Tuesday, May 17, 2011

Hostellerie Jérôme - 06 320 La Turbie

Tout en finesse, tout en saveurs …

Nous voici revenus, pour ce dimanche Pascal, en cette adorable Hôstellerie de village, perchée non au-dessus de nul part, mais des « éléments » marins, et du « repaire » ancestral de la famille Grimaldi. Après une (mini) crise de nerf, question parking, et disponibilité de place, nous grimperons par un dédale de ruelles toutes plus charmantes et aguichantes les unes que les autres, et nous hisserons par de hautes marches d'époque vers la salle du premier étage où les moines se sustentaient en silence. L'objet de toutes nos « convoitises » du moment est là ! Vous dire que nous ne connaitrons pas ce lieu ne serait que purs balivernes ! Marion Cirino, la maîtresse du lieu, et femme du chef Bruno Cirino, nous emboîtera le pas en tenue de sommelier, sa « fonction » première, mais pas que … La porte de l'ancienne salle de réfectoire des moines étant close, il ne manquera plus que les « trois coups » pour une entrée en scène ! Les voûtes peintes aux couleurs pastels, et « accents » légumiers et fruitiers, les plinthes de bois ciselé, les tables nappées façon guéridon, le lustre de cristal bleu de Murano, les carreaux de style vitrail, et la cheminée (désactivée) surmontée d'un gros bouquet de pivoines roses, restitueront sur un léger fond de musique classique, une atmosphère intimiste. Côté service, on fera ici dans le discipliné, intelligent et efficace !
 Ni trop tôt, ni trop tard ! Le défilé des saveurs s'ébrouera pianissimo avec des Barbejuan (une spécialité Monégasque) « enturbannés », un foie gras des Landes poêlé à la fleur de courgette, raviolis à la truffe noire et à la ricotta, des asperges étuvées aux truffes, émulsion de comté et puis un homard d'Irlande au citron confit, mangue émincée et citronnelle. Quelle entrée en matière ! Quelle conviction ! Quelle dextérité ! S'il vous plait, Monsieur Cirino, rajoutez-nous encore un peu (beaucoup) de ce talent que vous maîtrisez si bien ! Vœu à peine prononcé, vœu prestement exaucé ! Outre une déclinaison de pains conçus maison, à l'huile d'olive, aux graines de lin, et à la levure de seigle, c'est un florilège de crus sélectionnés, objectivement et sincèrement, en accords mets et vins, notamment un Meursault 2007 – blanc, François Mikulski, un Monlouis – « Le Clos Habert » François Chidaine – 2007 – blanc, un « Moulin à Vent » - Vieilles Vignes – 2009 – rouge - un Domaine Jamet – Côte du Rhône – 2009 – rouge, un Château La Robertie- Montbazillac – 2009- blanc et un exceptionnel Benayé – Donnafufuta – 2008, exposés, expliqués et détaillés par Marianne Cirino, qui nous aura titillé les muqueuses ! Le filet de rouget de roche à l'infusion de pousses de fenouil sauvage exultera de son « parfum » anisé.. Le ris de veau croustillé au jus de truffe ravivera des souvenirs bien enfouis du temps où la cuisine était généreuse, simple et pas alambiquée pour un sou ! Le pigeonneau à peine saisi, poêlée de cèpes (et quels cèpes !), foie gras poêlé, révélera une tendresse de produit bluffante, mais, surtout, une authenticité voire une « loyauté » indiscutables ! Avec ses cerises légèrement poêlées, flambées au Kirch, glace vanille Bourbon, son millefeuille aux fraises des bois, gousse de vanille, jus de fraises, et son chausson chaud au chocolat amer, mousse de lait, et glace noisette du Piémont, Bruno Cirino va droit à l'essentiel sans tomber jamais dans le sophistiqué qu'il abhorre !
Menu à 75 € et 130 €, le soir du mercredi au dimanche.

