Sunday, April 10, 2011

Recettes de Fabio Merra (Vino e Cucina à Nice)





SOT L’Y LAISSE CROUSTILLANTS, VELOUTE DE POTIRON ET CHATAIGNE CARAMELISE

INGREDIENTS
1 potiron ;
500 gr de potiron, soit 5 pièces pp 
10 cl de crème fraiche
100 gr de châtaignes 
50 gr de sucre ;
1 cuillère d’huile d’olive 
Croutons de ciabatta 
70 gr de salade Trevise Flamme 
Sel-poivre

PROCEDURE
Couper en morceaux le potiron, les déposer sur une plaque, couvrir avec du papier aluminium, et passer au four a 190° pendant 3h environ, récupérer la pulpe, et mixer les trois quarte en ajoutant sel poivre huile d’olive et la crème, ( velouté de potiron)
Garder le reste de la pulpe avec sa texture originale, pour l’utiliser comme base de l’assiette (purée de potiron)
Éplucher les châtaignes et les blanchir, les couper en morceaux et les réserver au frais. Ne garder que les pointes de la trévise flamme.

DRESSAGE

Bien dorer les sot l’y laisse à feux doux, les dresser dans l’assiette creuse :
A l’aide d’un emporte pièce, déposer une cuillère de purée de potiron, suivie par les sot l’ y laisse, quelques crouton de pain (tranche de ciabatta de 2mm d’épaisseur ), terminer avec la salade Trévise flamme, et les morceaux de châtaignes caramélisée à la dernière minute(juste a la poile avec un peut de sucre) servir le velouté a part dans un brik en céramique, que le serveur versera dans l’assiette devant le clients.

                                                                                                   





FILET DE BŒUF ÉTOUFFÉ AU SOJA, SAUCE SAKE, FRUITS SECS, RÉDUCTION GINGEMBRE

INGREDIENTS
1,8 kg de filet de bœuf ;
5 dl de sauce soja light ;
5 dl de jus de bœuf ;
1,5 lt de saké ;
3 dl de sauce soja strong ;
5 artichauts cuits à l’eau ;
5 figues fraîches ;
4 gr de kuzu ;(épaississante naturel)
30 pétales de tomates confits ;
200 gr de noisettes fraiches ;
300 gr de carottes crue ;
50 gr de gingembre ;
Estragon, fleurs de capucines, cerfeuil ;
30 gr de sucre ;

PROCEDURE
Couper le filet de bœuf en dix potions de 180 gr la pièce, le ficeler, et réserver au frigo. Mixer les carottes et le gingembre jusque à obtenir une purée, passer au chinois plusieurs fois. Pour la sauce saké, mélanger le saké, la sauce soja strong, le sucre et le kuzu, et réduire jusque à épaississement. Pour la marinade, mélanger le jus de bœuf, et la sauce soja light, et garder à une température de 60°.

DRESSAGE
Rôtir les filets de bœuf 3 min par cote et faire reposer sur le fourneau. A l’aide d’un pinceau, tracer un trait de réduction de gingembre au centre de l’assiette, rôtir les figues et les artichauts cuits à l’eau (demi-p.p.), pocher les filets de bœuf dans la marinade a 70° pendant 8 min. Chauffer les tomates confits à la salamandre, dresser dans l’assiette, couper en deux les filets, terminer avec la sauce saké et les herbes.


Thursday, March 31, 2011

Chez Grand-mère - 13 100 Aix-en-Provence

Bonne fête !

