Monday, November 30, 2009

Le Clos Saint-Pierre - 06 650 Le Rouret


Qualitatif certes, mais pas transcendant

Le lieu est attrayant, chaleureux même, avec ses pierres apparentes, ses poutraisons, ses tableaux maison et ses champignons feutrés sur chaque table. L’accueil est affable mais manque incontestablement de professionnalisme surtout s’agissant de la serveuse récemment engagée. Le menu est assez concis avec 2 formules à 38 et 57 €, déjeuner du marché, sans omettre celles aux truffes à 95 et 125 €. Il est dommage que l’on ait la sensation de ne pas vraiment avoir de choix ! L’aubergine grillé, fromage frais, salade et vinaigrette aux aromates n’a rien de « scotchante » mais se laisse goûter sans problème tout comme la fine tranche de bœuf, artichaut violet en vinaigrette, pousses de salade et sa sauce à l’ail doux. Les œufs brouillés aux truffes blanches d’Alba sont excellents, et le petit tour du chef pour rajouter des copeaux de truffes ajoutent encore à cette sensation de luxe ! La tranche de gigot d’agneau à la plancha est parfaite en émincé avec ses légumes du moment, notamment les pommes de terre fondantes au jus corsé. Le risotto Piémontais, dés de canard et pérugine, son étuvée de chou nouveau, est certes surprenant et se laisse indéniablement déguster, une coupe de champagne à la main. Le veau poêlé aux truffes, pommes de terre, dés de navets, et choux se laisse manger sans réticence. L’assiette de fromage est sympa mais le camembert, notamment, est (beaucoup trop) fait ! Le pain est qualitatif certes mais pas transcendant.
Cependant, pour les desserts, nous resterons circonspects. D’une part, il n’est question que de deux desserts au « choix » c’est le premier que nous réserverons, en fait, tout bonnement une « sorte » de « poire Belle-Hélène » en réduction dans un verre !
Rien de très exceptionnel au demeurant, ni désagréable ni succulent !

Le clos Saint-Pierre
Place de l’église – 06 650 Le Rouret
Tel : 04 93 77 39 18 – Fax : 04 93 42 48 30
Fermé les Mardi & Mercredi

Le Bistrot du port - 06 300 Nice




Rien que des arômes

Le lieu ne paie pas vraiment de mine mais, si l’on à l’œil, la cuisine qui fait face à l’entrée ne dissimule rien de ses « mystères » tant il est vrai que de douce effluves viennent vous « flatter » les narines. Pourtant, si vous le souhaitez rien ne vous empêche d’aller saluer le chef, et patron, de ce bistrot marin où l’on vous propose à l’ardoise (un peu trop répandue à mon goût) les spécialités du jour. Pour nous ce sera …hum ! Voyons voir ! Pour commencer un foie gras poêlé aux figues qui, une fois au cœur de notre assiette, se révélera « charmeur » pour finalement fondre littéralement en bouche (peut-être un peu vite), une salade d’artichauts émincés au parmesan (malheureusement aillée), filet de citron pour revigorer le tout, et puis une savoureuse (et presque baveuse) brouillade aux truffes d’été (la blanche, bien évidemment !) et huile aux truffes. Là, c’est un grand moment à condition, bien sûr, d’aimer la truffe ! Le risotto aux Saint-Jacques est, comme il se doit, crémeux à souhait, et les arômes « jaillissent » au point de lui trouver toutes les qualités, ou presque…
La côte de veau, très, très épaisse est désossée, émincée et « nappée » de girolles fraîches et goûteuses. Rien à jeter, tout à manger ! Le panachage de poisson est assez étonnant, tant il est vrai que chaque morceau se serait suffit à lui-même ! Alors, quatre vous pensez ! Et pas des moindres, du denti (un poisson Corse inconnu au bataillon), du loup, de la rascasse et du thon. Les arômes, rien que les arômes ! Pour les douceurs, des mini-bricks de bananes accompagnées de leur glace (toujours) à la banane et nappées de sauce au Toblerone (le chocolat), une fine tartelette aux abricots frais et sa boule de glace aux abricots, mais également le moelleux fondant au chocolat nous aurons au moins mis tous en accord ! Assurément, il nous faudra revenir succomber aux charmes de cette table attachante à plus d’un titre.