Hostellerie Jérôme – Bruno Cirino
20, rue Comte de Cessole
06 320 La Turbie
Réservation au 33 (0)4 92 41 51 51 / Fax.: 33 (0)4 92 41 51 50

17.5/20

Wednesday, May 11, 2011

Café de la Fontaine - 06 320 La Turbie


Sus à nos papilles !

Notre café « préféré », après un petit (mais très léger !) « coup de pompe » tout à fait passager (dû certainement à l'absence de son chef durant une quinzaine de jours) n'aura pas mis bien longtemps à nous voir souhaiter lui « extirper » son substantiel savoir-faire. Car ici, le chef, ancien de Bruno Cirino « le » double-étoilé de la Turbie, Abdalahi Sacko, fera dans une excellence, dirons-nous, bucolique ! Du plus « élémentaire » amuse-bouche qui, à notre requête, prendra des allures d'entrée avec un foie gras d'anthologie, un fromage de tête fondant et savoureux, et une brousse ravageuse, il aurait fallu être insensibles pour ne pas avoir succombé ! Les raviolis frais épinards, crémeux et généreux, le magret de canard au vin rouge, l'entrecôte Angus, crème de polenta (environs 350 grs), et la volaille façon coq au vin, refléteront assez bien une ardoise sans cesse renouvelée, mais surtout une dextérité redoutable d'efficacité ! Côté douceur, la tarte sablée aux fraises, crème fouettée à la vanille (humm, on y aurait volontiers plongé le doigt !), le tirami-su maison, bien-sûr, ou la charlotte aux framboises, et à la verveine, ne feront pas de quartier ! Sus à nos papilles « vaincues » dés le premier round !!! Yann, le directeur de salle, nous aura, fort aimablement, prévenu du « risque » encouru !

Café de la Fontaine
4, avenue du Général de Gaulle
06 320 LA Turbie
Tél.: 33 (0)4 93 28 52 79



Tuesday, May 3, 2011

Le Ventre de l'Architecte - 13 008 Marseille


Grazie mille !

Il est de ces lieux mythiques, ou tout du moins considérés comme tels, en l'occurrence une cité dite « radieuse », où l'on prend soin de vos papilles, et de votre « ventre » ! L'approche que nous aurons de cet «édifice», classé au monument historique depuis 1986, s'avèrera un peu particulière puisque nous l'apparenterons à une H.L.M, certes un peu colorée (au niveau des stores des balcons), mais une H.L.M tout de même ! Or, incontestablement, il n'en est rien puisque si l'unité d'habitation conçue en 1947 et inaugurée en 1952 avec ses 135 mètres de long, 56 mètres de haut, 34 pilotis, et 50.000 tonnes ne peut laisser indifférent, force est de relever qu'il est un cas unique, une exception dans le paysage Marseillais ! 
Il n'est, d'ailleurs, que de grimper par l'ascenseur au 3ème niveau, de laisser glisser son regard d' Est en Ouest, ou inversement, pour s'apercevoir qu'il possède un supplément d'âme ! Curieusement, il se révélera, d'un côté, comme un hôtel de 21 chambres, et, de l'autre, tel un bar-restaurant ! Et quel restaurant ! Mais surtout, quel chef ! Alexandre Mazzia, un véritable artiste, un « peintre » de la gastronomie, élève et disciple de Pierre Gagnaire et d'Alain Passard, sachant créer des alliances inédites, et « nobles », œuvrant au sein d'un espace qui unirait tout à la fois, les « sensations » d'un transatlantique en haute mer, tout du moins s'agissant de la déco du côté terrasse (pont en bois, chaises style années 30, et tables d'esprit Compass), et celles d'un appartement intimiste côté salle, avec sa combinaison de marbre gris, et de bois naturel.
 En chef inventif qui se respecte, il fonde sa créativité sur le ressenti, la « supputation », et le génie … Nous aurons eu la primeur d'un déjeuner d'exception en formule à 32 € (entrée + plat + dessert), une formule, certes « simplissime », mais magique ! Le rouget Satey, petit pois fumé, lait de Haddock, façon barbecue, en fait « doré » au chalumeau, restituera des saveurs émouvantes et envoûtantes. Les asperges vertes du coin, lait de poule, jus terreux, sorbet chocolat blanc-mélisse, ne nous empliront certes pas l'appétit, mais nous ravirons l'esprit, et les papilles. La daurade, aubergine, cerfeuil tubéreux, condiment betterave - réglisse, et le sot-l'y-laisse, gambas, couteau, lait d'herbes, peau de poulet rôti plongeront littéralement dans une excellence bluffante de subtilité !
 L'aspect gourmandise ne faillira pas, malgré des appellations « dépouillées », à sa règle d'intégrité et de fidélité ! Son mangue, noisette, mandarine ou son ananas, praliné, coriandre, si nous avions du avoir encore quelques doutes (mais comment le pourrait-on, après cela ?) sublimerons un instant gustatif hors normes plein de charmes et de féerie dont Ludovic Laffay, le maître d' hôtel, et conseil en sommellerie, (bravo pour le Domaine de l'Arlot-Nuit Saint-Georges- 1er Cru 2002), se fera le chantre.
Le midi en semaine (hors samedi) : Menu à 29 € (entrée, plat, ou plat, dessert ), menu à 32 € (entrée, plat, dessert). Le dîner se décline en deux menus dégustations.