La fête des grands-mères ayant eu lieu dimanche dernier, il était, somme toute, assez logique que nous nous laissions tenter par une enseigne dédiée à nos chères aïeules ! C'est dans une véritable auberge, située sur la place Gilly, que Dany nous recevra tout sourire et de nous attribuer une table côté banquettes avec vue sur la « place du village » ! On aura réellement la sensation de se trouver là, peut-être bien du fait de la présence de fresques murales représentant de vieilles maisons villageoises, une mairie, et, bien sûr, la maison de grand-mère, au cœur d'un village provençal ! Son mari, Laurent, la suivra dans sa démarche non sans un certain bonheur ! Soucieux de bien « coller » au lieu, nous nous laisserons donc tenter par un fromage de tête provençal maison, sauce gribiche Lyonnaise dite des cousins des gaules, rustique à souhait et hyper bien conçue avec cette authenticité ravageuse que l'on apprécie tant. Le foie gras au torchon, confiture de poires, noix et amandes, également servi sur ardoise, ne laissera pas indifférent, loin s'en faut ! Sa « vivacité » de texture et de goût, lui permettra toutes les audaces ! Le pigeon entier préparé et bardé deux fois, sa purée maison, fenouil grillé, courgette, aubergine et son gratin de courge fera sensation tant et plus qu'il n'en restera que les os !
 La daube provençale à la joue de bœuf méthode ancienne et sa polenta révélera tous ses atouts dès les premiers coups de fourchette. Cuisson parfaite et polenta radieuse ! La double côte de veau façon grand-mère n'aura de cesse que de nous impressionner avec une côte hors norme, une sauce crème aux cèpes et les mêmes « arguments » légumiers que son prédécesseur volatile ! L'aspect douceurs dévoilera une tatin « géante », maison, fort opportunément proposée, un pain perdu un poil « égaré » manquant sérieusement de personnalité, une frangipane « inaccoutumée » et singulièrement traitée, et une crème Catalane fondante, peu-être même bien un peu trop ! Ceci dit le lieu méritera votre attention, et, pourquoi pas, votre bénédiction !
Plat du jour à 12 €. Formule à 17 € (plat du jour + café gourmand + verre de vin Côteaux d'Aix).
Menu Grand-mère à 28,50 € (entrée + plat + dessert). Formule à 21,50 € (entrée + plat ou plat + dessert).
Ouvert du mardi au samedi.

Chez Grand-mère
11, rue Isolette
13 100 Aix-en-Provence
Tél.: 04 42 53 33 47


Wednesday, March 30, 2011

Hôtel Cézanne **** - 13 100 Aix-en-Provence

Une émotion incontestable !

