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Sunday, January 2, 2011

L'Orée du Parc - 30 000 Nîmes

Une appréhension bien compréhensible !

L'aspect déjeuner de cet hôtel *** (arborant étendard Best Western), nous réservera quelques (jolies) surprises, d'une part avec une salle qui, pour un hôtel, fait dans l'atypique avec coins et recoins, beaucoup de plantes vertes et bouquets « figés », des rideaux rayés marron, bordeaux et vert, des sièges « anisés », et des tables rondes ou carrées très « afro-occidentalisées » avec leurs sets, ou travers rouges vifs. Les teintes sont bien « choisies » ! Et, je dois avouer que l'atmosphère ainsi « créée » révèlera un côté (assez) attachant ! Le silence est de mise (ou presque) ! Le maître d'hôtel, Vivien, en place depuis une huitaine de jours, fera bien dans le « stylé » d'autant qu'il est issu de l'Ecurie du Castellas au Rayas, un double étoilé, et ne nous « opposera » qu'une appréhension bien compréhensible (mais pas visible !) ! D'entrée de jeu, nous aurons la « faveur » de pouvoir déguster un foie gras aux figues se situant dans la (très) bonne moyenne (mais un poil trop salé), un méli-mélo, tomate mozza di Buffala très honorable, la qualité de la tomate ne faisant, à mon humble avis, pas référence, et un gaspacho, par contre, fort onctueux et goûteux à la saveur tomatée indéniable. Le pavé de wahoo (annoncée comme une variété de thon, de manière totalement erronée) à la plancha, et son huile d'olive vierge à la tapenade, s'avèrera (beaucoup) trop saisi ! « Refait » par le chef, Erik Bache-Wiig, il n'affichera pas une bien meilleure forme ! De là, mon analyse ! L'entrecôte grillée, s'avèrera hyper minimaliste, d'autant que la sauce Béarnaise « à sa façon » n'aura rien de « révolutionnaire » ! Le filet de taureau s'avèrera le plus séduisant des trois avec un produit (assez) généreux, à la mode Saint-Gilloise (sauce câpres, anchois et vin rouge). Côté douceurs, une crème Catalane aux senteurs de cannelle aurait pu « conclure » ce repas somme toute (assez) mitigé, mais d'aucuns diraient qu'elles « ne casserait pas trois pattes à un canard » ! La mousse au chocolat aux zestes d'orange et cœur de meringue révèlera des « principes » beaucoup plus intéressants. Le tiramisu à la framboise ne sera pas plus malchanceux, certes, mais rien à faire, je lui préfère décidément, celui au café, bien plus séducteur ! L'Irish Coffe fera vraiment « bande à part » avec une « conception » maison d' Isabelle, la chef de rang (depuis 16 ans) frisant, quelque part, le respect ! Et moi qui croyais, qu'il s'agissait d'un aspect « caché » du chef pâtissier !
(midi de 12 h à 13h30, et le soir de 20h à 21h30, tous les jours)

L'Orée du Parc – Restaurant de l'hôtel L'Orangerie***
755, rue Tour de l'Evèque – 30 000 Nîmes – Tél.: 33 (0)4 66 84 50 57


Le Lisita - 30 000 Nîmes

Serait-il au « pinacle » de son Art ?

