huile d’olive.


Vin conseillé
Arbois - «Chardonnay» 2007 - Stéphane Tissot
La morille et le comté vont dicter la mesure quand
à l’oeuf, la texture.
Le caractère bien trempé de ce chardonnay
jurassien, va apporter des notes légèrement
oxydatives sur les fruits secs : noisettes, amandes
et noix. Cette palette aromatique va exalter le
comté et la morille. Le contraste entre la rondeur
et l’acidité du chardonnay va enrober la texture
aérienne de l’oeuf et dynamiser l’ensemble.A vous
de percer le mystère de l’oeuf !

                                                                             



« Le pigeon rôti »
En croûte de cerises à l’eau-de-vie liées d’un jus corsé
Navets
Pour 4 personnes



Pigeon :
Pigeon 500 gr. Pièces 4
Carcasse de pigeon 2 Kg
Carotte 50 g
Oignon 50 g
Pigeon :
- Flamber, parer et lever les cuisses de pigeon.
- Maintenir fermement le pigeon en relevant les ailerons, séparer la
partie thoracique du pigeon en descendant et en coupant à l’oblique,
tout en suivant le tracé d’une petite veine grasse visible.

Jus de Pigeon :
- Faire revenir les carcasses concassées, ajouter les oignons et les
carottes taillés en dés.
- Bien colorer puis mouiller à hauteur et cuire pendant 6 heures.
- Passer, réduire puis filtrer au chinois fin.

Croûte de pigeon
eau-de-vie de cerise 40 g
Noisette 20 g
Botte de Ciboulette 1

- Tailler séparément les cerises et les noisettes en dés.
- Ciseler la ciboulette.

Garniture :
Navet long 2 pièces

- Laver et éplucher les navets.
- Les tailler en Julienne.
- Les blanchir et les garder au frais.

Bonbon de Pigeon :
Cuisse de pigeon 100 g
Foie gras 50 g
Farce fine de volaille 40 g
Noisette 10 g

- Tailler en dés la cuisse de pigeon, le foie gras, la noisette puis
mélanger avec la farce fine.
- Faire des petits boudins et les pocher.

Finition:
- Rôtir les pigeons dans un cuivre
- Les découper et répartir la croûte de pigeon sur les suprêmes.
- Réchauffer les navets avec un beurre monté
- Colorer les bonbons de pigeon à la poêle

Dressage :
- Dresser et disposer en harmonie dans l’assiette.

                                                                           



« La mangue, en parfait, mascarpone pistache et billes marinées à la vanille»
Recette pour environ 10 personnes

Sablé amande coco
Beurre 37 g
Farine T55 40 g
Poudre d’amande 17 g
Sucre glace 19 g
Noix de coco rappée 10 g

- Mélanger les ingrédients cités.
- Bloquer au froid puis cuire à 150°.
- Détailler des carrés de 4.5 cm et 3 mm d’épaisseur.

Crème pistache
Crème liquide 100 g
Mascarpone 100 g
Kirsch 5 g
Pâte de pistache 30 g

- Monter au batteur les ingrédients cités et stocker au froid.

Billes mangue
Mangue 5 Pièces
Jus de mangue 80 g
Jus d’orange 80 g
Sucre semoule 100 g
Vanille 2 gousse

- Prélever les billes dans les mangues.
- Donner une ébullition au jus de mangue, jus d’orange, sucre
semoule et la vanille.
- Incorporer les billes dans le jus et redonner un bouillon.
- Refroidir et stocker.

Parfait glacé
Sucre semoule 36 g
Eau 10 g
jaune 20 g
Mousse gélatine 3 g
Purée mangue 20 g
Compotée 60 g
Crème fouettée 110 g

- Réaliser un appareil à bombe avec l’eau, le sucre et le jaune.
- Refroidir, incorporer le reste des ingrédients en mélangeant
délicatement.
- Etaler dans un cadre de 1.5 cm d’épaisseur et stocker au froid.