Ce n'était peut-être pas l'hôtel vers lequel nous aurions d'emblée orienté nos recherches, et pourtant Dieu sait si nous aurions eu tort ! Cet ancien « porte drapeau » de la chaîne Mercure, situé à mi-chemin de la gare et du quartier Mazarin, fait, depuis trois années, « cavalier seul » après une totale transmutation. Car c'est bien d'une réelle métamorphose, dont il faut parler puisque nous sommes là en présence, dorénavant, d'un « boutique-hôtel » (un concept New-yorkais) de cinquante cinq chambres, junior-suites et suites. Déjà, vu de l'extérieur, il fait penser à un hôtel particulier tout de blanc vêtu ! Une ancienne demeure bourgeoise, quasiment une maison d'hôtes, au luxe discret, pudique oserais-je même dire, qui, à peine le seuil franchi, impose une émotion incontestable ! Ainsi nous trouverons-nous véritablement projetés en un espace radieux dédié à l'Art contemporain, un espace séduisant si ce n'est captivant où l'œuvre de Zidan, un artiste peintre Berlinois, d'origine Syrienne, membre du très créatif Berlin Mitte, régnerait en maîtresse (presque) absolue, une maîtresse prête à mettre tous nos sens en émoi ! Sachez, d'ailleurs, que ce ne sont là que des œuvres originales créées tout spécialement pour Catherine Spieth, l'heureuse, et rayonnante, initiatrice et propriétaire d'un lieu à nul autre pareil !Si le designer Charles Montemarco en est devenu le talentueux décorateur, force est de relever que toutes les « prestations », quant à elles, sont l'œuvre de Catherine Spieth ! 
Le salon-hall d'entrée réservera bien d'agréables surprises, notamment celle d'un coin cheminée aux fauteuils baroques gris perle ou « zébrés », tous « frères Siamois», où il fera bon siroter face à des œuvres picturales l'un des breuvages sélectionnés ou crus de vins régionaux mis à disposition tels ce Cassis blanc ou rosé, ce Vacqueyras, ce Châteauneuf du Pape Domaine Nalys, ou, pourquoi pas, l'un de ces champagnes R de Ruinart, « puisés » dans le bar mitoyen à la réception qui fait indéniablement « œuvre utile », et l'admiration de tous ! De l'urbain, du pratique, du créatif, du haut en couleurs ou en design, vous dis-je, uniquement pour nous « faciliter » la vie et assouvir nos plaisirs ! Il fallait y penser ! Catherine Spieth, mieux que cela, l'a fait ! Le directeur-adjoint, Stéphane Serres, n'aura de cesse que de nous être agréable, et ce malgré l'heure tardive de notre arrivé (environ 20 heures), en nous proposant, lors d'une visite informelle, au choix, une chambre triple fort attirante la 212, deux chambres voisines fort aguichantes la 402 et la 403 mais un poil exiguës compte tenu de nos multiples bagages et autre effets, et, finalement, la 201 et la 206, en face à face, dont les portes anciennes donneront accès à deux espaces gorgés de lumière, tout à la fois antagonistes et complémentaires, alliant le style design à l'ancien non sans un certain bonheur !
 D'un côté une chambre monochrome aux murs orangés, « signée » d'une frise monogramme en relief, tel un fil conducteur, du nom même de ce précurseur de l'art moderne qu'était P. Cézanne ! C'est dire l'esprit d'authenticité du lieu ! Un écran L.G mural, du mobilier de bois « naturel » conçu à sa mesure, une literie king size « moelleuse et onctueuse », l'une de celle que notre dos ne regrettera pas d'avoir « éprouvé » tant, le matin, au lever, nous nous sentirons dispos et frais ! Une salle de douche hyper fonctionnelle aux cloisons revêtues de carrelage gris acier ou beige, lavabo design à la robinetterie, certes généreuse, mais un poil « difficultueuse », et toilettes « assortis » mais indépendants. De l'autre, une junior-suite toute en aisance et délicatesse, aux tons « chocolat au lait » savoureux, bureau, fauteuil et commode « argentés », mini bar à volonté sans alcool (offert par la direction), canapé, tapis, jeté de lit, et rideaux en tweed de chez Nobilis, literie cosy à souhait, écran Sony mural, salle de bains et douche dite « tropicale » en conformité. Même le choix des peignoirs aura été murement pensé, et d'Italie ils seront importés. En outre, une connexion wifi gracieuse est assurée. Le room service offre la possibilité d'un déjeuner ou d'un dîner en chambre concocté par des restos sélectionnés.
 La touche Pizza de votre téléphone ne résoudra-t-elle pas, de facto, une soudaine tentation ? Pour 18 € / personne, nous pourrons accéder au bar à pâtes, un service assuré 24 h/ 24 ! Choisissez vos penne, fusilli, farfalle, tagliatelle, ravioli, et autre spaghetti, votre sauce tomate basilic, bolognese, pistou ou carbonara, votre vin au verre et, même à minuit, commandez ! C'est là l'un des atouts de ce boutique-hôtel. Attentions et services sont ici un véritable état d'esprit dont l'équipe de Catherine Spieth s'est fait une spécialité, que dis-je une identité ! 
Côté « petit déj' », avec ou sans grasse matinée, jusqu'à midi, soit il vous sera en chambre amené, soit vous pourrez en salons descendre vous délecter ! Nous l'aurons, quant à nous, à sa juste valeur considéré ! Car, de mémoire, un **** luxe, voire même un *****, ne saurait le plus souvent l'égaler ! En plateau argenté, il nous sera, dès 8 h, monté avec son café noir, ses thés de Ceylan et Darjeeling, sa corbeille du boulanger, ses (vrais) croissants, petits pains et mini baguettes cuits maison, ses œufs, à convenance, brouillés, en omelette salée ou sucrée, ses céréales, son orange fraîchement pressée, et son quotidien ! Selon le jour, il sera même accompagné de gaufre, de pain perdu, de pancake ou d'un cake maison conçu le matin même à notre seul intention ! Que demander de mieux ? Pas grand chose, d'autant que c'est là la preuve incontestable que Catherine Spieth a réussi sa « mission » à savoir de concevoir un lieu d'exception où il fera bon passer un instant mémorable !

Hôtel Cézanne**** - Boutique Hôtel
Chambre luxe de 165 € à 185 €. Junior-suite de 230 € à 250 €. « Petit déj' » 19,50 €.
40, avenue Victor Hugo
13 100 Aix-en-Provence
Tél.: 33 (0)4 42 911 111/ Fax.: 33 (0)4 42 911 110