Face aux Arènes, il est un chef, Olivier Douet, qui s'avérerait être « le » chef de référence (le seul étoilé ) sur Nîmes, celui qui ferait « déplacer » les épicuriens de toute la région, et d'ailleurs. Dans une ambiance feutrée, avouons-le sans ambages, assez design, l'accueil de Stéphane Debaille (son associé) fera dans la déférence, sans « ostentation » aucune, ni trop, ni trop peu ! La salle « principale » est un poil Japonisante ! Bien ordonnancée, avec ses chaises de cuir tabac clair, ses tentures pourpre, et sa cloison de bois « courant » le long mur menant à l'office, les grandes « ouvertures » à petits carreaux laissant pénétrer la lumière du jour, il nous faudrait être bien insensible pour ne pas succomber à ses charmes ! Mais, ce qui retiendra, en premier lieu, notre attention, c'est la qualité d'un service bien « réglé » et très professionnel ! D'aucuns seraient bien inspirés d'en « prendre de la graine » ! 
Chemin faisant, nous opterons pour une dégustation à la carte avec une morue en effilochée de brandade, purée de butternut, jeunes pousses et vinaigrette à la truffe Estivum, certes un poil salée, mais « rééquilibrée » par les jeunes pousses ! Un canard en foie gras poêlé (double tranche), figues, tombée de feuilles d'épinard, réduction à la griotte et jus acidulé, idéalement saisi et généreux en diable ! Des langoustines cuites à la plancha, oignons doux confits, impeccablement concoctées, bisque réduite aux cinq épices, « vivantes » et « séductrices » ! L'aspect poissons et viandes de la carte se révélera à nous en un Saint-Pierre rôti au beurre salé, trompettes de la mort, jus au chorizo « sincère » et « objectif » en bouche (de quoi faire danser la « salsa » à nos papilles), un agneau Aveyronnais, selle cuite à basse température en croûte d'herbes, réduction tranchée aux cinq épices bien sous tous rapports, élégant et bien mis ! 
Le perdreau de chasse rôti au four, choux rouge et girolles, crème de topinambour, jus de dé-glaçage plus vrai que nature, quant à lui, dévoilera un tempérament bien « trempé » et une cuisson idoine ! Une coupe de champagne Henriot- Brut souverain « bullé à cœur », un « ballon » de Saint-Antonin-les Jardins-2008, et un Macon-Burgy les Murgères-2008, plus tard nous voici d'ores et déjà « appréhendés » par un pré-dessert, une déclinaison au chocolat et crème glacée au caramel, le temps pour nous de pénétrer l'instant douceurs décliné sur trois « thèmes » ! Le chocolat,beignet panés au pain d'épices (succulent), bille de mangue à la vanille Bourbon, sorbet mangue-gingembre, tout comme l'ananas Victoria rôti au four (façon pignon de boîte de vitesse), un sablé Breton à la fleur de sel, nougatine chocolat blanc, crémeux citron-vert, et glace vanille Bourbon (exquise !), ou la pomme caramélisée (en ¼), macaron citron et sa mousse (parfait !), sorbet pomme Grany Smith (en tranches séchées) ne représenteront pas à mon palais défendant, la quintessence de « son » Art culinaire ! Cela s'expliquera d'autant mieux que c'est son chef pâtissier, Thierry Moréno, qui assumera une créativité assez contestable, non pas tant que cela soit inepte, loin s'en faut, mais plutôt que l'on arrivera pas à y adhérer à 100 %, seuls certains éléments se révélant réellement mémorables à nos sens en émoi !
Menu « gré du marché » à 29 €, et « visita » à 54 €, entrées de 32 à 34 €, poissons de 34 à 38 €, viandes à 36 €, fromages à 15 € et desserts à 18 €.
Fermé le dimanche et le lundi.

Restaurant Le Lisita*
2, boulevard des Arènes – 30 000 Nîmes – Tél.: 04 66 67 29 15 / Fax.: 04 66 67 25 32


Le Fanfaron - 30 000 Nîmes

Des trésors de simplicité

Ce n'est pas franchement le nom de la place où « trône » notre table du jour, qui nous aura « séduits », j'oserais même dire, bien au contraire ! Pensez un peu, Place de la Révolution ! Pour moi, qui suis monarchiste jusqu'au bout des ongles, ce serait plutôt une insulte ! Allez, ne « fanfaronnons » pas, et passons à l'essentiel du moment ! Dans un décor de pierre apparentes, de photos restituant les heures de gloire d'un cinéma des années 60 et 70 (« L'Affaire Thomas Crown », « Le Prisonnier », « Un Homme et une Femme », etc., etc.), nous aurons bien « profité » (que je déteste ce mot !) de l'instant ! L'ardoise dévoilera des « trésors » de simplicité avec des plats attachants, séducteurs, en un mot, incontournables ! L'œuf en cocotte des chefs, Christophe Roussel et Thomas Carbonnel, un « couple » uniquement culinaire, se révèlera goûteux avec ses cèpes frais et sa sauce crème (l'œuf étant un poil trop cuit), et même « heureux » ! La friture, généreuse en diable, dénoncera des petits spécimen dorés à point ! Le hamburger du Fanfaron révèlera un super spécimen, se situant bien au-delà de nos précédentes découvertes, impeccablement conçu, à la viande parfaitement saisie, généreuse avec ses grosses frites maison. Mais peut-on encore parler de frites dans ce cas et non de pomme de terre (avec peau) passées à la friteuses ? Le rognon de veau n'aura (quasiment) pas eu son pareil depuis la Côtes d'Azur ! Un produit de premier ordre, rosé à cœur ! Le magret de canard entier, peau incluse, hyper bien rosé, « jouera » dans la cour des grands non sans un certain bonheur !
 Mais nous ne demeurerons pas au bout de nos surprises avec des desserts fort bien concoctés, notamment, une crème brûlée, certes un peu minimaliste, au pain d'épices, un « fondant ô chocolat » hyper opulent, et exquis, ainsi qu'un « hot chocolate », glace vanille, chocolat chaud et amandes, dégoulinant de bonté ! Trois cafés plus tard, nous voici séduits par un lieu hors normes qui, ne l'oublions pas, fut un temps, n'était rien d'autre qu'une ruelle très passante !
Formule du jour tout les midis du lundi au vendredi. Terrasse en été.