Restaurant Le Ventre de l'Architecte
Hôtel Le Corbusier
Cité radieuse Le Corbusier
280, boulevard Michelet
13 008 Marseille
Tél.: 33 (0)4 91 16 78 00
Pour tout savoir : www.leventredelarchitecte.com

Friday, April 29, 2011

Las mujeres y el porno: ¿por qué no?



"A mí no me pasa nada con eso, al contrario, me desagrada, me quita las ganas, me pone de pésimo humor. En principio, no veo la necesidad, y si la hay estamos en el horno... Quiere decir que no somos estímulo suficiente entre nosotros dos. Por otra parte, me enferma que él se erotice con esas minas que aparecen en esas películas, y mucho peor cuando se excitan entre ellas, ¡un espanto!. Además, no me digas que no está todo trucado. A mí me contaron que son cuestiones de cámara, lentes y esas cosas, y ni decir que les hacen tomar kilos de Viagra y todo tipo de pastillas para que aguanten más... Y mejor no me meto con el tema ideológico y social: esas pobres minas están sometidas y esclavizadas para ganarse unos pesos. Es un tema jodido, ¿viste? Eso hay que tenerlo en cuenta. Hay abuso, la mujer siempre aparece dominada en el acto sexual y se espera que, además, esté contenta... ¿Qué se piensan los tipos? ¿Creen que somos como animales? No lo tolero. ¿Y el amor en el sexo? El amor pasa a un segundo plano en estas películas, se reduce a la genitalidad y listo. Cuando veo a mi pareja enganchado en la compu mirando porno por Internet me provoca una mezcla de asco y de pena enormes. Le pregunto: ¿no te alcanzo? ¿no te soy suficiente? Y al rato lo miro con desprecio y le digo eso que se imaginan... Y más: te quedaste en la pubertad, no llegaste ni siquiera a la adolescencia. Además, hay cosas más importantes en una pareja, en un matrimonio, cosas mucho más valiosas y sanas. Porque es un poco enfermizo esto del porno...".

Este podría ser un discurso típico del modelo femenino mitificado y cristalizado según las expectativas culturales que se nos adjudican. Este concepto se apoya en el hecho de que la tendencia erótica del varón se asienta, -presos de su anatomía- en la respuesta ante determinados disparadores externos, (principalmente olfativos, visuales o auditivos) o internos (las fantasías sexuales), mientras que supone a las mujeres asociadas a un erotismo ligado a la ternura y la amorosidad. Esta posición ideológica relega el tránsito por franjas eróticas más amplias y expandidas a las mujeres que están fuera del sistema aceptado: léase, las prostitutas.

