Thursday, August 11, 2011

La Dame de Thé - 30 126 Lirac


Serait-ce là une légende ?

La cloche de l'église toute proche sonnera toutes les heures pour finalement nous extirper, dés sept heures du matin, d'un profond sommeil dans lequel nous nous seront laissé glisser, la veille au soir, avec la lecture assidue d'un magazine historique consacré à l'épopée des Templiers, car ici point de télé, ni de radio, on vivra à l'ancienne ! Même le wifi aura quelques difficultés à se frayer un chemin jusqu'à notre chambre, au second étage, la George Sand ! Toute la complexité, en outre, aura été de hisser nos multiples bagages là-haut, sachant qu'il nous aura fallu traverser la salle des « petit déj' », passer devant la librairie (eh oui, même en plein cœur du domaine de Lirac, et d'un vieux village retiré !), et gravir moult marches pour pénétrer, au second niveau, en un espace suranné, en sous pente, avec mezzanine, dans les tons boutons d'or et bleu, assez généreux au demeurant.
 Il ne nous faudra pas bien longtemps pour, une fois nos effets dépliés et suspendus dans l'armoire de marqueterie, passer par la salle de bains et prendre une douche salvatrice. Question déco, Monique Cerf, la maîtresse des lieux, aura tout « considéré » du sol au plafond, puisqu'ici ce n'était qu'une ruine abandonnée à son triste sort, une ancienne caserne royale du XVII ème devenue relais de poste ! En à peine une année la légende de « La Dame de Thé » (du nom même du salon de thé que Monique possédait à Metz) prenait corps, et se matérialisait dés 2008 en une délicieuse maison d'hôtes, à l'image même de sa « conceptrice », délicate et attentionnée ! Il est vrai que l'on viendra chercher, en ce lieu « perdu » à une vingtaine de kilomètres d'Avignon, la sérénité tant oubliée !
 Le sourire de Monique en dira (très) long sur la personnalité de votre hôtesse d'un jour, voire d'une huitaine de jour, dont je persiste à croire que le dessein ne sera pas vraiment lucratif, mais plutôt passionnel ! Le personnel, et sa belle-fille Lydie, musicienne à l'orchestre philharmonique National de Lorraine, et passionnée de photos, présente durant les vacances, seront aux petits soins pour les convives ! Mais ne vous y fiez surtout pas, et croyez-en notre expérience, toutes les maisons d'hôtes ne seront pas aussi avenantes que celle-ci, et les exemples ne manqueront pas de « pièges » où il nous aura été donné de nous « fourvoyer » ! Ici, on aura intentionnellement « écarté » l'écran L.C.D, et le climatiseur pour mieux respecter l'état d'esprit du lieu ! Les quatre chambres et suite porteront les doux noms de Colette, Comtesse de Ségur, George Sand, ou Marquise de Sévigné, une sorte de voyage dans l'espace temps, un retour vers le passé souhaité par Monique Cerf, elle-même ! Sa minutie, elle l'aura également étendu au soin apporté à ses « convives », notamment celui d'un « petit déj' », servi uniquement en salle, qu'elle s'évertuera, vaille que vaille, chaque matin, dés six heures et demi, à vous concocter personnellement et amoureusement ! Madeleines au chocolat, tarte aux pêches et noisettes sur fond de chocolat blanc, poires-amandes, ou framboises meringuée, cakes individuels aux fruits, confiture courgette-vanille, melon ou cerises, jus d'orange ou aux trois fruits fraîchement pressé, le tout indiscutablement maison, et puis le pain frais aux céréales tranché, le beurre du fromager, ou les fameux thés Mariages, parmi les meilleurs du marché ! Monique Cerf ne fera que très peu de concession, elle ne « sombrera » pas dans le délire de ces petit-déjeuners « internationaux » que vous rencontrerez dans nombre de ****, *****, voire de Palaces ! Non, seul un chèvre « du coin », mi-sec, aux épices, fera exception à sa règle !
Note 13,5/20


La Dame de Thé
Maison d'Hôtes
Rue du Pont de Nizon
30 126 Lirac
Tél.: +33 (0)4 66 82 08 58 / 06 82 70 54 77
(Label fleurs de Soleil. Membre de l'association « Esprit de Provence »/ www.espritdeprovence.com

Wednesday, August 10, 2011

La Louisia - 30 126 Saint-Laurent-des-Arbres



Serait-ce là un repère de croque-morts ?