Le Fanfaron
6, place de la Révolution – 30 000 Nîmes – Tél.: 04 66 67 64 68  

Au Chapon Fin - 30 900 Nîmes

Le chef serait-il amoureux ?

Du nom d'un célèbre volatile, le chef, Christophe Ciantar, et patron du lieu, s'est servi comme emblème. Ainsi, nous le retrouverons tant en façade que sur les sets de tables. La déco fait dans les tons de gris, chocolat au lait et taupe avec cette alternance de (grands) carreaux muraux jouxtant des piliers de pierres apparentes (d'origine). Un bar d'acier tressé s'imposera d'entrée de jeu, juste derrière trois lustres « enrubannés » de même nature (dans le style paquet cadeau). Avec sa clientèle d'habitués et autres touristes, Monsieur Ciantar en cuisine, et madame en salle, n'ont pas franchement le temps de s'ennuyer ! D'ailleurs, le jour de notre visite, un groupe de touristes japonnais emplira la seconde salle, non sans une certaine hâte ! Un menu à 28 € aurait pu ouvrir le « bal » culinaire, mais désireux de tester la carte, et la formule du jour, nous nous serons orientés vers des « grignotages », beignets de courgettes, charcuterie Espagnole, confiture d'oignons, et papeton d'aubergines en terrine. Les beignets de courgettes se révèleront un poil « grassouillets », la charcuterie fort honorable, et le papeton, indiscutablement, le plus goûteux, et séduisant des trois. La côte de taureau (annoncée à 350 gr), dévoilera péniblement 250 à 300 gr, mais surtout une cuisson saignante peu en phase avec le produit qui oblige à être juste saisi, mais chaud ! Il sera remplacé par le chef, non sans une certaine attente ! Résultat, la viande sera, certes, bleue mais froide ! La noix de Saint-Jacques, ravioles de foie gras, émulsion à la réglisse et anis, fera dans l'esthétisme avec une assiette « enflammée », mais, également, un manque de générosité évident. L'andouillette AAAAA, sauce moutarde à l'ancienne, pommes de terres sautées, et champignons poêlés, ne fera montre que d 'un talent « modéré ». Pas de quoi casser trois pattes à une oie ! Le moelleux à la châtaigne n'aura pas le bonheur d'emballer nos papilles même si la glace aux marrons glacés (non artisanale) fera une curieuse alliance avec une crème Anglaise pas franchement maison et des amandes grillées inopportunes. Le fondant au chocolat noir amer (déjà « rencontré » par ailleurs), crème vanillée (à l'identique du précédent), et glace à la réglisse, aura bien du mal à « jouer » d'une personnalité qui lui fera incontestablement défaut ! Quant au croustillant de banane au caramel beurre salé et cacao, façon « brick », il dévoilera un caramel beurre salé excessivement salé, et un sorbet copie conforme ! Même si l'on apprécie le côté salé, il y a une limite à ne pas dépasser ! Le chef serait-il amoureux de sa femme ou de sa cuisine ? Je pencherais pour la première solution !
Fermé le dimanche.

Le Bistrot « Au Chapon Fin »
3, rue du Château Fadaise – 30 900 Nîmes – Tél.: 04 66 67 34 73 / 06 24 54 19 29      

Au Flan Coco - 30 000 Nîmes

T'as le look Coco !

