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Thursday, August 11, 2011

Château Beaupré Deleuze - 30 126 Sant-Laurent-des-Arbres



La Dame de Bangkok !

Il en est des rencontres heureuses, comme des fâcheuses ! On ne sait jamais vraiment ni où, ni quand, ni comment cela se produira ! Pourtant, force est de constater que certains signes ne tromperaient pas surtout lorsque, la veille encore, nous n'aurons pas encore trouvé l'objet de (presque) toutes nos préoccupations du moment (obsessions seraient plus conforme au contexte en cette fin de mois de Juillet) ! Trouver un gîte pour le week-end ! Car pour le couvert ce ne sera pas franchement un gros problème ! C'est une furtive indication, vous savez du genre du côté de …, y' a un château qui …, et puis, plus rien de vraiment « constructif » ! A nous de nous débrouiller avec l'inévitable internet pour localiser « le » lieu. Pia Pierre, une archéologue devenue marchand d'art ayant déjà du « vécu » à son actif (le terme de retraite ne faisant, indéniablement, pas partie de son vocabulaire), passionnée (c'est un doux euphémisme !) par la Thaïlande où elle posséderait un (petit) « palais » à Bangkok de quelques 1.000 m² (rien de moins !) peu en phase avec nos 60 à 80 m² habituels, et la Chine, Pia Pierre, disais-je, répondra favorablement à notre appel avec une gentillesse non feinte, pas de ces affabilités « figées », bassement commerciales, mais plutôt bon enfant avec, ne vous y trompez pas, une (grosse) pointe de malice au coin de ses yeux bleus !
 Le petit bout de femme, sans être le moins du monde désobligeant, en outre détentrice d'un doctorat en archéologie, et « collectionneur » de véhicules anciens (elle en aurait possédé jusqu'à seize à la fois) dont une Armstrong Siddley de 1950 avec laquelle elle pénétrera, lors d'un rallye, dans la Cité Impériale à Pékin (un délicieux souvenir dont elle ne se lassera jamais de vous l'expliquer !), et une Daimler Century Conquest de 1955, nous engagera en une visite guidée de son « antre », son « pied à terre » en terre de France, un château du XIV ème siècle réhabilité au XVII ème , totalement « reconsidéré » et réaménagé par ses soins, avec l'appui de quelques artisans locaux bien-sûr, idéalement dissimulé dans le paysage, au beau milieu d'un parc de 8 hectares dont 12.000 m² de gazon avec piscine, et des vignobles de Tavel. 
Pourtant, même si la restauration aura été réalisée dans les règles d'un certain art, avec tous les matériaux appropriés, dans le plus pur style Provençal de l'époque, on sentira, malgré tout, et plus précisément, dans la décoration intérieure, la (très) nette présence, si ce n'est influence, de l'Asie, et plus particulièrement de la Chine ! Ses appartements privés qu'elle ne dévoilerait (quasiment) à personne en seront une preuve incontestable ! Ceci dit, comme elle se plaira à nous le lancer, sa « maison » d'hôtes n'est là que pour nous distraire si ce n'est nous « extraire » de notre vie de citadin ! 
Le grand-salon, cheminée monumentale, Chesterfield noir, coffre laqué, fauteuils os de mouton, couvre-chefs très safari au Kenya, ou au Mozambique (accrochés au porte manteaux), défenses, et autres caïmans « empaillés », prouvera, s'il en était besoin, que Pia Pierre, loin d'être une sédentaire, aurait fait de sa vie, depuis le milieu des années 60, un éternel voyage où, de temps à autres, elle se plairait à poser ses malles, tantôt ici, à l'ombre de ses platanes, plaqueminier et autre ginko, tantôt ailleurs, du côté de Bangkok, et, parfois même, de Shanghai ! Alors, si vous n'êtes pas accroc à l'internet, à la télé, à la climatisation, si vous aspirez à un total dépaysement, voire à une réelle zénitude, les chambres, mas et appartements conçus pas Pia elle-même, le plus souvent des duplex tout en design épuré, seront votre « refuge » idéal le temps d'une nuitée, d'un week-end, voire plus si affinités !
Chambres de 100 à 200 €/jour. Appartements : 90 m², 200 à 250 €/ jour. 100 m², 230 à 280 € / jour. 130 m², 280 à 320 € / jour. Capacité locative du château, 28 personnes.
Note 13,5/20

Château Beaupré Deleuze
Chemin de la Bégude
30 126 Saint-Laurent-des-arbres
Tél.: 06 24 10 43 19 / Fax.: 04 66 50 28 78


La Dame de Thé - 30 126 Lirac


Serait-ce là une légende ?