Je n'aurais jamais, sachez-le, aucune satisfaction à « épingler » un cuisinier qu'il soit « simple » cuistot ou chef étoilé ! Par contre, face à l'indignité, ou à la vilenie, d'un « petit » chef qui jouerait sur une renommée indéniablement exacerbée, profitant, notamment, d'une sorte de monopole gastronomique local (et pour cause, il n'y aura pas grand monde pour lui contester cette misérable suprématie dans un rayon de huit à dix kilomètres) je me devrais toujours de m'insurger, quitte à être contraint de le réprimer rudement et vertement ! Je n'accepterais, en aucune manière, d'avoir été accueilli aussi irrévérencieusement pis encore que s'il s'était agit d'indigents ou de miséreux ! Force sera de constater que, malgré la recommandation d'une maison d'hôtes voisine dont la propriétaire en aura fait sa « cantine » (sic), si je puis dire, et où elle se plaira à envoyer, ou à accompagner personnellement, certains clients, le maître des lieux, plutôt d'un repère de croque-morts d'ailleurs, paumé au beau milieu des Côtes du Rhône, et figé à un carrefour sur la RN 580 où un Casino supermarché, pas des plus engageants, trônera (presque) à ses côtés, déraisonnera au point de perdre tout sens commun ! D'entrée de jeu, l'accueil, déconcertant de laxisme, s'affichera lugubre, si ce n'est funèbre, avec l'apparition d'une sorte de maître d'hôtel dépenaillé que l'on aurait plutôt envisagé, à l'image du majordome Max, dans la série la famille Adams ! Déjà que la déco, d'un goût pour le moins discutable, ne nous aura pas franchement convaincu, l'abord de Daniel Duplay, le maître de maison, et chef si l'on doit en juger pas sa veste immaculée, sera rédhibitoire ! Quelle hostilité dans le verbe ! Quelle inimitié dans le regard ! Quelle suffisance ! Ce chef là avait, pour une raison qui ne devrait pas tarder à nous être confirmée, indéniablement, l'intention de nous agresser (re-sic), et ne tolérait pas d'être « apprécié » par mes soins (ma « renommée » de chroniqueur intransigeant m'aurait-elle précédé ?) ! Vous comprendrez, j'ose l'espérer, que nous ayons prestement mis le holà à un différend qui devenait surréaliste ! Autant vous dire que si j'ai pu, à l'évidence, « appréhender » le lieu, l'accueil, et le bonhomme, il n'en sera pas du tout de même de « sa » cuisine vers laquelle nous n'aurons pas souhaité, compte tenu d'un contexte des plus acrimonieux, nous aventurer ! Ceci dit, la rumeur irait bon train ces derniers temps propageant que la renommée du sieur Duplay s'avérerait pour le moins usurpée et fantaisiste !

