Tuesday, January 18, 2011

La Potinière - 06 400 Cannes

Les yeux dans les yeux …

Ce perpétuel « échange de vue » avec le Palais des Festivals dure depuis 1982, date de sa finition, et de l'après guerre avec l'ancien casino Municipal de style Napoléon III, du temps ou il était le Provençal. Et, même si le « nouveau » Palais ne fait pas l'unanimité au niveau du bon goût, force est de constater qu'il draine une clientèle très cosmopolite et que l'un des premiers à en bénéficier serait, lors des salons et autre manifestations, notre table de l'instant … Côté déco, on demeure dans un relatif classicisme avec tomettes provençales, murs beige foncé, four à pizza au feu de bois, et finalement, une ambiance très « jardinière » ! Côté cuisine, la carte de Ludovic, le chef, dévoilera une originalité indéniable, une carte sans le moindre « temps mort », tout en émoi ! Les deux œufs coques « fermier » extra frais, « plein air », avec leurs mouillettes au foie gras, raviveront de doux souvenirs, comme « quant on était petit » ! Le foie gras de canard mi-cuit en terrine s'avérera extrêmement goûteux, assez généreux, accompagné d'un chutney à l'ananas. 
Quant aux beignets de fleur de courgette, coulis de tomates fraîches, nous aurons la surprise de découvrir, là, les deuxièmes meilleurs de la Côte ! Côté plat du jour, un duo de saumon poêlé aux graines de sésame, et thon en mi-cuit, beurre blanc à la truffe et riz sauvage, nous la jouera subtil et démonstratif. La sole meunière au persil plat grillée à la plancha, pomme de terres à l'huile d'olive, n'aura rien à nous contester et surtout pas de l'avoir dégustée en trois coups de fourchettes ! L'entrecôte grillée (300 grs) aux morilles, son gratin Dauphinois, se révélera tel un « poids assez lourd » mais avec une force de conviction étonnante ! Le pain perdu, sauce Carambar et glace à la fleur de lait, le gros macaron tout chocolat et mousseux au Nutella, ou le baba au rhum en verrine chantilly maison auraient détesté que l'on se refusât à eux et comme nous ne sommes pas d'un naturel contrariant, vous imaginez bien la suite ! Par contre, pour les crêpes au miel de lavande, non, franchement, y'a de l'abus ! 
Parce qu'en matière de crêpe, faut pas se la jouer Cancalaise ou Rouennaise quand on a pas le « petit plus » qui fait chavirer les coeurs ! Ceci dit, sans être un bon crêpier, on peut être un bon cuisinier, preuve s'il en est !
Menu saveurs à 29,90 €. Menu Plaisirs à 20,90 €. Formule Palm Beach à 17,90 € (entrée, plat ou plat, dessert). Neuf variétés de pizzas au feu de bois.

La Potinière - bistrot gourmand
13, Square Mérimée – 06 400 Cannes
Tél.: 33 (0)4 93 39 02 82 / www.lapotiniere.fr

Sunday, January 16, 2011

Bistrot des II Horloges - 06 100 Nice

Qu'on se le dise !