La cloche de l'église toute proche sonnera toutes les heures pour finalement nous extirper, dés sept heures du matin, d'un profond sommeil dans lequel nous nous seront laissé glisser, la veille au soir, avec la lecture assidue d'un magazine historique consacré à l'épopée des Templiers, car ici point de télé, ni de radio, on vivra à l'ancienne ! Même le wifi aura quelques difficultés à se frayer un chemin jusqu'à notre chambre, au second étage, la George Sand ! Toute la complexité, en outre, aura été de hisser nos multiples bagages là-haut, sachant qu'il nous aura fallu traverser la salle des « petit déj' », passer devant la librairie (eh oui, même en plein cœur du domaine de Lirac, et d'un vieux village retiré !), et gravir moult marches pour pénétrer, au second niveau, en un espace suranné, en sous pente, avec mezzanine, dans les tons boutons d'or et bleu, assez généreux au demeurant.
 Il ne nous faudra pas bien longtemps pour, une fois nos effets dépliés et suspendus dans l'armoire de marqueterie, passer par la salle de bains et prendre une douche salvatrice. Question déco, Monique Cerf, la maîtresse des lieux, aura tout « considéré » du sol au plafond, puisqu'ici ce n'était qu'une ruine abandonnée à son triste sort, une ancienne caserne royale du XVII ème devenue relais de poste ! En à peine une année la légende de « La Dame de Thé » (du nom même du salon de thé que Monique possédait à Metz) prenait corps, et se matérialisait dés 2008 en une délicieuse maison d'hôtes, à l'image même de sa « conceptrice », délicate et attentionnée ! Il est vrai que l'on viendra chercher, en ce lieu « perdu » à une vingtaine de kilomètres d'Avignon, la sérénité tant oubliée !
 Le sourire de Monique en dira (très) long sur la personnalité de votre hôtesse d'un jour, voire d'une huitaine de jour, dont je persiste à croire que le dessein ne sera pas vraiment lucratif, mais plutôt passionnel ! Le personnel, et sa belle-fille Lydie, musicienne à l'orchestre philharmonique National de Lorraine, et passionnée de photos, présente durant les vacances, seront aux petits soins pour les convives ! Mais ne vous y fiez surtout pas, et croyez-en notre expérience, toutes les maisons d'hôtes ne seront pas aussi avenantes que celle-ci, et les exemples ne manqueront pas de « pièges » où il nous aura été donné de nous « fourvoyer » ! Ici, on aura intentionnellement « écarté » l'écran L.C.D, et le climatiseur pour mieux respecter l'état d'esprit du lieu ! Les quatre chambres et suite porteront les doux noms de Colette, Comtesse de Ségur, George Sand, ou Marquise de Sévigné, une sorte de voyage dans l'espace temps, un retour vers le passé souhaité par Monique Cerf, elle-même ! Sa minutie, elle l'aura également étendu au soin apporté à ses « convives », notamment celui d'un « petit déj' », servi uniquement en salle, qu'elle s'évertuera, vaille que vaille, chaque matin, dés six heures et demi, à vous concocter personnellement et amoureusement ! Madeleines au chocolat, tarte aux pêches et noisettes sur fond de chocolat blanc, poires-amandes, ou framboises meringuée, cakes individuels aux fruits, confiture courgette-vanille, melon ou cerises, jus d'orange ou aux trois fruits fraîchement pressé, le tout indiscutablement maison, et puis le pain frais aux céréales tranché, le beurre du fromager, ou les fameux thés Mariages, parmi les meilleurs du marché ! Monique Cerf ne fera que très peu de concession, elle ne « sombrera » pas dans le délire de ces petit-déjeuners « internationaux » que vous rencontrerez dans nombre de ****, *****, voire de Palaces ! Non, seul un chèvre « du coin », mi-sec, aux épices, fera exception à sa règle !
Note 13,5/20


La Dame de Thé
Maison d'Hôtes
Rue du Pont de Nizon
30 126 Lirac
Tél.: +33 (0)4 66 82 08 58 / 06 82 70 54 77
(Label fleurs de Soleil. Membre de l'association « Esprit de Provence »/ www.espritdeprovence.com

Friday, August 5, 2011

La Maison du Paradou - 13 520 Le Paradou


Honni soit qui mal y pense !