Restaurant La Louisia
RN 580 au rond point
30 126 Saint-Laurent-des-arbres
Tél.: 04 66 50 20 60



Sunday, August 7, 2011

Hôtel Martinez ***** - 06 400 cannes


Retour vers le futur …

La suite 519, une suite Prestige vue mer n'aura pas seulement vu passer toutes sortes de sommités ou « stars » du showbizz, notamment Robert de Niro durant le dernier Festival du Film. Que nenni ! Depuis son entière réfection dans le cadre d'une restauration totale de l'étage dans un style très années 30, ou Années Folles si vous préférez, notre venue manquait indéniablement à l'appel (non là, je plaisante, quoique !). Un « passage » (quasi) incognito, ou tout du moins voulu comme tel, où ceux qui étaient accueillis ne l'étaient pas forcément dans un cadre « officiel », et ceux qui recevaient pas vraiment au fait s'agissant de notre véritable « fonction » !
 Et, même si mon destin ne sera pas toujours « lié » à celui du Martinez, et que je n'en sois pas l'invité d'honneur ad vitam eternam, comme certains, force est de constater que nous en aurons été durant trois jours, ma femme, mon fils et moi-même, les hôtes (relativement) privilégiés ! Car séjourner ici relèverait, ni plus ni moins, que du privilège qui, incontestablement, n'est pas accessible au commun des mortels ! Pourtant, le jour de notre arrivée, c'est en toute discrétion, et modestie que nous aurons traversé le superbe hall précédé par un bagagiste stoïque et affable (malgré les quelques 10 à 12 bagages), le temps pour nous de récupérer nos clés magnétiques, le sésame pour accéder à la « félicité », ou au nirvana, selon les cultures ! 
Un doigt pointé sur le 5ème étage plus tard, et nous voici en train de fouler une épaisse moquette menant à une double porte de chêne blanchi dans un style parquet Versaillais. Ô surprise, c'est un salon d'une trentaine de mètres carrés qui nous réservera un « accueil » attentionné, et élégant ! Car, ici, on a fait dans le duveté d'une déco aux tons sobres conçue par Marc Hertrich, l'architecte d'intérieur du groupe. Une dominante d'ivoire, de champagne, de caramel, et quelques touches de noir, de camaïeux ou de blanc, voilà tout ce que l'on s'est permis, ou presque ! Cependant, même si je ne l'envisageais pas tout à fait comme cela, il aura tout de même fière allure avec son canapé glamour, ses fauteuils de velours gris, en outre très soucieux de votre assise, son meuble clos à volets spécialement conçu pour un écran géant L.C.D (avec toute les chaînes de la T.N.T, et les chaînes étrangères), et puis, ses consoles, table, chaises et luminaires dans le plus pur style Art Déco. Tout a été pudiquement personnalisé jusqu'à la moquette « monogrammée » au losange de l'hôtel ! 
C'est sobre, c'est « classieux », mais, avouons-le franchement, ce ne sera pas trop à mon goût, moi qui n'apprécie rien mieux que la sobriété, et la simplicité ! Ceci dit, si je ne devais « tester » que ce qui va à ma préférence, il est évident que je ne saurais tous vous satisfaire, chers lecteurs ! Lorsque j'écris ces quelques lignes face à un bouquet de superbes orchidées blanches, les pieds croisés sur une table ronde sans mystère, la nuit a « fondu » sur la Croisette, et la baie de Cannes. 
Côté chambre, on « nous » la jouera, malgré tout, (assez) spectaculaire ! Lit king size extra, extra large, couvre-lit de soie brodé, tête de lit matelassée et nacrée, lustres à pampilles de cristal, luminaires sur pied « boules », guéridons, table hexagonale de bois, bureau-coiffeuse de cuir blanc surpiqué cellier, certes original, mais pas dithyrambique question finitions, siège argenté (déjà écaillé), et chauffeuses bleu turquoise et beige, lui concéderont une ambiance par trop « Palace » manquant singulièrement d'intimité ! Une double-porte « glissante » mènera à la salle de bains de marbre immaculé avec baignoire centrale (mais pas thalasso, une erreur pour la clientèle qui devra débourser, tout de même près de 4.000 € la nuit !), vasques de part et d'autre, dressing (avec porte d'accès dérobée vers le couloir), et toilettes avec porte de verre opaque, pas trop discrète pour votre aisance ! 
C'est beau, mais c'est un peu, comment oserais-je dire, « too much » ! L'aspect « petit déj' » amené sur guéridon nappé de blanc, petite note florale, se classera parmi les très bons du genre, mais pas parmi les meilleurs (si, si, j'ai les noms !). Les petits beurres d'Echiré, parfaits ! Les petit pains blancs, nickels ! Les confitures « Martinez », par contre, banales ! Les viennoiseries surgelées, et les gros croissants quasi brûlés, pas franchement pardonnable ! Il y a là, en n'en point douter, pour atteindre les « sommets » du genre, ou le « septième ciel » (dixit le dépliant !), encore quelques efforts à fournir, plus précisément du côté de la maintenance, de l'entretien et même du nettoyage !
 Deux (grosses) tâches collantes sur la moquette du salon (pourtant signalées par mes soins), de la poussière à profusion sur le haut de la tête de lit ou sur les « corniches » boisées du salon, des néons « clignotants » par intermittence dans la salle de bains, une poubelle non encore vidée de ses kleenex, et autres bouteilles de Coca, une chaise argentée « écaillée » en son piètement, sont symptomatiques d'un manque indéniable de coordination entre les femmes de chambres (ce jour là, selon la petite carte déposée sur le lit, Soraya-Gisèle), le personnel d'entretien, la gouvernante qui les supervise, et la direction générale de cet hôtel justement « récompensé » pour la qualité de ... son service !
Suite 519-520 à 4.000 €. « Petit déj' » continental en chambre 37 €.
Note 15/20