Le Bistrot du Port - 28, quai de Lunel - 06 300 Nice – Tel : 04 93 55 21 70

Fred L'Ecailler - 06 400 Cannes





Il ne se moque pas de vous

Sur la place de l’Etang, il y a deux attractions, d’un côté la pétanque et de l’autre côté Fred l’Ecailler ! Fred, c’est un personnage atypique, empli de bonhomie et se sincérité, qui connaît son métier comme personne (ou presque). Croyez-moi, il sait y faire le « bougre » pour vous conseiller la douzaine d’oursins hyper-iodés et fraîchement « pêchés », ou les langoustines grillées, en vous les passant, avec un léger temps d’arrêt, sous le nez ! Le frito mixo commandé fait également partie de ses « suggestions » du jour et il ne s’est pas moqué de nous ! La petite pêche, la seiche, le poulpe, la crevette et le calamar sont « saisis à cœur » et légèrement frits. L’arôme est très présent en bouche et l’on sait incontestablement que l’on déguste là un produit de toute première fraîcheur et qualité. Les trois sauces sont parfaites ! Fred nous a engagé sur un bar grillé entier à savourer sur l’arête avec ses pommes vapeur, ses carottes émincées, son ail confit, ses brocolis, ses aubergines et ses chanterelles. Délicat et savoureux comme on les apprécie ! Le pavé de turbot grillé est plus que généreux et accompagné de frites goûteuses et « blanches ». Le pavé de loup est grillé à l’unilatérale avec ses chanterelles et oignons grelots. Il est sapide à souhait. La chaire est délicate. On ressent tous les bienfaits de la mer, convaincu que ces produits là ne risquent pas de vous tromper ! Il est évident que l’on ne vient pas vraiment dans ce style de restaurant pour les desserts qui sont le plus souvent insipides voire insignifiants. Mais là, Fred fera « taire » cette réputation injustifiée, avec une tarte tatin exquise copieusement servie, des profiteroles (3) maison tout « fumants » et « ravageurs » tant il est vrai que l’on aurait bien « remis le couvert » ! Le tiramisu est assez bien conçu, certes un poil « rigide », avec ses biscuits champagne baignés dans le café. Mais, honte à nous, nous n’en laisserons pas une miette !

Fred L’Ecailler restaurant poissonnerie
Place de l’Etang - 06 400 Cannes – Tel : 04 93 43 15 85

La Rossettisserie - 06 300 Nice



Simplicité et rusticité

« Lové » à mi-chemin de la gare routière et de l’église Sainte-Réparate, notre « découverte » a de quoi interpeller tant il est vrai qu’aujourd’hui, il est bien rare de trouver une table qui fasse à la fois dans la simplicité et la qualité. Dans un décor d’ancienne boulangerie « réactualisé », aux tons rouilles et blanc, et aux carrelages anciens polychromes, le « maître » de rôtisserie, vous reçoit en toute humilité soit autour de sa grande table en pin (pour 10 à 12 personnes), soit, plus intimement, de part et d’autre de l’une de ses quatre petites tables. Vous l’aurez compris, ce ne sont pas plus de 18 à 20 couverts qui seront « bichonnés » ici, midi et soir. L’ardoise fait dans l’essentiel et propose le ½ poulet ainsi que quatre rôtis au choix (bœuf, agneau, porc et veau) accompagnés de pomme purée, de ratatouille et de pommes rôties, le tout, bien évidemment, maison. Autre originalité du lieu, vous pouvez passer votre commande préalablement et l’emporter chez vous ! La mise en bouche se fait avec une petite salade de mesclun et tomate délicieusement assaisonnée. Personnellement, j’ai « testé » les cinq formules, poulet, porc, veau, agneau et bœuf avec leur purée de pomme de terre et leur (succulente) ratatouille, et je dois avouer que c’est, non seulement, une savoureuse « expérience » gustative mais, également, un doux instant de « rusticité » ! La phase douceur n’est pas désagréable non plus avec soit sa tarte tatin, crème anglaise, pignons et amandes effilées, soit son gâteau au chocolat, sauce chocolat chaud (humm !). Gageons que, tout comme nous, vous allez tenter l’expérience !