Compotée Mangue
Mangue centrifugée 50 g
Trimoline 5 g
Purée mangue 25 g
Vanille ½ gousse
Sucre semoule 5 g
Pectine NH 0.5 g

- Dans une casserole, porter à 50° la mangue, la trimoline et la
vanille.
- Incorporer le sucre semoule et mélanger avec la pectine.
- Donner une ébullition et cuire quelques minutes.
- Refroidir et stocker.

Montage
- Dans une assiette, tapisser le fond de sauce Mangue, poser dessus
le carré de sable et le parfait.
- Dresser les billes de mangue et terminer par la quenelle de crème
de pistache à l’intérieur du rouleau.

Recettes de Fabio Merra (Vino e Cucina à Nice)





SOT L’Y LAISSE CROUSTILLANTS, VELOUTE DE POTIRON ET CHATAIGNE CARAMELISE

INGREDIENTS
1 potiron ;
500 gr de potiron, soit 5 pièces pp 
10 cl de crème fraiche
100 gr de châtaignes 
50 gr de sucre ;
1 cuillère d’huile d’olive 
Croutons de ciabatta 
70 gr de salade Trevise Flamme 
Sel-poivre

PROCEDURE
Couper en morceaux le potiron, les déposer sur une plaque, couvrir avec du papier aluminium, et passer au four a 190° pendant 3h environ, récupérer la pulpe, et mixer les trois quarte en ajoutant sel poivre huile d’olive et la crème, ( velouté de potiron)
Garder le reste de la pulpe avec sa texture originale, pour l’utiliser comme base de l’assiette (purée de potiron)
Éplucher les châtaignes et les blanchir, les couper en morceaux et les réserver au frais. Ne garder que les pointes de la trévise flamme.

DRESSAGE

Bien dorer les sot l’y laisse à feux doux, les dresser dans l’assiette creuse :
A l’aide d’un emporte pièce, déposer une cuillère de purée de potiron, suivie par les sot l’ y laisse, quelques crouton de pain (tranche de ciabatta de 2mm d’épaisseur ), terminer avec la salade Trévise flamme, et les morceaux de châtaignes caramélisée à la dernière minute(juste a la poile avec un peut de sucre) servir le velouté a part dans un brik en céramique, que le serveur versera dans l’assiette devant le clients.

                                                                                                   





FILET DE BŒUF ÉTOUFFÉ AU SOJA, SAUCE SAKE, FRUITS SECS, RÉDUCTION GINGEMBRE

INGREDIENTS
1,8 kg de filet de bœuf ;
5 dl de sauce soja light ;
5 dl de jus de bœuf ;
1,5 lt de saké ;
3 dl de sauce soja strong ;
5 artichauts cuits à l’eau ;
5 figues fraîches ;
4 gr de kuzu ;(épaississante naturel)
30 pétales de tomates confits ;
200 gr de noisettes fraiches ;
300 gr de carottes crue ;
50 gr de gingembre ;
Estragon, fleurs de capucines, cerfeuil ;
30 gr de sucre ;

PROCEDURE
Couper le filet de bœuf en dix potions de 180 gr la pièce, le ficeler, et réserver au frigo. Mixer les carottes et le gingembre jusque à obtenir une purée, passer au chinois plusieurs fois. Pour la sauce saké, mélanger le saké, la sauce soja strong, le sucre et le kuzu, et réduire jusque à épaississement. Pour la marinade, mélanger le jus de bœuf, et la sauce soja light, et garder à une température de 60°.

DRESSAGE
Rôtir les filets de bœuf 3 min par cote et faire reposer sur le fourneau. A l’aide d’un pinceau, tracer un trait de réduction de gingembre au centre de l’assiette, rôtir les figues et les artichauts cuits à l’eau (demi-p.p.), pocher les filets de bœuf dans la marinade a 70° pendant 8 min. Chauffer les tomates confits à la salamandre, dresser dans l’assiette, couper en deux les filets, terminer avec la sauce saké et les herbes.


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...