L'ancien relais de poste de 1699, pour lequel Nicolas Morris et sa femme Andrea, auraient eus un (gros) coup de cœur, notamment, pour ses écuries voutées (fait assez rare pour être signalé), aura, certes, conservé son âme d'antan mais enregistré de multiples « transhumances » pour devenir, il y a tout juste quatre ans et trois mois, après une année de totale restructuration, et décoration, une maison d'hôtes de charme, plutôt boutique-hôtel d'ailleurs comme aime à le rappeler Nicolas Morris, de cinq chambres, plus une villa, où il fera bon venir se ressourcer au chant des cigales, et au soleil du Lubéron !
 Le petit village du Paradou, en fait plutôt un hameau, jouxtera quasiment celui de Maussane-les-Alpilles, connu et reconnu pour ses tables affriolantes, délirantes, et pourquoi pas captivantes ! Un succès non démenti jusqu'à ce jour que nous nous plairons à « valider » (ou non) scrupuleusement, et judicieusement ! Une légère pression sur le parlophone et nous voici en « ligne direct » avec le maître des lieux qui nous indiquera le portail, sur l'arrière, accessible en voiture. La (petite) villa de quatre pièces où il nous invitera à pénétrer avec nos effets affichera un confort très respectable avec son coin salon-cheminée, son coin cuisine ouverte à l'américaine, donnant accès à deux chambres climatisées, elles-mêmes dotées d'une salle de douche design toute de carrelage noir mat vêtue, et, au premier niveau, à un troisième espace sommeil qui demeurera, le temps de notre séjour, résolument inoccupé ! Un détail, toutefois, nous chagrinera, l'absence totale de serrure aux portes ! Un petit tour du propriétaire plus tard nous aura fait « rencontrer » le superbe salon-bibliothèque, salles de cinéma, ou de télé pour les grands événements tels le tout récent mariage du Prince Albert II de Monaco, de quelques 80 à 90 m², avec démonstration de Nicolas qui en British qui se respecte, en un Français quasi parfait, nous présentera son home cinéma dont l'écran descendra automatiquement de la bibliothèque conçue à cet effet ! 
On le verra, d'ailleurs, « jubiler » tel un enfant face au film « Top Gun » qu'il aura intentionnellement choisi ! Un superbe coffre-table basse, aux armes des Windsor, dont la devise « Honni soit qui mal y pense » ne devrait pas provoquer votre courroux, sauf à être farouchement républicain ! L'un des deux superbes fauteuils accueillera mon séant aux fins de rédaction du présent article, un fauteuil atypique à plus d'un titre puisqu'une maxime en latin : « Non magni pondis quia contigit », tenterait bien de vous avertir (en schématisant) que si vous y restiez assis trop longtemps, vous pourriez grossir ! 
Une succession de petit salons avec cheminée pour les joueurs d'échec invétérés, pour les amateurs d'alcools, et autres (petits et) grand crus, ou pour les fans de cigares, restitueront l'atmosphère de l'époque, du temps où l'on prenait le temps et où il s'agissait là d'une auberge ! Une salle au premier sera réservée aux fans d'internet avec frigidaire garni (bien sûr), et machine à café Krups ! Du côté des chambres, notamment, la Fushia, la Jardin, ou l'Émeraude, on fera ici dans le très, très soigné tant au niveau literie, toutes personnalisées, et hautes en couleurs, que des salles de bains en pierres taillées, paume de douche dorée, et baignoire démesurée ! 
Ma préférée, l'Émeraude dans les tons bleu-gris (très) clair et fushia ! Son surnom lui viendra tout bonnement de la couleur intérieure de sa penderie d'un joli vert émeraude ! Qui l'aurait cru ? Mais l'univers de Nicolas et Andrea ne se limitera pas au seul « Relais de Poste » du XVII ème, puisque la terrasse aux « petits déj' », et autres déjeuners ou dîners, concoctés par Andrea dans la plus grande des simplicités, et la piscine chauffée, offriront un autre espace de vie à une clientèle, certes toujours plus exigeante, mais, surtout, en quête de zénitude !

La Maison du Paradou
2, route de Saint-Roch
13 520 Le Paradou
Tél.: +33 (0)490 546 546 / Fax.: +33 (0)490 543 583