Caché (ou presque) derrière le Forum des Halles, en plein cœur de la ville, l'ancien couvent des Ursulines, un lieu religio-historique, s'il en est, parfaitement restauré, a pris une toute autre « orientation » depuis qu'une table s'est finalement installée en ses murs, avec une salle, à droite, vouée plus spécialement aux séminaires, et autres colloques, mais pleine de charme, et une autre, pour les convives « classiques » en haut de quelques marches sous les voûtes, le lieu fait indéniablement dans la séduction. Murs de pierre apparentes, lustres « travaillés » en laiton, expo picturale de Valérie Pertois (une artiste inspirée de G. Klimt), et fauteuils tressés lui confèrent une aura (tout à fait ) particulière ! 
Le chef Bruno Auzolat, propose bien des salades gourmandes concoctées avec des produits frais de saison, pélardon, jambon de Serrano, agneau à l'orientale et féta, poulet farci aux gambas, saumon fumé ou frais, foie gras, confit de canard ou magret fumé et viande des grisons. Mais la spécialité, si je puis dire, du lieu ce sont les « Pat' à Coco » ! En fait, des tourtes aux pommes de terre, servies chaudes, à la brandade de morue Nîmoise, au saumon fumé, au Reblochon, oignons et lardons, ou même au foie gras maison ! Un plat qui « cale », croyez-moi ! Parlons-en d'ailleurs, du foie gras maison, généreusement servi, goûteux, onctueux et « sérieux » ! Le filet de bœuf, sauce aux morilles, révélera un (très) beau produit, juste saisi comme il se doit, avec des légumes frais du jour (carottes, haricots, et courgettes).
 Quant au sauté d'agneau, il est vrai, que je ne l'aurais pas vraiment affublé de cette sauce épaisse quelque peu « encombrante » qui, à mon avis, n'avait aucune raison d'être ! Même la gentillesse de Fabien, le serveur, ne parviendra pas à tout faire passer ! Seuls les desserts seraient-ils en mesure de vraiment amadouer nos papilles ? La réponse n'allait par tarder à venir avec un crumble aux pommes, chantilly, parfaitement honorable, mais qui se serait volontiers passé d'une chantilly inopportune ! Un coulant au chocolat, coulis de fruits rouges et chantilly (en verrine) qui se révélera plutôt sous la forme d'un mi-cuit (passablement cuit), et d'une coupe Cévenole, crème de marrons, mousse marrons et chantilly, pas désagréable, mais un poil « pesante » ! Ceci dit, l'adresse mérite, tout de même, votre attention, ne serait-ce que pour l'accueil de Fabien, et la dextérité du chef !
Menu « apprécier » 25 €, et « succomber » 32 €.
Du mardi au samedi midi et soir.

Au Flan Coco
Rue du Grand Couvent – 30 000 Nîmes – Tél.: 04 66 21 84 81


Thursday, December 30, 2010

L'enclos de la Fontaine - 30 900 Nîmes

Du côté d'un quatre étoiles

L'accès au restaurant, l'Enclos de la Fontaine, se fera, bien évidemment, en traversant la réception, puis le hall de l'hôtel Impérator, un **** s'il en est à Nîmes, « âgé » (ne soyons pas irrévérencieux) de huit décennies, une vieille « dame » très digne ! La salle en terrasse, sans véranda, donne directement sur un jardin-patio avec de superbes sequoias, muriers, tilleuls et autre ginkgo biloba. Le maître d'hôtel ne fera certes pas dans le grand « style » mais il dévoilera une attention fort appréciable, notamment, à l'occasion des amuses-bouche à base de maquereau, semi-cuit produit pour lequel je suis allergique ! Le menu du marché propose pour 30 €, deux entrées, deux plats et un desserts du jour (verre de vin inclus). Quant à nous, nous retiendrons la mini carte, une carte, à notre avis, plus « gastro », plus « fignolée ». Le suprême de pigeon cuit à basse température, coco de Paimpol et chorizo, aura vraiment de quoi « surprendre son monde » avec un excellent produit idéalement cuit, est-ce à dire bien rosé, un crémeux de coco, ses cocos de Paimpol, et son cœur de laitue. Quant au foie gras de canard, il frisera l'excellence avec une générosité due à sa « présentation » opéra, une gelée de sangria très séduisante en bouche et un pain perdu aux figues fraîches goûteuses à souhait ! Une façon de « traiter » le foie gras judicieuse et flatteuse !
 Le dos de chevreuil rôti, purée de céleri rate et truffes, fraîcheur d'ananas, sera aussi agréable à l'œil qu'en bouche, avec un chevreuil aguichant livré en « canon » tronçonné. Les morceaux d'un carré de veau glacé au citron de Menton, fenouil glacé au jus, révèleront un veau « tendrissime », légèrement saignant, goûteux et, sa sauce « élégante » en diable ! Le Parmentier (un plat du menu du marché), sauce au foie gras de canard, s'avèrera un poil sec (et pas assez salé), non pas tant au niveau de la purée, mais plutôt de l'effilochée de lièvre. Était-ce du à la cuisson ? Je ne saurais le dire avec exactitude, sauf que j'envisagerais plutôt un réchauffement du plat du jour, comment dirais-je, beaucoup trop persistant ! L'aspect douceurs de ce déjeuner nous offrira l'occasion d'apprécier les talents du chef pâtissier, Damien Massoto, avec une tarte Tatin revisitée par ses soins, « sublissime », en coupe, avec un « ciel de caramel » transparent, « étiré » à quelques trente centimètres au dessus de la coupe ! Le moelleux au chocolat 62 %, cœur-coulant, dénommé « sur la route du village de Chuao », glace vanille, fera montre d'un indéniable et plus qu'appréciable savoir-faire ! L'un des meilleurs que nous ayons eus à déguster ces dernières semaines et, de surcroît, fort inattendu en un lieu qui ne le laisserait pas vraiment envisager, rumeur aidant ! Le café (froid, fort regrettablement !) rapidement remplacé par un chaud, se verra escorté d'une « réglette » arborant une sphérification à la groseille sur pâte sablée, un macaron au café-pistache, ainsi qu'un « cromeski » au cacao chaud ! (presque) Parfait, vraiment digne d'un étoilé !