Hôtel Martinez *****
73, La Croisette
06 400 Cannes
Tel.: 33 (0)4 92 98 73 00 / Fax.: 33 (0)4 93 39 67 82
The Leading Hotels of the World / 5 green Star Diamond Award
Concorde Hotels & Resorts



Les 2 Frères - 13 100 Aix-en-provence


Une sensation indéfinissable !

C'est certainement « the place to be » sur Aix, l'un de ces lieux qui, loin de laisser indifférent, séduisent, aguichent au point de vous laisser une sensation indéfinissable ! En surplus, il est excentré (du côté du Pigonnet !), au calme, et « affublé » d'une zénitude fort appréciable ! L'approche se fera par un parking tout spécialement consacré à la clientèle, puis par une terrasse « voilée » (non, ne vous méprenez pas, pas la burka !). Accueil « clean », sans ostentation, mais non sans conviction de Stéphane Crelleux, le directeur, qui nous orientera vers « nôtre » table, une table pour quatre de l'autre côté de la paroi vitrée où l'image des scènes projetées de la cuisine se reflète telle un hologramme ! Nous serons des « témoins » direct de la confection des plats ! La déclinaison de l'asperge, mixée, crue, cuite, émulsion, et frites, se fera sans contrainte, et en haute inventivité ! Du naturel, du naturel, et rien que du naturel ! Et de la saveur à outrance !
 Le big sushi, et sashimi, de saumon bio prendra le chemin de la réussite avec un spécimen gargantuesque alliant la finesse à la sapidité. Le jambon Ibèrico Pata Negra, pain finger, thym, tomates et beurre ciboul (en tube, comme un dentifrice), affichera un jambon de vingt quatre mois comme on les aime, ni trop fait, ni pas assez ! Le tartare de bœuf au couteau, cru, ou snacké quelques secondes, fera succomber les plus réticents, dont je ferais partie ! Le turbo cuit doucement « à l'os », tortelloni épinard et ricotta, jus de coco citronné, nous la jouera moelleux et impérial ! Les coquillettes au beurre de truffe, jambon blanc grillé aux herbes de Liguria auront cette singularité de nous replonger quelques années au préalable quant nous étions mômes, la sophistication en sus ! Le succès noisette, glacé confiture de lait, croustille de carambar, style millefeuille, la panna cotta à la pistache, palmier aux épices douces, le café gourmand panna cotta, crème chocolat-café, et Montecao, ou le pain perdu « revisité », confirmeront un don pâtissier, celui des frères Bencherif, Olivier et Stéphane, hyper développé ! A vous désormais de l'estimer !
Menu « 2 F » à 35 (entrée + plat + fromage ou dessert). Menu « retour du marché » à 25 € (entrée + plat + dessert) midi et soir, du lundi au vendredi, sauf jours fériés, et à 19 € (entrée + plat, ou plat + dessert) le midi du lundi au vendredi, sauf jours fériés.
Ouvert 7j/7.
Note 14/20