Rossettisserie restaurant
3, rue Mascoïnat – 06 300 Nice (vieux) - Tel : 04 93 76 18 80

La Gallery - 06 110 Le Cannet


Qualité et générosité

Il est de ces adresses que l’on se communique parfois de « bouche à oreille », sans trop savoir à quoi cela ressemblera. Or, en cette fin novembre, la dite table nous avait été (très) chaleureusement suggérée. Incontestablement, malgré une déco peut-être un poil (trop) sobre, la rumeur allait être confirmée dans le bon sens du terme, il s’entend. Seule ombre, si je puis dire, au tableau, la musique distillée est du genre de celle entendue dans les ascenseurs des Galeries Lafayette ! Pas vraiment en phase avec le lieu ! L’accueil est affable, ni trop ni trop peu, le service prompt au point que nous voyons arriver prestement notre commande. Quel « choc » ! Quelle surprise, surtout lorsque l’on sait que nous avons opté pour la formule à 19 € ! La palette de la Gallery sur pierre est surprenante de générosité, de qualité et d’esthétique. Foie gras de canard mi-cuit, makis au foie gras (succulents), jambon cru et deux « jolis » rocamadour panés, légèrement fondants, rien de moins ! Le sablé aux olives noires, surmonté d’un lit de sardines fraîches, est délicat et savoureux. La cassolette de Saint-Jacques, émulsion d’écrevisse et julienne de poireaux, est sans concession, parfaite à tout point de vue ! Pour une entrée en matière, c’est un réel succès ! Ayant opté pour la simplicité, le tartare Jet-Set légèrement poêlé avec son (certes) petit foie gras façon Rossini a de quoi vous « scotcher ». Belle présentation avec ses frites généreuses présentées dans une feuille de bananier, le burger Jet-Set a tout pour plaire, avec son pain au sésame et son cheddar, accompagné de tomates, oignons, cornichons, col-slaw et frites. La poêlée de cèpes à l’ancienne, servie dans un ramequin à part est (presque) à tomber ! Quant aux desserts, ils « prolongent » le doux effet ! La tarte au chocolat, en fait une fine pâte sablée (bien blanche), avec un mi-cuit au chocolat, est « confondant ». La crème brûlée au Nutella, certes goûteuse, fait moins dans l’exceptionnel. Par contre, le crumble aux pommes maison et sa glace vanille ne mérite aucune critique ! Un rapport qualité-prix que nous qualifieront d’imbattable au point de l’avoir chaleureusement signifié au chef venu nous saluer en fin de repas.
Menu Business 12 €, La Gallery 15 € et Château des Artistes 19 €

Restaurant La Gallery – Résidence Châteaux des Artistes
8 – 10, chemin de Garibondy – 06 110 Le Cannet – tel : 04 93 49 42 42
www.restaurant-lagallery.com