Wednesday, March 16, 2011

Le Coffee - 06 400 Cannes


Born In U.S.A

Un air venu des U.S.A soufflait depuis quelques temps sur cette table blottie entre la rue du Commandant André et le Grand Hôtel, je dis bien soufflait car, depuis trois semaines, Yann un Cannois d'adoption vient d'en reprendre les rênes. Bienvenue donc à moult bonnes initiatives comme, par exemple, les samedis et dimanches, à compter du 13 Janvier 2011, le « vrai » brunch à l'Américaine, ou des « tournois » privés de Poker ! Dans une ambiance de pierres apparentes, murs rouges, et poutraisons grises, au rythme des succès des années 80 et 90, une cuisine très U.S.A où s'affairent des « chefs », Sébastien et Joris, attentifs à vous concocter l'un de leurs 16 hamburgers (de 12 à 17 €), ou un « grill » (tartare de bœuf, fish and ships, grilled hamburger, patty, lamb'chops, chicken skewers, etc., etc.). Ici, on « nourrit » essentiellement, semble-t-il (le jour de notre visite), une clientèle d'ados (pseudo) branchés qui voit d'un (très) bon œil cette enseigne « auréolée » de la bannière étoilée ! Pour ce qui me concerne, sachez que je ne suis pas fan de ce genre de lieux, j'y serais même (relativement) allergique, mais, là, force est de constater que le méthode marcherait assez bien, et nous ne regretterons pas de lui avoir « consacré » une bonne heure et demi ! Les tapas platter, en fait en florilège d'entrées assemblées sur une grande assiette, mozzarella sticks, chicken fingers, machos, et chicken wings feront bien leur petit effet notamment ces bâtonnets de mozzarella frits des plus aguichants ! L'entrecôte sur planche de bois avec ses petites frites maison, révèlera un produit apparemment généreux mais manquant, toutefois, de « profondeur » ! Idem pour un honey spore ribs (le travers de porc au miel) effectivement « gargantuesque » dés le premier coup d'œil, mais un poil froid (donc pas assez cuit, ou sortant du congel !), et dont la pomme de terre aurait apparemment omis de passer par la phase four ! Le Manhattan XXL, un maxi hamburger avec double steak haché et cheddar, « piqué » par le chef, se verra gratifié d'une mention tout à fait spéciale ! Côté desserts, la vitrine prévue à cet effet, à l'entrée, dévoilera ces (petits) trésors de pâtisseries, et autres viennoiseries U.S tels les incontournables donuts, muffins, brownies, carrot cake, Oréo cake ou Apple crumble. Du tirami-su maison proposé à la carte, il ne sera point question, puisqu'il n'aura jamais été disponible même par le passé ! Gageons que Yann pourvoira très prochainement à cet inacceptable omission !

Le Coffee – American restaurant
22, rue Victor Cousin – 06 400 Cannes – Tél. : 04 93 99 13 63



Hôtel de Mougins **** - 06 250 Mougins

Pas de luxe ostentatoire

Ce n'est pas l'hôtel auquel on penserait instinctivement, d'autant qu'il se situerait à l'extérieur de Cannes, sur la route menant de Mougins à Vallauris ! Ne prenez surtout pas la route en direction de Valbonne ! Côté parking il n'y a pas de problème, bien qu'il ne soit pas couvert, il est généreux! L'accès à ce complexe **** de cinq bastides, de cinquante chambres, et une (seule) suite, se fait sans ambiguïté par une double porte électrique engageant vers un vaste hall où il ne sera pas dit que l'on ne prend pas soin des votre séant ! Même la cheminée avec son fumet caractéristique de feu de bois sera de la partie ! L'accueil à la réception fera dans la grande discrétion. Remise de clé magnétique, signature de la fiche et puis le chariot s'avancera pour « charger » vos bagages, certes pas tout seul ! Montons quelques marches pour accéder au premier étage au fond du couloir à la chambre Exécutive 201, une grande chambre à la belle porte de bois massif, serrure magnétique, de quelques 30 m2 ce qui, il faut bien l'avouer, pour deux, s'avérera suffisant pour deux, mais pour trois un poil exigüe ! La salle de bains s'affichera fonctionnelle avec ce qu'il faut de confort, séchoir inclus. Attention tout de même lors de la douche à bien vous « caler » derrière la vitre, au fond de la baignoire, faute de quoi vous arroseriez l'ensemble de l'espace !
 Vous « nagez » là dans les tons beiges, gris et marron. Pas de luxe ostentatoire, mais un style Provençal « revisité » très clean ! Côté literie, on fera là dans une certaine « opulence ». Mais, a contrario, le canapé lit blanc se révélera très light avec un matelas bien incapable de supporter confortablement un adulte normalement constitué ! N'envisagez surtout pas d'y faire sommeiller un couple d'amis, ce serait leur garantir un lumbago d'autant que pour l'ouvrir il s'agit d'avoir une force Herculéenne ! La télévision Samsung n'aura pas le mérite de pouvoir être regardée du lit, la taille de son écran vous l'interdisant quasiment ! Le mini-bar n'aura pas à subir de critiques et l'on aura même pensé à un système station Bose pour iPhone histoire d'écouter vos enregistrements musicaux préférés ! Côté terrasse avec vue sur la piscine et les jardins, rien à relever d'autant que l'on aurait pu se prélasser au soleil sauf que nous étions mi-Janvier, et peu enclin à la bronzette ! L'aspect « petit déj' » du lieu n'aura pas le mérite, lui non plus, de nous enthousiasmer outre mesure et ce n'est pas un sujet sur lequel nous transigerions ayant de nombreux atouts de comparaison possible (si vous voyez ce que je veux dire !). Ceci dit, rassurez-vous, ce ne sera pas affligeant ! Mais pas séduisant non plus ! Madame Bee, la charmante directrice, hyper attentive au bien-être de ses clients, m'apparaîtra gentiment dépassée par des détails de maintenance non négligeables s'agissant de la partie hôtellerie, à moins que ce ne soit le fait de sa direction générale qui lui « préférerait » la partie restauration ! Je ne comprends pas franchement que tous les efforts voulus n'aient pas été mis en œuvre pour y remédier ! Espérons seulement que notre séjour, et mon article « rééquilibrerons » les choses !
Tarif des chambres : Classique de 195 à 275 €, Supérieure de 235 à 315 €, Exécutive de 295 à
375 €, Suite de 550 à 750 €, selon les saisons. « Peti déj' » à 20 €, lit supplémentaire 50 €.
Animal 15 €.