Así como muchas de las diferencias sociales y culturales se han transformado y derribado a partir del inmenso desarrollo de nuestro género en las últimas décadas, también el abordaje de la sexualidad y las posibilidades otorgadas a nuestro deseo se han ampliado.

Estos cambios no anulan las diferencias sino las desigualdades y permiten sumar e integrar los recursos eróticos de ambos géneros. Así como el varón ha podido desarrollar su potencial amatorio -gracias al derecho de las mujeres de expresar las formas de su deseo- y hoy se permite disfrutar del prólogo erótico amoroso y de ese modo desatarse de su formato genital, también las mujeres estamos pudiendo permitirnos develar nuestros prejuicios, jugar con nuestra imaginación y sumergirnos en el juego que propone la pornografía como recurso sexual.

La pornografía actual está mostrando algo que antes sólo existía en el clandestino mundo masculino de prostitutas y amantes. Nunca con la mujer de su casa. Ahora, ellas también se atreven a habilitar los mismos permisos en su sexualidad. El tiempo pasó, el intercambio de roles se profundizó y, por qué no, esa indiscreción tan femenina se nos volvió inevitable, haciendo que husmeáramos otros mundos.

Si bien las películas porno clásicas mantienen el formato elemental de "macho montando a la hembra", sobreexhibición del pene, acentuación en primer plano de las zonas erógenas genitales (senos, glúteos, vulva)", la inclusión de la mujer como consumidora generó cambios en el diseño de las mismas. Hoy nos encontramos con pornos más elaboradas, con mayor contenido argumentativo y cierto desarrollo estético que suma al producto de manera significativa.

En síntesis... En la sexualidad, todo lo que sume al objetivo del placer mutuo en tanto no afecte negativamente a ninguno de los integrantes de la pareja, todo lo que alimente el "nosotros" vincular, todo lo que expanda y libere, todo lo que enfrente la tendencia cultural a constreñirnos eróticamente, será siempre bienvenido.

Lic. Adriana Arias
entremujeres.com



Thursday, April 21, 2011

Les Templiers - 83 700 Saint-Raphaël

Non nobis domine …

Sous le signe de la croix pattée, « emblème » du lieu, situé sur la place des moines soldats (plus communément appelés Templiers), Bernard Loques, le « grand » maître es restauration, et son associé Didier, reçoit personnellement chaque client d'une poignée de main franche et bienveillante. Le personnel s'affaire à prendre commande et livrer les plats dans une relative discrétion. Nous pénétrerons donc dans une salle en véranda, ciel de tissu tendu vieux rose, murs gris, paravent oriental, chaises de jardin, et banquettes de velours caramel. La colonne de chauffage aura bien, au début, quelques difficultés à nous réchauffer d'une température assez fraîche pour la saison. Côté carte, on fera ici dans le B.C.B.G culinaire, sans fioritures inutiles, avec des appellations relativement « prometteuses ». La gratinée de ravioles aux cèpes jouera une première carte d'esthétisme avec sa rosace de vinaigre balsamique, et une seconde de volupté et de (relative) générosité. Le foie gras mi-cuit, et ses grillotes, s'avancera « sûr de lui » prêt à convaincre des papilles pourtant rompues à cet exercice ! Maison il sera, maison il demeurera ! La daube de sanglier en cocotte Staub, et sa polenta poêlée, outre d'avoir été opulente, dévoilera une alliance « caramélisée » séductrice en diable ! Le mi-cuit de thon aux graines de sésames fera franchement honneur au chef, Tony Alasseur, avec un produit bien sélectionné et « traité » selon les règles de l'Art ! Son mini risotto au parmesan, a contrario, n'aura eu qu'un léger défaut celui d'être un poil trop « ferme » ! La côte de bœuf (environs 450 à 500 grs) sur planche, pomme de terre en écrasé, flattera nos sens primitifs, sans les lasser aucunement. On lui aurait, toutefois, préféré d'être servie bleue (comme requis) et non saignante ! Ceci expliquant cela, nous déciderons de « vérifier » les compétences du chef pâtissier, Gildas Galinati. Son tirami-su maison, respectera généreusement les « critères » traditionnels du genre avec une crème de mascarpone bien « montée » et des biscuits au café savamment dosés ! Le baba au rhum, et brunoise de fruits, crème fouettée, rhum Havanna club, nous laissera un peu songeurs eu égard à deux autres testés durant la semaine, celui-ci se « classant » en troisième position ! La croustade de pomme Amandine s'affichera en aumônière de brick avec une crème Amandine prête à nous faire chavirer. Le moelleux au chocolat maison n'aura aucun tracas à prouver ses aptitudes, si ce n'est ses talents. Son cœur de chocolat au lait chaud se « répandra de plaisir » en notre assiette. Réflexion faite, il ne sera établi aucunes relations entre cette cuisine assez inventive et appliquée, et l'univers monastico-militaire des «pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon »...
Fermé le dimanche et le lundi.
Plat du jour à 10,80 €. Menu du marché à 18 €. Menu gourmand à 28 €.