Nous voici rendus,13h00 tapantes, en ce nouveau lieu dévoué à la convivialité mais, également, à une restauration de « passionnés », des « passionnés » qui « œuvraient » préalablement dans le « covoiturage » tarifé, à savoir qu'ils étaient taxis ! Mais, un doux rêve les titillait depuis quelques années, celui d'ouvrir table et y recevoir convives ! Depuis un (petit) mois, c'est donc chose faite ! Dans un décor totalement revisité aux tons taupes, sièges façon croco gris, « zinc » central restauré, et terrasse bâchée, Jean-Luc et Olivier, nos « délicieux » propriétaires, l'un en cuisine (sa passion) et l'autre en salle, vous convient dans leur nouvel espace culinaire. Le choix se portera sur l'ardoise du jour avec trois entrées, huit plats et quatre desserts sans cesse renouvelés, le tout concocté uniquement avec des produits frais de saison. Ici, le surgelé est banni ! L'assiette de charcuterie généreuse en diable, salade, filet d'huile de truffe, ou les six huîtres de chez « Gillardeau » (l'un des meilleurs fournisseurs qui soit) feront l'objet de toutes les attentions au sens propre comme au sens
figuré ! 
Olivier n'hésitera pas, régulièrement, à passer de table en table pour s'enquérir de votre « bien-être » avant que de s'en retourner en cuisine ! Ici, on a même prévu un banc d'écailler fourni au quotidien par des pêcheurs de Villefranche-sur-Mer, animé par Marco. La carte des vins fera, certes, dans la simplicité mais on sentira véritablement la sélection du « sommelier en herbe ». Le verre de blanc Oroya, un vin conçu par un Japonais, méritera à lui seul la dégustation. Les côtes de bœuf feront dans la grande aisance (environ 450 gr) avec un produit de belle « origine », des petits légumes, pommes grenailles, girolles, et une sauce Béarnaise maison (soit dit en passant fort bien concoctée). 
Le filet mignon aux girolles dévoilera un porc goûteux, et une sauce (assez) bien liée. Une portion de frites maison viendra « étoffer » des plats déjà fort bien appréhendés. Côté desserts, le chef ne « faiblira » pas avec une Tatin maison, de « vraies » pommes et une « vraie » pâte, une chantilly non moins maison, et une boule de glace vanille. Le gâteau au chocolat affichera les mêmes arguments et la même volonté de convaincre des papilles déjà acquises à sa cause. A compter de 19h30 on ne sert plus au comptoir et l'on se consacre uniquement aux clients venus dîner ! Qu'on se le dise !
Plat du jour de 13 à 14 €.
Ouvert de 6h30 à 22h30.

Bistrot des II Horloges – Bar à fruits de mer
101, boulevard Cessole – 06 100 Nice – Tél.: 04 93 84 62 25  

L'assiette Provençale - 06 400 Cannes

De la recette de grand-mère ...

C'est sur une enseigne reprise en main en 1997, durant le Festival du Film très précisément, que nous aurons jeté notre dévolu, l'une de ces « vieilles » tables qui « campent » sur le quai Saint-Pierre depuis nombre de décennies, au point de faire partie d'un décor « inébranlable » ! Ici, on a gardé la « base » pour « jouer » les tons gris, avec une alternance de chaises en simili cuir marron et d'autres en tissu. Les portraits photos d'acteurs de la belle époque du cinéma, ou des heures de gloire du Festival du Film, emplissent les murs telle une tapisserie ! A l'ardoise du jour, le saumon fumé par leur soins, les pennes aux Saint-Jacques, crème de girolles, ou le foie gras mi-cuit de canard, confiture de fruits secs s'imposeront à nous ! Question d'habitude, et de feeling ! Si les pennes, sauce crème et vin rouge, n'auront pas à « rougir » d'une alliance fort respectable, si le saumon fumé fera bien dans une jolie finesse et tendresse de chaire, le foie gras, quant à lui, sans être rédhibitoire, subira la trop grande « présence » d'un poivre moulu et d'une graisse de canard au détriment du foie lui-même ! Le côté mi-cuit ne nous aura pas franchement sauté aux yeux, et c'est bien dommage !
 La sole ou le loup rôtis au four (selon les produits de la pêche) dévoileront une belle cuisson, celle que l'on apprécie vivement, ni trop ni trop peu ! Il est indéniable que les produits sont de belle facture et provenance ! Le magret de canard, (très) bien rosé, flan de polenta, brindille de thym, se révèlera l'une des spécialités du lieu, à retenir d'entrée de jeu ! Tous les desserts seront conçus maison et exposés aux regards des gastronomes « curieux », et autres gourmands ! La tarte au citron meringuée, la tarte aux pommes, le clafoutis aux poires, et celui aux abricots n'auront pas opposés une bien grande résistance face à des papilles sérieusement « entrainées », les nôtres en
l'occurrence ! Humm !!! C'est de la recette de grand-mère, ou je ne m'y connais pas !
Menus à 21 et 27 €. Entrées de 11 à 24 €, poissons de 22 à 35 €, viandes de 18 à 26 € et dessers de 7,50 à 10 €.