Hôtel de Mougins **** (Hotel & Preference)
205, avenue du Golf – 06 250 Mougins – Tél.: 33 (0)4 92 92 17 07 / Fax.: 33 (0)4 92 92 17 08


G.Square - 06 300 Nice

Us et coutumes culinaires

Depuis quelques semaines, il est une rôtisserie - lounge, qui est venue bousculer quelque peu les « us et coutumes » culinaires du vieux Nice, en ouvrant son espace de vingt-six places assises à tous les « accrocs » des poulet fermier, gigot d'agneau (tranchés), travers de porc et autres jarret de veau. L'ambiance fait dans les tons gris et noir, sol de parquet noir mat, pend de murs de pierres assortis, et supports mureaux de crus soigneusement sélectionnés par Claudius, l' « empereur » du lieu ! D'ailleurs, il n'est que d'observer sur le trottoir (à gauche de la porte d'entrée) la rôtisserie et de percevoir les exhalaisons des quelques poulets en cours de rôtissage pour se convaincre qu'ici on prend les choses au sérieux ! Le choix se fera à l'ardoise du jour, la murale. La formule se décline au gré des produits du moment avec trois plats au choix en rôtisserie, et cinq accompagnements (panisses, poêlée de courgettes aux amandes, pommes de terre aux truffes), quatre entrées (velouté de poireaux, terrine de foie gras maison, croustillant de chèvre au miel, émincé de canard et coppa, mais également trois plats en côte de bœuf fleur de sel (500 gr), pied de cochon sauce moutarde à l'ancienne et poêlée de foie de veau beurre noisette. Le foie gras aurait certainement produit son petit effet si nous n'étions de fins gourmets et amateurs. Ceci dit, on lui découvrira des qualités indiscutables mais sans atteindre, à notre avis, des sommets de suavité ! Le quart de poulet (et non le demi, comme annoncé à l'ardoise), frites de panisse en fagot, idéalement cuit sous la peau, ni trop sec, ni trop « moelleux », fait immédiatement « redécouvrir » les charmes d'un produit nature et saveur. Le jarret de veau aux lentilles manquera d'un soupçon de cuisson (quoique pour ce qui me concerne, il n'y avait là rien de rédhibitoire) et révèlera un côté rosé pas vraiment en phase avec l'aspect mijoté habituel. Le gigot d'agneau, écrasé de pomme de terre, légèrement truffé, même si le produit n'aura pas vraiment de critique à subir, aurait apprécié un « régime » un peu moins sec ! Il est vrai qu'après coup, et en y réfléchissant bien, nous aurons eu comme une forte impression de « déjà vu » (du côté de l'église Sainte-Réparate), hormis la déco et les desserts ! Car là, côté douceurs, on aura mis la barre beaucoup plus haut avec un tiramisu au Bailey's hyper généreux et onctueux, pas vraiment du genre « à s'en laisser compter », une tarte fine aux pommes « blondes » à souhait, boule de glace cassis, et éclats de nougatine, sans surprise (et c'est peut-être bien là ce qu'on pourra lui reprocher) et puis un moelleux au chocolat et caramel fondant assez « séduisant » pour interpeller des papilles demeurées, depuis le début du repas, un peu dubitatives ! Reste à savoir pourquoi ?
Entrée de 10 à 15 €, rôtisserie de 14 à 18 €, plats de 18 à 26 €. Formule du midi à 14 €.