Les Templiers
2, place de la République
83 700 Saint-Raphaël
Tél.: 04 94 83 64 07    

Le Charavins - 83 700 Saint-Raphaël

Charmer nos sens ...

Dans le centre historique de Saint-Raphaël, à quelques enjambées de l'ancienne commanderie des Templiers, il est un bar-à-vins assez atypique, et parfaitement conforme à l'idée que l'on s'en ferait sur Paris ou Lyon. Tables et chaises bistrot, casiers pour crus régionaux, bourgeois ou grands crus, comptoir d'époque 1925, machine à coudre Singer, vieilles balances à poids, et bien évidement, les éternelles ardoises pour nous « titiller » les papilles, tout ici est réuni aux seules fins de charmer nos sens. L'accueil de Laurent Haye, le « maître de bar », n'aura de cesse de nous séduire, tant il fera dans la grande simplicité doublée d'un professionnalisme évident ! Nous opterons en toute sérénité, pour une planche de jambon cru Italien, saucisson Corse, rillettes de cochon, chorizo et oignons confits servis avec sa baguette entière. L' « association » fonctionnera à merveille avec une bonhommie non feinte ! Le foie gras mi-cuit maison, sur planche, s'avérera hyper généreux, goûteux et des plus savoureux en bouche. Le boudin de canard aux pommes, dit « sanquette », sauce miel et porto, aurait « scotché » les papilles les plus rétives. Sauce bien liée, pommes caramélisées, le tout agrémentant trois belles tranches d'un boudin de canard franchement exaltant ! Le filet de bœuf Charolais (environs 220 grs) affichera une cuisson idoine, outre un produit peu critiquable flanqué de ses deux os à moelle à la fleur de sel. Côté légumes, c'est une poêlée de carottes, flan, haricots verts et plats, et champignons de Paris, « livrée » en sa poêle cuivrée ou la grosse portion de frites (pour deux) amenée dans sa casserole de cuivre qui « sublimeront » carrément un plat, somme toute, assez humble ! Côté desserts, la « tarte du moment », aujourd'hui, une tarte tatin, caramel beurre salé, ne décevra pas trop ! On lui aurait pourtant préféré la bonne grosse tatin découpée en parts presque égales et bien corpulentes ! Puis un baba au rhum assez convaincant et « potelé », mais pas confondant malgré la bouteille de vieux rhum mise à disposition et, finalement, une mousse au chocolat des plus aguichante ! On comprendra aisément que le chef, Sébastien, se sente plus à son aise dans un registre de plats « canailles » que dans les « trouvailles » pâtissières !
Menu Canaille à 28 € (change tous les quinze jours)
Fermé le mercredi toute la journée et dimanche, et du 14 juillet à fin Août.