Restaurant L 'Assiette Provençale
9, Quai Saint-Pierre – 06 400 Cannes – Tél.: 04 93 38 52 14


Aux Petits Plaisirs - 06 100 Nice

Un don communicatif

Au nord (tout au nord !) de Nice un chef qui nous avait, durant l'année 2010, bien impressionné, aura reçu de notre part une seconde visite, une visite de courtoisie, certes, mais, surtout, pour faire le point (si je puis dire !) avec un savoir-faire prometteur ! Si l'ambiance demeure toujours aussi « Japonisante », force est de constater qu'elle reste (très) intimiste ! Avec un chef tel que Laurent Pisani en cuisine, il n'en faut pas plus pour qu'une clientèle d'habitués viennent (et reviennent) ici de manière à savourer les spécialités et autres innovations de ce disciple de Jacques Chibois. Aujourd'hui nous aurons optés pour des tempuras de gambas et leurs mélange Japonnais, sauce soja au gingembre confit et sésame torréfié inventifs et généreux, une verrine de foie gras de canard mi-cuit au magret fumé esthétique et bucolique et un duo de brochettes de canard laqué et caramélisé au sésame, magret fumet au foie gras, banane rôtie au curry et maki, le tout judicieusement « mis en scène » avec brochette flambée et émulsion. Le risotto étant l'une des spécialités du chef, nous l'envisagerons en deux versions, l'une crémeuse au champagne en déclinaison de foie gras (poêlé, mi-cuit et « velouté ») ainsi qu'au champagne et parmesan, gambas grillées et sauce au homard.
 Un moment de dégustation fort délectable ! La noisette d'agneau en croûte d'herbe tranchée, grosses panisses à la châtaigne, et son confit d'oignon blanc, émulsion basilic jouera les troubles fête avec un produit beaucoup plus « occidentalisé ». Le tirami-su déstructuré, fraise, groseilles en grappe et mini fondant, la pomme « en cage » caramélisée, crème brûlée amandes et pistache flambée ou le café gourmand mini-fondant, mini Amandine et congolais dévoileront l'aspect douceurs de ce chef discret et timide mais non dénué d'un indéniable don communicatif ...
Menu plaisir 31 € et dégustation à 45 € (change chaque mois)

Ouvert midi et soir du mardi au samedi.
Restaurant « Aux Petits Plaisirs »
103, boulevard de Cessole – 06 100 Nice – Tél.: 04 93 44 20 23

La Bergerie - 06 250 Mougins

Un chef en devenir ?