Restaurant L'Enclos de la Fontaine
Impérator Concorde Nîmes****
Quai de la Fontaine – 30 900 Nîmes – Tél.: 33 (0)4 66 21 90 30 / Fax.: 33 (0)4 66 67 70 25



Le Bistrot Nîmois - 30 000 Nîmes

« Bal » culinaire

C'est un ancien collaborateur d'une « vieille connaissance » Niçoise, David Faure ( L'Aphrodite récemment étoilé) pour ne pas le nommer, que nous aurons découverts au cœur de Nîmes, qui vient d'ouvrir il y a à peine quelques mois un bistrot (très) Parisien. On est, donc, là dans un décor de plaquage bois ton « acajou », chaises bistrot, ardoises murales pour les plats du jour, rideaux de lin naturel, voûtes de pierres apparentes, le tout traité à la façon du chef, Faouzi Mkhinini et de sa femme Céline. Les formules pour le déjeuner sont à 14,90 et 16,50 €, mais la carte retiendra toute notre attention avec un pressé de foie gras des Landes, toasts de pain de campagne fort goûteux, généreux et objectif, une cassolette (cocotte le Creuset) de girolles marinées, cébettes et persil plat, « intéressantes » en bouche, mais qui, à mon avis, aurait méritée d'être proposée tiède, et non froide ! Le pavé de turbot (amené par le chef lui même), en plat, légumes du moment, et olives Niçoises, ne réservera que de « bonnes » surprises avec un turbot fort judicieusement « traité », brocolis, artichauts, carottes et olives poêlées.
 Le magret de canard rôti, poêlée de girolles et pleurotes, jus au thym, fera dans l'excellence du produit, saisi à cœur, bien bleu, « taillé » dans sa longueur, et non tranché ! La côte de taureau grillée au herbes, pommes rates persillées, révélera une côte assez opulente, sauce au thym, et pommes (le tout servi en plat de fonte Staub) légèrement persillées parfaitement concoctées. La poêlée de pleurotes, «supplémentaires », ravira nos papilles ! La dégustation de vins, question sobriété, se fera au verre avec un Domaine Alain Chabanon- Le Petit Merle-vin de pays d'Oc, un Costières de Nîmes-Les Perrières et un Mas de Pontel-Psalmonde, le tout en rouge. Côté champagne ce sera une cuvée 733-Maison Jacquesson très sobre. Côté desserts, nous aurons succombé au fondant noir, crème glacée au pralin et noisettes caramélisées, servi tel un mini cake chaud avec l'une de ces textures en bouche que l'on ne peut oublier ! La crème brûlée au parfum du jour, ce jour là, la lavande, affichera une belle onctuosité et une suavité assez subtile sans être excessive. Le brownie maison, noisettes et noix, glace vanille fera dans la douceur chocolatée et ce avec élégance. Des macarons « After Eight », madeleines aux épices et autres mini meringues clôtureront un « bal » culinaire totalement voué à notre « cause » !
Fermé le dimanche.

Restaurant Le Bistrot Nîmois
22, rue de la Curaterie – 30 000 Nîmes – Tél.: 04 66 36 15 75


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