Le Charavins
bar à vins & restaurant
36, rue Charabois (derrière la Mairie)
83 700 Saint-Raphaël
Tél.: 04 94 95 03 76 / 06 17 76 79 49

Le Bœuf sur le Quai - 83 600 Fréjus

Un « temple » culinaire

Depuis près de cinq années, Isabelle Gambus a repris cette ancienne pizzeria au décor kitch improbable, très années 60 pour en faire un « temple » culinaire dédié essentiellement à la viande issue de cinq régions du monde, France, U.S.A, Autriche, Japon et Écosse. Dans une ambiance aux tons chauds marron, beige et rouge, fauteuils tressés et expo de portraits photographiques « so Jazz » de Michel Johner (un artiste de Fréjus), nous voici « posés » là, face aux yachts de ce port finalement assez récent, carte en main, une carte éclectique, toute en couleur. Mis à part la déclinaison de salade aux noms évocateurs et langoureux, les capriccios, tartares, foie gras, cuisses de grenouilles et autres escargots de Bourgogne, la maison s'est fait une spécialité de la souris d'agneau rôtie au thym, des magrets de canards, de la poêlée de gambas et noix de Saint-Jacques à la Provençale, mais, surtout, des viandes poêlées, grillées, ou, pour un plaisir plus intense et personnel, sur la pierre, une pierre chauffée à 400° ! Ainsi, cœur de rumsteack, contre-filet, cœur d'entrecôte, en Limousine ou Charolaise, Angus ou Hereford, Simmental, Wagyu-kobé (élevé en Australie) ou Black-Angus, seront-ils concoctés à point, saignant ou bleu ! Sachant que, comme le précise Isabelle Gambus : « les viandes c'est comme les vins, les races comme les cépages, chaque terroir donne sa couleur, son arôme, sa subtilité aux viandes comme aux vignes », je ne vous étonnerais pas s'agissant de notre choix ! Préalablement nous aurons partagé, à trois, deux ardoises de foie gras de canard maison, compotée de figues et violettes aux piments d'Espellette des plus délectable, histoire de se mettre en condition ! Le mixed grill de volailles, magret de canard et
filet de poulet (environs 250 grs) fera son entrée « sur la pointe des pieds » mais en toute efficacité. Léger et digeste !
 Le « spectacle » de la viande sur la pierre fumante avec les rondelles d'oignon blanc, un champignon de Paris émincé vaudra à lui seul le détour ! Le simple fait de faire griller, soi-même, son contre-filet de bœuf Wagyu-kobé, le caviar du bœuf comme le surnomme Isabelle Gambus, générera de douces sensations confirmées lors de la dégustation. Un gratin Dauphinois plus tard accompagné d'un verre de Malbec-Acamos-2009, un vin Argentin, et d'un second de Stump-Jump-Vintage- 2007, quant à lui Australien, voici venu le temps de la dégustation pour épicurien la n°4, celle « mettant en scène » quatre viandes, Angus, Wagyu-Kobé, Simmental et Charolaise, quatre pavés de 100 grs chacun, quatre « perceptions » bien différentes de la Bovine, et quatre sensibilités objectivement perçues ! L'écrasé de pomme de terre à l'huile de truffe s'immiscera tout en naturel et suavité. Si les desserts ne seront ici pas conçus maison mais chez un pâtissier (ce que nous préférerons à des desserts hasardeux, si ce n'est calamiteux), force est de constater que le baba au rhum géant, et son rhum vieux, servi tiède fera des « miracles » gustatifs que l'omelette Norvégienne se laissera « froidement » mais tendrement déguster, que la tarte fine aux pommes ne faillira pas et que la Dame blanche ne nous « trahira pas » !
Formules : Amateur à 36 €, Connaisseur à 43 €, Dégustation à 51 € et Épicurien à 60 €.
Salades de 10,50 à 17,90€, plats de 12,90 à 32 €, viandes sur pierre de 18 à 32 €.
Ouvert tout les jours, midi et soir.

Le Bœuf sur le Quai
Quai Aggrippa
Port Fréjus
Tél.: 04 94 17 24 80

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