Le cheminement pour nous rendre à cette Bergerie là s'avèrera, certes, un peu « alambiqué » considérant qu'il nous faudra prendre la pénétrante direction Grasse, sortir à Mouans-Sartoux, revenir vers Botanic, passer le carrefour, et prendre à droite (au niveau de Costamagna) en direction du Royal Mougins Golf Club, pour apercevoir vers 9h45, finalement, les multiples éclairages signalant le complexe. Parce qu'il s'agit bien là d'un complexe hôtelier et golf, d'un Resort comme « ils » se plaisent à le décrire, où se « love » une table « en devenir » dont le chef, Jérôme Vanroy, serait une (récente) découverte. Une porte électrique nous « propulsera » via le hall, et sa cheminée crépitante, en un espace déserté, feutré , aux murs jouant sur les gris perle et gris foncé, les rideaux de lin marron, appliques chromées, sièges façon nubuck gris clairs et travers de tables beiges. La carte ne fera incontestablement pas dans la grande recherche esthétique, mais on le lui pardonnera bien vite, d'autant que les mets proposés nous semblerons, d'un prime abord, parfaitement honorables. La terrine de lapin au romarin, pain de campagne grillé et chutney de figues, fera montre d'une belle santé gustative ! Finesse incontestable d'un produit bien trop souvent galvaudé ! La tartelette Niçoise aux oignons confits et filet de rouget, nous « jouera » la carte « mise en scène » et séduction des papilles. Quant à l'escalope de foie gras poêlée, sirop glacé au Muscat de Rivesaltes, outre d'avoir été très généreusement dévoilée, n'aura pas la moindre honte à afficher une cuisson idéale en tous points. Le détail qui « exaltera », des grelots poêlés de pomme fruit ! La cocotte de veau mijoté à l'ancienne, et ses petits légumes en plat de fonte, aura cette approche, certes, rustique d'un plat mitonné, sans l'excès d'une cuisson rédhibitoire. Le magret de canard et ses mendiants, lingot de polenta, sur ardoise, hormis une relative absence de générosité (un magret entier valant mieux qu'un demi) captera, fort raisonnablement, notre attention, d'autant, que la sauce miel-abricot et la polenta crémeuse révèleront une âme indéniable. Le filet de bœuf poêlé sauce mignonnette, pomme Pont-Neuf, aura subi un traitement de faveur (très) « empoivré », assez envahissant à mon goût. Le chef marquera un peu le pas du côté des desserts avec un moelleux au chocolat noir maison, nous précisera-t-on, estimable sans être excitant, la crème brûlée traditionnelle à la vanille n'aura pas du tout la même faculté ! Onctuosité et consistance assez peu homogènes au demeurant, vraiment rien d'extra ! Le tiramisu à la noix de coco ne méritait pas franchement un tel « traitement » ! Pour quelles raisons l'avoir, de la sorte, affublé d'une poudre de noix de coco et d'en avoir totalement omis l'essentiel ! Il serait, à ce stade de mon constat, « urgentissime » d'envisager un chef pâtissier digne de ce nom !
Entrées de 8 à 18 €, plats de 13 à 24 €, desserts 8 €.
Fermé le dimanche.

Restaurant La Bergerie
Mas du Grand Vallon **** - Hôtel & Golf Resort
1550, chemin du Grand Vallon – 06 250 Mougins – Tél.: 33 (0)4 93 75 98 98