Monday, July 25, 2011

La Bastide Rose - 84 250 Le Thor


Chemin faisant …

J'avoue sincèrement que ce n'est pas du fait de l'exposition de sculptures monumentales de Bernar Venet dans cette bastide toute rose (ou presque) que, chemin faisant, nous aurions aboutis en ce lieu détaché de tout, du monde et (surtout) de ses excès ! Que nenni ! Je n'avais pas même fait le rapprochement entre le prénom de la propriétaire Nicole, dite Poppy, le patronyme Salinger (que j'envisageais à la française), et son mari disparu en 2004, le journaliste, et surtout le porte-parole du gouvernement des Présidents Américains, John Fitzgerald Kennedy, et Lyndon Johnson ! J'étais simplement venu découvrir une maison d'hôtes de charme intégrée à la chaîne des Châteaux et hôtels Collection, à l'écart de tout, en pleine nature, « blottie » tout au bout d'un chemin, au beau milieu de nul part, des prés verdoyants, et en bord de Sorgues ! Quand je dis en bord, ce sera un doux euphémisme, sachant qu'ici elle contournera, traversera, s'immiscera en tout, et partout, sauf peut-être bien dans la maison ! L'accueil d'Emmanuel, le propre fils de Poppy, ne fera pas dans le détail, ni la négligence, c'est le moins que l'on pourra relever ! Petit tour du propriétaire tout en affabilité, présentation des sculptures monumentales, in-situ, sur la pelouse du parc, traversée de l'un des petits ponts de bois, du prés aux poiriers, figuiers, et autres pruniers, et nous voici rendus en bord de Sorgues (quasiment) au « pas de charge » !
 Emmanuel sera assez « speed », mais pas stressant pour un sou, et très, comment dirais-je, communicatif ! Retour vers le cottage (sur l'arrière de la bastide) où une immense bannière étoilée s'affichera fièrement en façade, et finalement découverte du musée Pierre Salinger avec expo photos, et même salle de projection permanente sur la vie et l'œuvre de l'homme au service de l'état bien trop tôt disparu ! Ce n'est, en fin de compte, qu'à cet instant précis que je mesurerais mon « omission » (disons-le comme cela !) et que je rétablirais la bonne prononciation du patronyme allégrement « francisé » par mes soins (bien que je fut pardonnable sachant que le propre grand-père de Pierre Salinger aurait été un parlementaire Français !) ! Une page était tournée, une autre allait se parcourir, celle de la rencontre non seulement avec « la » vieille demeure du XIX ème siècle, mais, également, avec Poppy, la maîtresse d'un lieu décidément beaucoup plus « atypique » que prévu ! 
Emmanuel nous aura préalablement fait découvrir notre suite de deux nuitées, La Lavande, une suite toute de bleu et blanc « vêtue », murs « au rouleau », coco de mer au sol (dégageant curieusement un léger parfum chocolaté), mobilier chiné de ci delà peut-être bien du côté de l'Isle-sur-La-Sorgue toute proche, ou d'Avignon, fauteuil, pouf, canapé de fer forgé et de lin blanc, et puis toute une collection d'objets plus ou moins hétéroclites, et ludiques, dispatchés qui sur le secrétaire, qui sur la coiffeuse, ou même sur la commode dans la chambre. Ce qui retiendra mon attention, pas uniquement dans la chambre, d'ailleurs, pardonnez du peu, c'est la « présence » photographique de Poppy du temps où le temps n'avait pas de prise sur elle, où il l'avait sagement et délicatement « ignoré », tantôt avec sa petite fille, tantôt au bras de son mari disparu, Pierre. Côté « bras de Morphée », la literie nous réservera le plus chaleureux des accueils avec un deux par deux, King size, oreillers généreux, draps et couverture à l'ancienne.
 Côté ablutions, la salle de bains blanche et bleue, larges vasques, radiateur séchant, séchoir à cheveux et pare-douche dépliant (le premier que nous ayons rencontré), toilettes séparés, dévoilera un espace, tout en fraîcheur, hyper soigné. Seul (petit) reproche, les serviettes et draps de bain sacrément rêches ! Mais les « fonctions » contemporaines ne seront pas pour autant écartées, puisqu'un (petit) écran L.C.D, un système wifi et un téléphone vous relierons toutefois au monde « réel », ou « virtuel » selon votre degré de lucidité ! Côté « petit déj' », deux « versions » s'offriront à nous, en terrasse à l'ombre des muriers (face aux sculptures) et au son de la Sorgues dés 8h30 (jusqu'à 11h) avec buffet, jus d'orange pressé, viennoiseries maison, croissants, pains au chocolat, et pain de campagnes frais du boulanger, confitures de prunes, et de fraises maison, beurre, céréales, thés Twinings, le tout (quasiment) à volonté, sauf celle de votre appétit qui risquerait bien d'être prestement comblé !
 La seconde « version », en chambre, sur plateau, plus « raisonnable », certes, mais avec la fenêtre ouverte, un léger rayon de soleil, et toujours la Sorgues « ruisselante », celle du bonheur (presque) absolu. Plus intimiste et (surtout) n'obligeant pas à attendre d'être fin prêt pour descendre rejoindre les autres convives souvent issus de contrées lointaines ! Vous voyez, lorsque je vous transmets mes vibrations, et autres sensations d'un moment « vécu », lorsque mon stylo s'active sur la feuille du bloc notes, c'est que quelque chose de magique se sera révélé au chant des oiseaux, et de la Sorgues à mes pieds, à la vue de ces plantes grimpantes sur le cottage où nous aurons, finalement, passé notre troisième et dernière nuit, assis là, tout simplement, à saisir l'instant, et à le savourer pleinement !
Maison d'hôtes de prestige : cinq chambres, deux suites, un cottage, de 150 à 375 €.
Poppy and Pierre Salinger Fondation
Expo Bernar Venet Sculptures « sur les chemins de Provence » jusqu'au 30 Octobre 2011
Musée Pierre Salinger et exposition de sculptures, tous les jours sauf le mardi de 14h30 à 18h30.
Note 14/20

La Bastide Rose
99, chemin des Croupières
84 250 Le Thor – Provence
Té.: +33 (0)4 90 02 14 33 / +33 (0)6 78 43 57 33

Saturday, July 16, 2011

La Maison d'Isidore - 13 210 Saint-Rémy-de-Provence


Dans les règles de l'art !