G.Square – Food & Drink
9, place Garibaldi – 06 300 Nice – Tél.: 04 89 03 69 28

Effigy - 06 400 Cannes

Une aussi longue absence …

Ici trônait, il y a quelques années encore, les guichets d'Air France. Or, après une (très) longue absence, une enseigne dédiée à la séduction culinaire, s'est, depuis le 13 Août dernier, fait une « petite » place entre le Café Roma et l'Up'side, à quelques enjambées du Casino, et du Palais des festivals. On est ici essentiellement confronté à une ambiance de traiteur-pâtissier et pas du tout à celle d'un resto ! Seules deux tables en alcôve, laisseraient à supposer que nous pourrions envisager une dégustation. L'accueil de Nathalie Maupiler, la directrice du lieu, ne laissera présager que du bon, mais, il est vrai que si l'on vient là pour faire bombance, on ne pourrait qu'être déçu. Et même, si la déco fait incontestablement dans le design B.C.B.G optant pour une alliance de bois blond et brun, de cuir surpiqué chocolat pour les fauteuils, ou même passepoilés pour les banquettes, il n'en demeure pas moins que l'on ressent comme une atmosphère de « laboratoire culinaire » de luxe qui, pour ce qui nous concerne, n'aura pas franchement eu l'art et la manière de me ravir ! Malgré un soin indéniable apporté à l'agencement des vitrines réfrigérées pour les entrées, plats et autres desserts, la cave et la chocolaterie, force est de relever que l'on s'y sentirait plus à l'aise pour, sélectionner, commander et emporter, des mets préparés par le chef Franck Cicognola, au « labo », à Grasse, acheminés sur place, et renouvelés quotidiennement.
 Une dégustation sur place de la brouillade d'œuf, crevettes et bisque de homard, d'un cubo de Rascasse et aubergine, gelée d'eau, de la soupe de potiron à la paille, de la demi-lune de Rascasse aux aubergines et tomates séchées ou même du foie gras de canard cuit au torchon à l'ancienne aux épices, chutney maison nous conforteront dans l'idée que nous sommes là en présence de produits, certes, bien « pensés » et devrais-je dire élaborés, mais pour les gourmands ou gourmets, cela s'avérera un poil minimaliste ! Même du côté des « plats », le ris de veau aux Genièvres et au Gin braisé à brun, poireaux frits ou le sandre à la peau aux sucs de cuisson, riz pilaf et boule de crème zotto, me raviveront le souvenir encore vivace d'un traiteur situé près de la maison de la Radio à Paris ! C'est l'aspect relativement « figé » qui dominera indubitablement ! Côté pâtisseries, des pâtisseries réalisées par le chef Pascal Trouvé, on demeurera dans la finesse d'exécution, une belle efficacité et une extrême suavité, notamment, eu égard à l' « Arbre aux sabots », mousse aux pommes cuites au four, cœur de mascarpone et liqueur de Calvados fort aguichant, un « Othello Paris-Brest » revisité à la Cazette de noisette, un « Effigy » - chocolat dégoulinant de son caramel beurre salé, le « Dancer in the Dark », une mini tarte au chocolat, caramel de chocolat et fruits secs ou cet exquis savarin chocolat, infusion de caramel à la fleur de sel intitulé, langoureusement, « une aussi longue absence » …
Ouvert du mardi au dimanche midi, de 9h00 à 20h00.

Effigy – Le traiteur Étoilé - Boutique
2, place Charles de Gaule – 06 400 Cannes – Tél.: 33 (0)4 97 06 24 60 / fax.: 33 (0)4 93 99 60 56


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