Saturday, January 15, 2011

Mas du Grand Vallon **** - 06 250 Mougins

Ici tout est feutré, rien n'est nuisance …

J'avoue, bien volontiers, que ce complexe résidentiel, l'une de nos toutes récentes découvertes de fin d'année, « lové » au cœur du parcours verdoyant d'un golf prestigieux (situé au niveau du 14e trou), le Royal Mougins Golf Club pour ne point le citer, possède tous les atouts d'un « grand » ! Et quelle grandeur ! On est là à mille lieux des standards du genre ! Sachant que sa situation en ferait l'un des havres de paix de la Riviera méconnu d'une « intelligentsia » locale de notables toujours « scotchés » aux « incontournables » (ne pas en parler deviendrait-il un crime de « lèse » société ?), il ne vous étonnera pas que nous nous y soyons volontairement intéressés ! Avec ses vingt chambres, et cinquante deux suites de une, deux ou trois chambres, ce complexe hôtel et golf (sérieusement) repris en main, tout récemment, par Pierre Martin, son charmant et opiniâtre Directeur Général, n'a pas, à ce que je sache, son égal de Menton à Théoule-sur-Mer, et peut-être même bien au-delà ! Il est vrai que tous les éléments étaient réunis le jour de notre arrivée en ce 24 Novembre, notamment cette superbe bâtisse de pierres taillées entièrement restaurée qui avait été, par le passé, une bergerie, désormais totalement « dévouée » à l'accueil de la clientèle, mais pas que … 
C'est un salon « heureux de vivre » avec ses canapés de velours rayés rouge, gris et blanc, ses fauteuils veloutés et étoilés, ses tables basses, son coin bar et son feu de cheminée crépitant qui nous « souhaitera » la bienvenue. Un personnel d'une affabilité sans faille, et surtout pas débordant d'obséquiosité (ce que je déteste), n'est là que pour nous remettre notre clé magnétique et apporter quelques conseils d'orientation. « Prenez à gauche en sortant, suivez l'allée, puis descendez sur votre droite, vous y êtes ! ». « C'est au premier niveau, appartement 514 du Mas de la Plaine » nous lancera-t-on discrètement ! Le jardin fait bien dans le style patio, et tonnelle de fer forgé, « glissant » progressivement vers une piscine protégée, une piscine miroir comme « ils » disent ! Ici, tout est feutré, rien n'est nuisance (et surtout pas sonore) ! Il n'est que d'écouter ce silence envoûtant pour s'en convaincre ! Cette résidence hôtelière fait incontestablement référence à l'âme Provençale. Une double porte faisant (presque) office de « sasse » (judicieux, surtout lors des températures indécentes de ces derniers jours) nous entraînera vers une ambiance, certes très zen, mais, néanmoins chaleureuse ! 
Déjà, les trois premières marches donnent le ton, celui d'une décoration soignée dans le style Flamant Art Déco, avec une commode de bois naturel surmontée d'un chandelier et d'un chou-fleur en plâtre ! Un peu trop sobre, à mon goût, mais, somme toute, assez séduisant. Une dizaine de marches supplémentaires nous hisserons sur un palier moquetté et chamarré de noir et de beige, face à une porte très massive à l'ouverture pour le moins futuriste ! Une fois le coup pigé (côté serrure) et de celui de la carte à glisser pour mettre l'électricité en fonction, tout le reste n'est que pur bonheur (ou presque) ! La surface n'a pas été ici, c'est le moins que l'on puisse dire, mesurée ! Avec deux grand espaces sommeil donnant sur une (première) terrasse commune, chacun doté d'un très grand lit « onctueux » pour les vertèbres, généreux pour les gambettes, et propice aux songes les plus audacieux ! Des rideaux de taffetas taupe et bronze rayés de noir, une console murale et un fauteuil de velours châtaigne rajouteront au charme discret de la décoration. 