C'est certainement la plus charmante hôtesse que vous pourrez rencontrer sur Saint-Rémy, et même dans les environs, quelqu'un qui ne dirige pas seulement sa maison d'hôtes, mais qui la « vit » au quotidien pour, et avec, ses hôtes de passage qu'ils soient, comme nous, Français, Belges, ou issus du pays du Soleil Levant, une « configuration » effective en ce 14 Juillet, lors de notre séjour en ce lieu hors du temps, pourtant « blotti » au cœur même du village, juste derrière la mairie. Une petite ruelle laissant à peine passer une voiture, voilà tout ce qui nous permettra de déposer nos bagages devant la vieille porte à code et parlophone (une touche de modernité indispensable, malgré tout), donnant accès à cette bâtisse du XVI ème siècle totalement restaurée dans les règles de l'art !
 La coursive-patio, dalles de pierre en dénivellation usées par les siècles, petites marches, tables et chaises de jardins, transat de bois naturel vieillis par le soleil, poteries, « bouquets » d'hortensias, lauriers roses, jasmin, et olivier d'Espagne, ou lanternes en suspension, camperont une atmosphère très « villageoise » emplie de calme, de volupté et de gazouillis d'oiseaux ! Dés 9h30-10h le soleil « léchera » le premier et le second niveau pour finalement « plonger » sur nous, et favoriser un besoin naturel de soleil, et l'écriture de mon article ! 
Au rez-de-chaussée, la salle du « petit déj' », un « petit déj' » bucolique, naturel, proposant jus d'orange (non pressé), croissants du boulanger, pain de campagne et baguette frais, confitures artisanales, beurre en terrine, salade de fruits frais et assortiment de charcuterie pour les inconditionnels ! Thé et café, enfin, se révèleront de bonne facture, une réelle exception sur la région, surtout côté café ! Nous aurons « hérités » de la junior suite (en duplex) « Bohème », une suite de plein pied , porte vitrée, rideaux à fleurs engageant en un petit espace avec armoire, guéridon nappé et fauteuil gris clair chinés, lit une place à boutis sous l'escalier de pierre brut donnant accès à la chambre quant à elle beaucoup plus généreuse ! Un petit écran L.C.D (chaîne T.N.T) permettra bien de se tenir informé, mais le confort du fauteuil fera relativement défaut au point de ne pouvoir y demeurer plus d'une heure durant ! 
Dommage, car, à l'étage, la surface de l'espace sommeil aurait largement permis un grand écran L.C.D mural visible soit du lit ( un peu ferme, soit dit en passant), soit d'un fauteuil à oreillettes propice à ce genre d'exercice. Le mini canapé d'époque, couleur bouton d'or, à galon, n'aura pas la chance de pouvoir y remédier ! La climatisation, a contrario, fonctionnera à merveille, pour se diffuser efficacement sur les deux niveaux. Il est vrai que l'aspect pierres apparentes judicieusement restaurées, poutraisons cérusées, et sol bétonné, octroiera à cette junior suite un cachet indéniable ! Du côté de l'espace bains, hormis une esthétique assez soignée, baignoire sur pieds, à voilage, coiffeuse de fer forgé, vasque rectangulaire, rideaux vénitiens, et toilettes intégrés, le côté pratique n'aura pas été vraiment « appréhendé » sous le meilleur angle ! Ceci étant, il faudra plutôt retenir le charmant accueil de Marie-Christine, la maîtresse du lieu, dévouée, autant que faire se peut, au bien-être de ses « pensionnaires » d'un jour !
Maison d'hôtes de 3 chambres à 160 €. Parking protégé.
Note : 13,5/20

La Maison Saint-Rémy d'Isidore
5, rue Isidore Gilles
13 210 Saint-Rémy-de-Provence
Tél.:+33 (0) 689 607 456 


Thursday, July 14, 2011

Artishow - 84 800 L'isle Sur La Sorgue


Hors du « cercle de confiance » !