Restaurant Les 2 frères
4, avenue Reine Astrid
13 100 Aix-en Provence
Réservation au 33 (0)4 42 27 90 32

Hôtel Victoria *** - 06 190 Roquebrune-Cap-Martin


Flânerie dans un univers contemporain

Si ce n'est pas par l'hôtellerie que la « cité du citron » (un peu restrictif ne trouvez-vous pas ?) rayonnerait, il est, en tout état de cause, un hôtel qui ferait exception à cette déficience, un « spécimen » rare ayant changé de main en 2009, conçu et « supputé » par Jean-Philippe Nuel pour le groupe Napoléon, et son directeur en titre, Matthew Likierman. Cet ancien établissement des années 60, situé à deux kilomètre du centre ville, a en effet laissé, progressivement, la place à un concept envisagé telle une flânerie dans un univers contemporain symbolisant l'œuvre graphique et picturale d'Eileen Gray, et de Le Corbusier. En accédant par le chemin du Cap Martin, et juste avant de s'engager sur la promenade (à hauteur du fameux Pirate), il fait fièrement face à la grande bleue, et ne nous étonnera nullement d'arborer fièrement des accords de blanc et bleu. En *** qui se respecte, le lieu ne fera pas dans l'ostentation mais dans une séduisante discrétion ! 
Accueil affable, ambiance cosy, il est incontestable que, d'entrée de jeu, le hall-salon - lounge bar (ouvert 24h/24) imposera son style, certes épuré et design, mais néanmoins convivial à souhait. Le soin du détail aura été poussé jusqu'à la conception de fauteuil à l'identique de celui que Le Corbusier avait imaginé, les LC 2, ou ces tables d'appoint, les E 1027 (curieux comme référence, me direz-vous !) d'Eileen Gray. Clés magnétiques en main, il n'y aura nulle nécessité à emprunter l'ascenseur pour se rendre à l'unique étage de l'hôtel, un étage regroupant quelques 32 chambres, dont 17 avec vue sur mer, toutes accessibles par un long, très long couloir bleu d'un côté, et noir de l'autre, « rythmé » de photos grandeur nature de personnages ayant ponctué la vie de la Riviera, donnant accès, par des portes habillées, tels des cadres de bois naturel, à des chambres spacieuses de plus de 20 m². Les n° 114 et 115, offriront, à un ou deux détails près, la même configuration, et une ambiance décorative référencée essentiellement sur le bleu et le blanc. 
Ici, tout aura été conçu dans un esprit fonctionnel, réaliste et avant-gardiste. Un bahut très années 50, blanc et bois naturel, abritant un mini bar, et un coffre fort électronique, un fauteuil d'osier tressé laqué blanc attribué à l'école de Vallauris, un plafonnier à ailettes, un tapis rayé polychrome, et un lit king size, protecteur des vertèbres malmenées, suffiront amplement à un confort recherché et apprécié. Bien vu le côté mur blanc « monogrammé » de bleu, selon un dessin « suscité », une fois de plus, par Le Corbusier. C'est inédit, insolite et anticonformiste ! Côté salle de bains, c'est du très abouti, surtout s'agissant je le rappelle, d'un *** ! On saura, à l'évidence, où poser toute ses affaires ! Une tablette aura même été installée sous le bloc lavabo à cet effet. Seul le pare-douche marque (un peu) le pas avec une cloison vitrée amovible bien trop courte.
 Résultat, nous arroserons, malgré les précautions, une large partie de l'espace ! Côté climatisation, ce sera du simple mais de l'efficace, pas l'une de ces commandes « alambiquées » trop répandues. Et puis, l'aspect « petit déj' » réservé le soir, avec la fiche et les cases à cocher, l'un de ceux que l'on hésitera pas à prendre sur la terrasse face au soleil et à la plage, à peine passé 8 heure le matin, un « petit déj' » (très) complet avec viennoiseries, et baguettes fraîches (çà changera de certains), jus d'oranges pressé minute, thé de Ceylan, café, et pas l'un de ces « bio » imbuvables, et fleur de Lys en vase pour le côté attention ! Seul les confitures Bonne Maman n'auront pas le mérite de nous amadouer ! Trop banal, et pas franchement affriolant !
Tarifs: Chambre Single Deluxe de 84 à 149 €. Double Deluxe de 94 à 149 €. Triple de 114 à 169 €.
Selon saison. (Enfant de – 10 ans, gratuit). « Petit déj' » 12 €, ou Express 5 € (boisson chaude, jus de fruit et deux viennoiseries).
Animaux 8 €/ jour. Garage fermé à 10 €/jour. Accès Wi-Fi gratuit.
Note 13.5/20