Côté bain, il est évident que l'on a pris soin, tout particulièrement, de mettre à disposition toutes les « aisances » sanitaires possibles outre une cabine de douche vitrée à portes pivotantes aimantées (un système ingénieux) dont l'étanchéité laisserait pourtant, semble-t-il, quelque peu à désirer, un séchoir à main, un petit miroir lumineux grossissant pour observer tous vos petits défauts, et un radiateur mural sèche serviettes ! Ici on n'a pas économisé les espaces destinés aux vêtements et autres « chausses », un pour chaque pièce, et donc trois pour cette suite de quelques 90 m2 tout de même ! Ce n'est pas le fait que cet appartement soit (hyper) luxueux, ou qu'il ne le soit pas, qui nous y attachera volontiers, non ce serait plutôt une ambiance, une manière d'être, ou d'exister qui lui seraient propre. Ici, on n'a rien envisagé d'ostentatoire ! Point de murs tapissés, point de soieries, mais de la sobriété de bon aloi, des tons (assez) chauds dans les taupe ou châtaigne (Braque de Weimar, comme dirait ma femme !). Une cuisine à l'américaine intègre parfaitement l'espace salon avec un meuble mural de bois « acajou » regroupant outre le frigidaire (certes un poil minimaliste) un petit lave-vaisselle fort efficace (on vous fournit chaque jour la tablette dosée), une double plaque vitrocéramique, un évier, une cafetière Krups très « discrète » (question fonctionnement) et fort aisée à l'usage, un four micro-ondes et grill classique tout à la fois, une mini bouilloire ainsi que tous les ustensiles nécessaires à une découverte (plus ou moins hasardeuse ?) de la cuisine       Provençale !
 Le salon fait incontestablement dans la belle « aisance » ! Côté aménagement on a pas manqué de choisir une décoration mobilière élégante et assez cossue, avec miroir mural, console, buffet noir satiné, lampes chromées, chaises de velours tapissier rayées prune, gris et beige, fauteuils « fleuris » marron clair, et surtout un magnifique et très « moelleux » canapé convertible en velours aubergine deux (voire trois) places où l'assise se révélera fort « séduisante » surtout pour vos lombaires ! Face à lui, un écran L.C.D mural (107 cm) Samsung (quasiment) identique à celui des chambres, car il est vrai qu'ici on a pris le soin d'éviter les « bagarres » liées au zapping des chaînes, et de ménager la tranquillité de chacun ! Et puis, la « récompense » des « récompenses » une vaste terrasse avec vue féérique sur le parcours verdoyant du Royal Mougins Golf Club avec, en prime, de temps à autres, des voitures électriques « drivées » par des passionnés de clubs et autres bois ! Un bémol viendra, toutefois, ternir quelque peu ce (dernier) tableau idyllique, notamment avec l'absence de rideau électrique voire de rideaux « isolants » dans le salon (ce qui par contre n'intervient pas dans les chambres) qui a pour mérite, dès la nuit venue, de nous faire vivre au su et vu de tout le monde ! 
Vous me direz que sur un golf, la nuit, peu de gens s'y adonneraient véritablement ! D'une part la promiscuité immédiate a de quoi « bousculer » notre intimité, mais c'est au lever du soleil que les choses se « gâteraient » franchement d'autant que nous pourrions envisager faire dormir des amis, ou de la famille, dans le canapé ! Il est surprenant de relever que les « initiateurs » de ce complexe résidentiel aient, essentiellement à ce sujet, manqué de sens pratique ! Monsieur Martin, on compte sur vous ! Monsieur Martin, c'est, comme je vous le disais déjà, le tout nouveau directeur général des lieux, un homme extrêmement courtois et, ce qui ne gâche rien, attentif aux moindres détails ! N'a-t-il pas eu l'idée (lumineuse) d'installer prochainement une cave-véranda dans le salon-restaurant, La Bergerie, avec un florilège de crus sélectionnés prêts à être dégustés avec le conseil avisé d'un tout nouveau chef sommelier qui n'avait pas encore intégré, à l'heure où j'écrivais ces lignes, l'équipe ? N'est-il pas soucieux, comme j'ai pu le relever, du bien-être de ses résidents au point de s'inquiéter personnellement des remarques pertinentes que nous aurions à lui formuler ?
 Sachant qu'ici on peut séjourner une nuit, une semaine, un mois voire beaucoup plus, il me faut vous confier un sentiment partagé, à savoir que l'on s'habitue très vite à ce confort douillet et à cette « intimité » préservée (sauf pour le rideau du salon) et qu'il vous faudra peut-être bien envisager prolonger votre séjour ou alors, plus simplement, le renouveler. Mais là, ce sera peut-être à vous de « négocier » un tarif préférentiel !
Chambre de 170 à 290 €, suite de 220 à 1.100 €, « petit déj. » à 20 €. Gentils chiens acceptés. Parking ouvert et fermé.