Nous n'étions pas même arrivés sur l'Isle-sur-La-Sorgue, que nous découvrions, sur le net (comme quoi !), cette toute nouvelle maison d'hôtes, installée, là, au cœur du vieux village, en une bâtisse du XII ème siècle, anciennement Auberge du Cheval Blanc de 1557 à 1917, puis abandonnée durant près d'un siècle à son triste sort pour finir, petit à petit, en état de ruine ! Yves de Montigny, un marchand d'art longtemps passionné par les U.S.A (la bannière étoilée dans l'escalier en attesterait-elle ?), où, à l'entendre, il « œuvrait », se serait révélé comme le rédempteur (tout du moins, le présente-t-il ainsi !) de ces même ruines, et l'initiateur, si ce n'est le maître d'œuvre, d'un lieu atypique, ampli d'histoires. Au fond d'une impasse (ce n'est déjà pas trop bon signe), un grand portail de bois massif. Un doigt sur la sonnette du parlophone, et nous voici invités à pénétrer une coursive de pierres et dallages taillés, de pièces « rapportées » comme cette fontaine, ou cet olivier pas encore centenaire ! Signe révélateur, on ne nous aura pas même proposé de porter le plus petit sac de voyage, ne serait-ce que par courtoisie ! Une musique classique, puis très années 60/70, nous orientera vers le salon cheminée au-dessus de laquelle trônera un cerf en majesté ! La déco (entendez par là le mobilier) fera franchement dans le design de fauteuils de velours rouge Arne Jacobsen, d'autres en métal « grillagé » Mario Botta, ou ces fauteuils coquille d'œuf d'un designer Danois (dont le nom échappera à notre hôte, çà fera désordre pour un marchand d'art!), de rideaux en alu dans l'esprit de Paco Rabanne (comme ces robes, fût un temps, qu'il affectionnait tant !), de lampadaires « araignées » signés Serge Mouille, le tout mis en situation au-dessous de superbes poutraisons très XVII ème ! Côté table d'hôtes, uniquement pour les petits déjeuners (pour certains évènements, un chef pourrait, selon Yves de Montigny, être requis), elle s'affichera en pin satiné, escortée de chaises multicolores, ou à rayures, et, tout autour, comme « figés » aux murs, des vitrines où le « maître du lieu » (ce n'est pas la simplicité qui l'animera !) se plaît à exposer ses « trophées », si je puis dire, de cristaux, de pâtes de verre ou de bronzes ! Une arcade de pierre de taille nous mènera vers une piscine (chauffée) couverte, certes pas olympique, mais suffisante pour se délasser en cette chaleur pesante, car ici les vieilles pierres préserveront, peu ou prou, de ces quelques degrés supplémentaires de début de moins de juillet ! Une petite cinquantaine (45 très précisément) de marches « usées » par les siècles (?) nous hisseront au second niveau d'une tourelle dont chacun des quatre « espaces » réservera dans un style à chaque fois plus personnalisé, une ambiance très galerie d'art, quelque peu déroutante (comme le propriétaire ?) ! Des portes de bois massif rudimentairement closes par un (simple) verrou (bonjour la sécurité durant votre sommeil !) marqueront indéniablement le début d'un « territoire » qu'Yves de Montigny se sera plu à envisager, mais pour qui ? Pour lui, ou pour ses hôtes ? Ainsi, la suite Prével, celle dont nous aurons « hérités » le temps de deux nuitées (car, pour la troisième, nous n'aurons pas souhaité pousser plus avant l' « expérience » !), offrira-t-elle une soixantaine de mètres carrés, en sous-pente, avec « ouvertures » (en fait, des fenêtres sous-dimensionnées) sur La Sorgue ruisselante ! Tons pastels verts et gris, vieux volets intérieurs « déroutés » (dont un complétement biaisé), grosses poutres traversantes, meuble Chinois (bourré de poussière à l'intérieur, le ménage ne semblant pas être leur point fort !), canapés de laine mouchetée du genre que l'on trouve couramment dans les dépôt-ventes, tapis Moyen-Oriental, et masques tribaux (bonjour les cauchemars !), participeront-ils largement à un « métissage » des genres, et des styles ! Une alcôve pour le couchage de deux adultes, et une chambre à la literie opulente (mais très ferme), voilà de quoi satisfaire notre sommeil, tout du moins le pensions-nous ! Que nenni, celui-ci sera pesant, aussi lourd que l'atmosphère dépourvue de climatisations, fort malheureusement tombées en panne le soir même de notre arrivée (et personne pour les dépanner durant les deux jours de notre passage, contrairement aux promesses d'Isabelle, la – pseudo - collaboratrice du propriétaire) ! L'espace bains, tout de vert et noir « vêtu » (et le vert ne sera pas notre couleur favorite, loin de là !) incitera, malgré tout, aux ablutions, et autres rafraîchissements ! L'aspect vélux à télécommande, frigidaire et bar de métal tressé, apportera bien un petit quelque chose au confort ambiant. Côté « petit déj' », il nous aura fallu descendre le prendre en salle car, Isabelle, dans sa grande mansuétude, ne saurait le monter en chambre ! Pensez, quarante cinq marches à gravir cela pourrait friser l'exploit ! L'aspect croissants, baguette fraîche, et mini fougasse (un peu sèche soit dit en passant) issus du boulanger voisin, jus d'orange pressé, thés Dammann et Lipton, et café, là franchement immonde, confitures et gelées, miel crémeux et beurre « reconstitué » en mini bol, ne devrait pas (trop) vous désenchanter, quoique le voisinage d'un propriétaire peu engageant, à la table voisine, nous dissuadera d'office d'une seconde tentative ! Quant je dis cela, c'est qu'à mon humble avis, tout comme du côté de l'accueil, notamment s'agissant de l' « approche » de la clientèle, et compte tenu d'un manque total de psychologie, il y aurait encore de (très, très) gros efforts à accomplir ! Nous aurions pu mettre ces errements sur le compte de la « pression » due à une toute récente ouverture (à peine plus d'un mois) ! Je doute, franchement, quant à moi, que ce soient quatre chambres, certes honorablement appréhendées (mais rien de folichon !), qui justifieraient une quelconque « pression », et, surtout, un tel dérapage ! Ainsi, Yves de Montigny serait bien inspiré soit de revoir totalement sa « copie », soit de s'éclipser au profit de quelqu'un de beaucoup plus fiable, affable, voire physionomiste (ce qui ne devrait pas être vraiment difficile à trouver !) ! Pour l'heure, c'est du grand n'importe quoi, et il ne sera peut-être pas étonnant, si par mégarde vous vous égariez par là, de vous voir requérir, subitement, tout simplement parce que votre faciès ne lui reviendrait pas (on appellera cela un délit de sale gueule, pardonnez-moi l'expression !), votre curriculum vitae ou votre pièce d'identité ! Et pourquoi pas votre code ADN ? C'est dire le degré d'ouverture d'esprit du bonhomme ! Cette maison d'hôtes se devrait d'envisager une toute autre appréhension de la clientèle, mais également, et surtout oserais-je conseiller, d'afficher une sincère et réelle empathie qui lui ferait, indéniablement, défaut, si elle souhaite pouvoir intégrer un jour le « cercle de confiance », faute de quoi il ne m'étonnerait pas qu'elle s'engagea sur la voie d'une disparition annoncée !
Note 6/20
4 chambres, la Prevel 450 € /j et 1.800 €/sem., (location de la maison 10.000 €/semaine) wifi, TV, coffre fort, jacuzzi sur la terrasse solarium, mais pas de garage !