Hôtel Victoria ***
7, promenade du Cap
06 190 Roquebrune-Cap-Martin
Tél.: 33 (0)4 93 35 65 90 / Fax.: 33 (0)4 93 28 27 02


Aphrodite * - 06 000 Nice


Quelque chose de (très) singulier !

On rentre désormais chez David Faure (presque) comme on entrerait en religion ! Non pas que vous franchissiez là les portes d'une abbaye, ou d'une cathédrale, non, mais, plus tangiblement, que l'on sentira ici quelque chose de singulier ! Sans parler de religiosité, on pourra évoquer une jolie sérénité qui emplira le lieu ! L'aspect jardin, presque patio, avec fontaine sous forme de vitre ruisselante, campera, d'entrée de jeu, l'aspect séduction de l'endroit ! Nous nous installerons donc en salle, face à la cave murale vitrée, « le » domaine de Mathias Mary, le sommelier interprète, un véritable Raimu de la sommellerie, celui qui vous déclamera, avec force détails, et conviction, selon vos goûts, ou ses accords mets et vins, tous les « acteurs » de sa « poésie » vinicole ! Le nem riz, moule, vert de blette, et tomate séchée, d'un trait d'anchoiade, d'une ligne de tapenade et d'un doigt de vinaigrette fauchera tous les acquis et les préjugés en la matière. Le rizzoccino au parmesan, et chantilly de figatelle, supions en persillade et potiron croquant, présenté comme un (gros) yaourt Mamy Nova en verrine, fera montre d'une alliance subtile, mais totalement insolente !
 L'anchois dans tous ses états se révélera tantôt en tempura, gelée de tomate au basilic, tantôt en mousse au sel croustillant à l'encre de sèche, et finalement mariné à l'huile d'olive, panisse et fleurs de courgette énergique et efficiente ! Le faux filet de Wagyu noir Australien, pomme purée au lard de Colonnotta, impérial s'avancera, impérial se dégustera ! Le poulpe de roche cuisiné comme un stockfish oignons, poivrons, tomates, ail, olives et boujoux, ne sera peut-être pas les plus fascinant, ni esthétiquement, ni gustativement, mais il saura indéniablement vous scotcher ! Le tronçon de lotte juste rôti, polenta crémeuse, et oignons blancs, comme une pissaladière, a contrario, ne posera aucun dilemme à nos papilles comblées à plus d'un titre. L'assiette de fromages de chèvre affinés, « selon leurs soins », cébettes, huile d'olive au café, gelée de violette, et raisins marinés, assurera un judicieux (mais pas scandaleux) intérim entre des produits laitiers salés, et d'autres sucrés, comme ces pommes confites et neige de Pop-corn, mousse caramel au beurre demi-sel, glace au lait d'amande généreuses et facétieuses, onctueuses et cajoleuses ! 
Côté café et chocolat pour un Opéra revisité, biscuit au cacao, et fruit secs, ganache chocolat, tagliatelle de café (en gélification) et crème au beurre praliné, on plongera dans la transcendance ! Le Samossa de fraises au basilic, quant à lui, sorbet fraise (100 %), poudre de confiture de lait, nous l'interprètera mi-moqueur, mi-séducteur, de quoi nous « attacher » définitivement à l'endroit !
Le bistro d'Aphro à 25 €. Inclination des mets à 39 €. Menu R … Evolution à 98 €/personne.
Ouvert du mardi au samedi.
Note 15.5/20