Aphrodite - 06 000 Nice







Alchimie des saveurs

L’expérience « moléculaire » que nous avons vécue en ce mois de Novembre se devait de l’être étant entendu, il est vrai, que David Faure fait partie du microcosme très fermé des quelques rares chefs passés maître en la matière. C’est ainsi que nous nous sommes trouvés là attablés sous la véranda. Les tables nappées de noir et de rouille interpellent tout autant que les chaises Design, à l’assise (quasi) parfaite. Le sommelier, après nous avoir proposé deux cocktails, l’un à la mandarine, l’autre au lychee, joue l’effet de surprise en nous amenant deux verres ballon «fumants » (effet provoqué par des glaçons plongés à - 78°). Peu après, l’amuse-bouche sera proposé à l’azote liquide (-196°), et une fois ingurgité, l’on est prié d’imiter le « démonstrateur » avec un effet nitro « dragon » garanti ! Le foie gras caramélisé est flambé devant nous. Avec ses agrumes, son knouf de racines aux truffes et sa réduction balsamique, il est saisissant. Le pain est maison et délicieux. Les nems, quant à eux, sont « niçois » et accompagnés d’une vinaigrette au babazouk. Effet infaillible ! Les makis de foie gras poêlés aux sardines fumées et refroidis sont sidérants. Après cela, nous aurons l’insigne « honneur » de « goûter » au kebab Lou Nissart à la poitrine de veau braisée, galette de socca légère et légumes du pays qui provoquera notre admiration. Le poulpe de roche, cuisiné en stockfish, oignons, poivrons, tomates, ail, olives et boyaux perpétue l’engouement. Un grand moment ! La poitrine de canard Colvert rôtie et sa cuisse confite, girolles et carottes jaunes en persillade. Délectable à souhait ! A ce stade de notre cheminement culinaire nous noterons que le sommelier, très professionnel, au demeurant, et un peu « acteur » à ses heures perdues, aura subtilement accompagné notre dégustation de verres de vin parfaitement en phase avec les plats dégustés. Un Pouilly fumé Michel Bailly - les Loges – 2008, un Domaine Saint-Albert Cuvée Prestige 2008, un Ombre et Soleil – Cuvée Soleil de Midi – 2007, un saint-Nicolas de Bourgeuil Marc Bredif – 2007, un Gammay de Touraine – Domaine de la Charmoise Henry Marionnet – 2008, un Domaine des Escarvailles – Cuvée les Sablières – 2007, un Domaine du Tariquet – Côte de Gascogne – Cuvée « Premières Grives » et finalement (pouf ! pouf !), un Ze Bolle, Zéro Pointé… Superbe sélection au demeurant, mais que nous serons bien incapables de poursuivre, tant il est vrai que, personnellement, j’aurais du quitter la dégustation des vins dès le second verre ! Enfin, la « pose » mangue, ananas, fruit de la passion et banane, le tout « azoté » (à – 196°), et servi, tel un « trou normand », juste avant les desserts, et quels desserts ! Une tarte au citron du pays « revisitée », mousseux au citron, sablé pulvérisé, tube de meringue et sorbet citron. « Si le chocolat s’oblitérait il en deviendrait pétillant », une déclinaison très alambiquée du chocolat, mais très esthétique ! Et pour conclure, l’œuf au plat « virtuel », mangue et noix de coco qui joue, à lui seul, un grand « rôle », mêlant une pannacotta sur (petite) poêle passée à l’azote à la mangue interprétant celui du jaune d’œuf et la vanille Bourbon en poivrier, celui du poivre. C’est insolite et ludique ! Les cafés seront d’Ethiopie avec mignardises au choix, vanille, banane et chocolat pour ce qui nous concerne.

Menu déjeuner 25 €, le soir : Menus de 37 à 85 € ou la carte
Restaurant Aphrodite
10, Bd Dubouchage – 06 000 Nice – Tel : 04 93 85 63 53
www.restaurant-aphrodite.com

Monday, November 23, 2009

Le Comptoir Caffé - 06 400 Cannes





Ici on cajole vos papilles

Certes, le Festival, son « voisin » immédiat, aurait bien pu lui faire de l’ombre, si, et seulement si, la nouvelle direction de cette enseigne située face à la mer n’avait fait « table rase » du passé, tout d’abord en procédant à une refonte intégrale de là déco (avec sièges en alcantara marron clair ou rouge) mais également en donnant à son directeur de restauration, Christophe Bozzetto, et à son chef de cuisine, Alain Roméro, « carte blanche », un chef « toqué » de saveurs. Ici on « cajole » vos papilles d’entrée de jeu avec, en amuse bouches, une tranche d’un excellent foie gras mi-cuit maison de canard, rien de moins ! Et puis, c’est la « valse » des saveurs ! Des mini-coquilles Saint-Jacques (les coquilles, pas les noix !) cuites fort justement avec un beurre citronné qui prouve l’incontestable don de ce chef pour les sauces « à l’ancienne ». La « grosse » verrine de crabe frais, avocat en dés et mesclun est saisissante en arômes naturels et n’a nul besoin d’artifices. Du naturel, rien que du naturel ! Un champagne Nicolas Feuillatte, à la coupe, accompagne ce délicieux instant gustatif où le poisson domine. Tout d’abord, un filet de saumon généreusement servi (3 tranches) moelleux et grillé à cœur, servi avec ses légumes croquants au wok, puis quatre filets de sole, sauce champagne, et finalement un loup grillé, présenté préalablement, purée maison et « vrai » beurre blanc comme on ne les fait plus, le tout d’une qualité et d’une fraîcheur irréprochables. Nos « louanges » iront ensuite vers une aumônière aux pommes et sa crème anglaise, un tiramisu onctueux et d’une légèreté inégalable ainsi qu’une tarte fine aux pommes et sa glace cannelle. Quel bonheur d’être cajolé par ce chef là !

Le Comptoir Caffé Restaurant
54, La Croisette – 06 400 Cannes – Tel : 04 93 38 15 37
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