Artishow Bed and Breakfast
Maison d'hôtes
9, rue Denfert Rochereau
84 800 L'Isle-sur-La-Sorgue
Tél.: +33 (0)4 32 61 07 95

Saturday, December 4, 2010

Le Barrême - 13 200 Arles



Dans le cœur des Arlésiens

Une rumeur propagerait que la ville d'Arles n'aurait pas changé depuis l'ère Romaine ! Que nenni ! Si l'on retrouve bien les vestiges de l'Empire, le plus souvent derrière des grilles, la place du Forum autrefois place du Sextier où se tenait un marché, et la rue de Barrême toute proche qui adoptât ce nom une fois réunies les rues Pomme et Saint-Andiol, abrite, au jour d'aujourd'hui, la maison de Naissance de Pierre Pomme qui deviendra vers 1885, une pension de famille, l'Hôtel Thévot. Depuis lors, même si elle demeurera un lieu d'accueil (en tout bien tout honneur), celle-ci subira une (très) sérieuse métamorphose, si ce n'est une cure de jouvence !
 Repris depuis bientôt deux années, celui que l'on avait déjà surnommé « Restaurant et quelques chambres », s'est véritablement installé dans le cœur des Arlésiens, notamment, et plus précisément, eu égard à sa table dirigée par le propre fils de la maîtresse du lieu, Olivier Vericel. Agnès Cabin, sa mère, a donc su lui donner une empreinte, une aura telle qu'il vous sera bien difficile de lui opposer de l'indifférence. Les quelques marches qui nous mèneront au premier étage vers la (seule) suite existante (hormis les quatre autres chambres), « respirent » l'histoire d'une maison, par certains aspects, bien « vivante »! L'espace n'y est pas, loin s'en faut, mesuré ! Face à nous, la salle de bains « traitée » dans l'esprit design, murs et sols en béton « ciré » jusqu'au bord de la baignoire. Seul petit bémol, l'absence d'un rideau de douche, ou d'une paroi vitrée !
 L'espace sommeil arborera une déco- bio atypique faite de fauteuils, de tables de nuits, et d'un immense miroir en bois « écolo », tout comme ces « chiffonniers » à trois tiroirs pas très commodes, soit dit en passant ! Il ne nous étonnera donc pas de découvrir une lampe, assez hétéroclite au demeurant, faite de planchettes de bois brut, une jarre de terre cuite surmontée d'un gros coussin en forme de rose blanche, et des lattes de bois exotique au sol. On sent là, indéniablement, que l'objectif était bien de faire dans le « décalé », voire dans l'écolo-subjectif. Côté literie, on se trouvera en présence d'un spécimen parfaitement considéré et d'une belle générosité. Les deux grosses lanternes pendues au bout d'une grosse chaîne ayant pour mission d'éclairer vos belles soirées manqueront quelque peu, question lumière, de discrétion ! Pas très intimiste, en quelque sorte ! Mais avec un écran LCD 107 cm, et toutes les chaînes de la TNT nous nous sentirons, peut-être, un peu moins solitaires !
 Côté « petit déj. », rassurons-nous, dès le lendemain matin, il nous faudra descendre en salle pour déguster du vrai jus d'orange pressé, des yaourts natures, des confitures, malheureusement, Saint-Mamet, du pain frais, des mini brioches sucrées, des croissants et autres pains au chocolat. Cela manquera, bien évidemment, d'un poil de recherche et d'attention, raison pour laquelle, les jours suivants, nous nous abstiendrons de descendre préférant ainsi le déguster tranquillement assis au bord du lit, mais, compte tenu des nombreuses qualités de l'endroit, nous ne lui en tiendrons nullement rigueur !
Ouvert toute l'année

Le Barrême - Chambres d'hôtes
Angle rue du Forum & 3,rue du Barrême (centre historique) – 13 200 Arles
Tél.: 04 90 96 42 16 / 06 23 16 60 12 – www.lebarreme.fr / contact@lebarreme.fr