Mas du Grand Vallon **** – Hotels & Preference
Hôtel & Golf Resort – 1550, Chemin du Grand Vallon – 06 250 Mougins – France
Tél.: + 33 (0)4 93 75 98 98 / Fax.: + 33 (0)4 93 75 99 00

Saturday, January 8, 2011

Hôtel des Arts **** - 34 200 Sète

Qu' à cela ne tienne !

Il est fort étonnant de « rencontrer » un hôtel*** qui se soit, si subitement, hissé vers les ****, d'autant que notre approche de la ville, office de Tourisme inclus, n'annonçait que des *** ! Qu'à cela ne tienne, ne soyons pas plus « Monarchiste que le prétendant » et prenons la direction d'une ville portuaire dont nous ignorons (presque) tout. Il faudra à l'autoroute A 9 (celui qui va vers Toulouse), quant à lui, 45 bons kilomètres pour nous mener de Montpellier aux portes de Sète. La première avenue de « style » Haussmannien à peine entamée, nous remarquerons l'emblème Best Western, et les fameuses étoiles. La double porte électrique affichera une note conseillant d'emprunter la porte voisine durant la journée ! Serait-ce faute d'un personnel permanent à la réception, ou d'un disfonctionnement temporaire de la porte ? Je ne saurais vous le dire avec précision ! L'accueil de Sandrine, s'avèrera au-dessus de tout soupçon et la présence de Monsieur Dumas, le directeur du lieu, fort judicieux (pas comme certains qui sortent rarement de leur bureau). Une carte magnétique plus tard, nous voici accompagnés, via l'ascenseur, au second niveau en la chambre 205. Sandrine nous aura avancée la « BMW » des chariots, un griffé Lancel, un modèle quasiment neuf pour engranger tous nos bagages, qui aura, cependant, quelques difficultés à se glisser dans la cabine interdisant, de facto, la présence d'une tierce personne, et contraignant les autres à … monter à pieds ! Les couloirs feront incontestablement dans la (trop) grande sobriété avec un crépis blanc (beaucoup) trop Kyriad ! On n'imaginerait franchement pas, mis à part l'escalier, se trouver dans une bâtisse du XIX ème siècle ! 
Quelques (reproductions) de tableaux contemporains et bouquets de branches séchées et colorées, viendront bien tenter de « ragaillardir  » le tout sans trop de succès, il faut bien le reconnaître ! Du très light ! Côté « espace sommeil », il ne faudra pas s'attendre a du grand Art, mais, au contraire, à une alliance de fonctionnel, et de confort bon teint. Le bon goût ne faisant, ici, pas vraiment partie des options envisagées ! L'on aura « joué » véritablement sur un mobilier basique et, selon l'espace (j'aurais visité avec le réceptionniste une bonne dizaine de chambres) plus ou moins généreux, sur les tons rouge, vert, jaune et bleu. La 205 ce sera un lit gigogne d'acajou, dessus de lit à petit carreaux beige, rouge et bleu, coussins rayés, un meuble bureau avec grand écran (pivotant) L.C.D Samsung, une étagère murale, juste au-dessus, pour la bouilloire avec sachets de thés et petites cuillères, et, en-dessous, un mini frigidaire rempli avec même, fait surprenant, un champagne rosé de chez Ruinart ! Le lit « principal » ne fera, certes pas, dans le style king size, mais dans le très honorable avec des oreillers, fort heureusement, pas dans le genre bibendum. Quant aux chevets de style exotique à deux tiroirs (un peu coincés) et aux fauteuils assortis (pour le moins éprouvant, pour les fessiers), même avec un grand tapis oriental et des mini appliques murales design, ils n'auront pas, loin s'en faut, la capacité de « révolutionner » la déco, et donc l'atmosphère générale de cette (assez grande) chambre. La salle de bains s'avèrera, eu égard à toutes celles que j'aurais visitées, hyper généreuse, pas trop bien équipée, malgré le sèche cheveux, la boîte de kleenex, le pare-douche, les quelques savonnettes, gels douches, brosse à dent et autre rasoir mécanique prévus pour la clientèle ! Le vert « cru » dominera l'espace bains non sans une certaine obstination !
 Le gros, l'énorme handicap, de cette chambre ce sera, à mon humble avis, la vue hyper « bouchée », avec la proximité, à gauche, d'une série de soubassement de l'immeuble voisin, en face les angles de terrasses du dit immeuble, et, sur notre droite, une furtive vision sur le parking fermé de l'hôtel (avec porte à code) et sur la place voisine. Pas très ludique tout cela ! Ceci dit, c'est l'un des défauts de cet hôtel qui n'offre, quelque soit la chambre « choisie », aucune vue véritablement dégagée sauf l'une d'entre elles par-dessus les toits, avec vue sur le Mont Saint-Clair. Maintenant, pour venir passer un week-end à Sète, faire la tournée des (quelques) bonnes tables du coin, et se balader du côté de la corniche, il vous offrira certainement un excellent rapport qualité prix, d'autant que le soin apporté au plateau du « petit déj' » fera montre d'une belle persévérance de Thierry, le réceptionniste, avec un jus d'orange fraîchement pressé, et une verrine de roses pour la déco !
Chambre « spacieuse » à partir de 83 €, « petit déj' » buffet 11 €, parking 15 €, animaux 8 €.

Best Western Hôtel des Arts ****
27, avenue Victor Hugo – 34 200 Sète – Tél.: 33 (0)4 67 74 62 67 / Fax.: 33 (0)4 67 74 89 81
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