Restaurant Aphrodite*
10, boulevard Dubouchage
06 000 Nice
Réservation conseillée au 33 (0)4 93 85 63 53 / Fax.: 33 (0)4 93 80 10 41

Vino & Cucina - 06 100 Nice


Incroyablement prometteur !

Si nous avons décidé de venir « revisiter » notre Italien préféré sur la Côte, c'est que tous les échos que nous en avons eus, depuis notre première visite en Janvier, se révélaient dithyrambiques ! Ce chef là, a tout compris ! Ne s'est-il pas fixé une règle d'or, à savoir de sélectionner ses produits bien au-delà du raisonnable, des produits issus des meilleurs producteurs Italiens ? Si la déco n'a pas changée, la carte a, quant à elle, sérieusement évolué. D'entrée de jeu, le foie gras de canard cuit au torchon maison, enrobée de pistache, rhubarbe rafraîchie à la vanille, s'imposera comme un incontournable, tout en onctuosité et fermeté, suavité et générosité. La mozzarella Burrata de la région des Pouilles (mais quelle Burrata !), et son cœur de bœuf all'aceto balsamico de Modena, s'affichera sous des hospices incroyablement prometteurs ! 
Crémeux, généreux et invraisemblablement imposant, dès le premier coup de fourchette, il se répand dans votre assiette pour révéler une saveur à nul autre pareille. La tagliere de charcuterie fine Italienne notamment de Piadina et squaquerone fera merveille, tout en simplicité et sensualité. Je me déciderai, une fois n'est pas coutume, pour un risotto, carnaroli réserva aux morilles, onctueux à souhait mais, pour ma faible « constitution gastrique », un peu « encombrant », malgré des morilles fraîches, et le tour de main du chef. Le cochon de lait façon Porchetta, gratin de maccheroni au foie gras, laissera une trace indélébile dans notre mémoire pourtant rompue aux « exercices » gustatifs de haut vol ! Les trofie alla ligure pesto éclats d'amande torréfiée, brunoise de tomates, sale le pepe, ces fines petites pâtes vertes torsadées artisanales qui s'étirent à l'infini (n'exagérons rien !), raviront nos papilles au point de n'en faire qu'une bouchée ! Le sablé, crémeux à la passion, ananas pochés, crème glacée à la noix de coco, le tirami-su en verrine, ou les profiteroles à la vanille, sauce chocolat amer, crème fouettée, caramel au beurre de Baratte, auront décidé de ne rien nous cacher des talents de ce chef hors normes, mais tout en discrétion, qu'est Fabio.
Entrées de 3 à 16 €. Plats de 15 à 17 €. Desserts de 6 à 9 €.
Formule le midi boisson incluse à 13 €.
Menu découverte à 35 €, servi uniquement le soir et pour l'ensemble de la table (antipasti, deux demi-plat & dessert, selon l'envie du chef, hors boissons).
Fermé le samedi midi et le dimanche.
Note 14/20

Vino & Cucina Restaurant Italien
118, bis boulevard de Cessole
06 100 Nice
Tél.: 33 (0)4 93 52 28 08
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