Thursday, September 23, 2010

La Maison du Village - 13 210 Saint-Rémy-de-Provence


Une romantique simplicité…

Vous devriez savoir (ou alors, vous apprendrez à me connaître) qu’il n’avait pas été dans mes intentions ni habitudes, jusqu’à ce jour, de « tester » une maison d’hôtes ! Peut-être était-ce un apriori (dont je suis pourtant, et généralement, dénué) dû à une mauvaise « expérience » passée ? Peut-être pas ? Toujours est-il qu’en flânant dans les ruelles de Saint-Rémy notre attention fut attirée par une banderole (verticale) « H et H » engageant d’éventuels visiteurs à franchir cette porte de verre à clochette ! Il faut dire qu’actuellement, et ce jusqu’au 30 septembre 2010, il est en cette bâtisse du XVIII ème siècle, une exposition consacrée à l’œuvre photographique de Steve Hiett, tout du moins celle dédiée à la musique et plus précisément à Jimi Hendrix ! Ainsi quatorze photos inédites du sulfureux, mais non moins génial et talentueux guitariste, prises « sur le vif » lors du concert de l’Ile de Wight en 1970, sont-elles offertes (façon de parler) à la convoitise d’amateurs désirant (éventuellement) les acquérir. Il leur en coûtera (tout de même !) 2.500 € la photo tirée à cinq exemplaires.
 Une (quasi) exclusivité « garantie » par la maîtresse des lieux, Laurence Saenz. Ici, c’est une succession de petits salons intimes et aguichants, au décor et à l’ambiance apparemment « passéistes » mais pourtant si attachants. Le carrelage ancien à motifs « domine », la table d’hôte, pour les petits déjeuners l’hiver (ou par mauvais temps) et les repas à thèmes, fait dans la sobriété de bon alois, ni (trop) contemporaine, ni franchement désuète. Des portes fenêtres à battants vous « invitent » à « pénétrer » son « espace » vert où Laurence Saenz a su « ordonner » tables, chaises de métal couleur taupe et coussins fuchsia aux côtés d’une authentique fontaine de village. Sur cinq suites, toutes conçues sur la base d’un salon douillet, d’une chambre spacieuse et d’une salle de bain atypique créant l’espace de cette authentique maison villageoise du XVIII ème  siècle,  nous aurons, durant une première nuit, pu goûter au charme suranné, mais néanmoins toujours très « actuel », des suites « beige » et « framboise » histoire, pensait Laurence Saenz, d’être moins à l’étroit (avec notre fils) et plus tranquilles !
La Chambre Beige
 Or, incontestablement, le « lien familial » étant (beaucoup) plus fort qu’elle ne le pensait et l’espace de la suite « beige », lit en fer forgé inclus, largement suffisant, nous aurons, dés la seconde nuit, « resserrés » les liens et occupés un seul et même espace. La porte d’époque donne directement dans la partie salon avec poutraisons au naturel. Miroir sur pied, lit de fer forgé transformé en banquette et méridienne en lin naturel du plus bel effet complètent la mise en scène. Le sol, comme il se doit, a conservé ces tommettes si « attachantes », et il ne nous faudra descendre qu’une (haute) marche, sans que la porte n’ait été conservée (peut-être bien pour « aérer » le lieu), pour rejoindre le « coin sommeil » et une literie généreuse et spacieuse. La télé Xoro (connait pas !) au système pour le moins alambiqué (bonjour l’exploit, si vous arrivez à saisir 5 ou 6 chaînes !) repose sur un guéridon couleur taupe, au côté d’une petite fenêtre « plongeant » sur le jardin dont les arbres viennent quasiment vous « caresser » le visage. Des rideaux en lin couleur framboise, une penderie murale aux tons anisés, et des chevets gris taupe, donnent à ce lieu voué au repos un indéniable charme. Ici, point de réveil, seul un support pour votre i Phone repose à portée de main avec ses deux minis enceintes. Deux (hautes) marches plus haut, nous voici « propulsés » dans l’espace bain !
 Deux jolies fenêtres donnent l’une sur les toits voisins et l’autre sur le jardin, une ancienne baignoire sur pied « trône » à gauche (légèrement bancale, mais cela fait partie des « charmes » du passé) avec ses rideaux doublés rose et beige, sa vieille paume de douche, son porte savon et son gant à l’ancienne. Côté toilettes (le couvercle ne se balade pas comme dans nombre d’hôtel beaucoup plus « actuels »), on a tout prévu jusqu’aux étagères avec kleenex, cotons disques et cotons tiges. Côté lavabos, ils seront d’époque (si je puis dire) avec leurs minis savonnettes, gel lavant, et eau de toilette dite Lente de Diptyque (Paris), le parfum maison, vendu, en outre, à la réception. Nous aurons goûtés à la séduction d’un service de deux petits déjeuner, près de la fontaine, sous les arbres, un petit déjeuner (très) naturel servi par la nièce de la maison, avec jus d’orange (frais), sachets de thé Mariage Frères, confitures artisanales, viennoiseries du matin, baguette fraîche, pain céréales, salade de fruits du jour et, si le cœur vous en dit, yaourts La Laitière … L’atmosphère du lieu est (quasi) indescriptible, magique par certains aspects, et ce n’est pas l’accueil délicieux de Laurence Saenz, et de ses proches (c’est là une affaire familiale), qui me démentiront ! Comptez de 150 à 190 € la suite, 12 € le petit déjeuner et 9 € pour l’accès piscine chez son « voisin » L’Atelier de L’image, l’hôtel ****.

La Maison du Village
10, rue du 8 Mai 1945-13 210 Saint-Rémy de Provence
Tél. : 33 (0)4 32 60 68 20 / Fax : 33 (0)4 32 60 68 21



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