Showing posts with label Restaurants à Avignon. Show all posts
Showing posts with label Restaurants à Avignon. Show all posts

Tuesday, May 8, 2012

CO2 - 84 000 Avignon


On prétends que je suis un tendre …

Il n'est point besoin de modifier les bonnes habitudes, surtout lorsqu'elles sont pérennes ! Le Co2, c'est comme une bouffée d'oxygène, ou un bain de jouvence, comme vous préférez, c'est toujours meilleur quand on en reprend ! Là, en cette fin Mars, la cité des Papes (loin du festival), s'inscrira dans la zénitude ! Quasiment personne dans les rues (ou presque), un bonheur ! Par contre, que ce soit en terrasse (couverte) ou en salle, on sentira bien que les habitués en redemanderons. Jouxtant le comptoir, une banquette pour trois (et non un fauteuil pour deux), musique Brésilienne, et puis le sourire de Jeanne, la femme du chef, nous voici sur un « petit nuage ». Une terrine de lapin, et pruneaux, maison, plus tard, sa confiture d'oignons, la confiance allouée à Olivier ne se démentira nullement ! Justesse de l'alliance, saveur exacerbée, tout y sera ! L'entrecôte, sur ardoise, pommes de terre en verrine, fleur de sel de Camargue, et le wok de volaille au citron, légumes croquants, pennés, sauce soja, formeront un tandem de simplicité, et d'exactitude désarmant de spontanéité. On s'accommodera notamment d'un Domaine Hugues – Péché de Vigne – Blanc - 2010, fruité et ludique à souhait, une découverte. Côté desserts, la brioche perdue, confiture de lait, le clafoutis aux fruits du moment, et le tiramisu fruits rouges, confirmeront, s'il en était besoin, qu'Olivier, ce sera le chef polyvalent par excellence, l'un des rares dans la région qui reste, et demeure fidèle à lui-même ! Cogitum, cogitum !
Carte du déjeuner : Formules à 16,90 et 19,90 €. Entrées à 9,90 €. Plats à 12,90 €. Desserts à 7 €.
Carte du dîner : Formules à 29, 26 et 36 €. Entrées à 12,50 €. Plats à 19,50 €. Desserts à 7,50 €.
Ouvert du lundi au samedi.

CO2 La Cuisine d'Olivier 2
3 bis, rue Petite Calade
84 000 Avignon
Tél.: 04 90 86 20 74

Note : 13,5/20

Monday, May 7, 2012

Ostaria All' Attimo - 84 000 Avignon


Changement de cap !

L'ancienne hall aux grains, sur la place des Carmes, bien qu'un peu écartée du « centre névralgique » de la cité des Papes, aura vu, ces derniers mois, une vieille enseigne de la bistronomie Avignonnaise (depuis presque trois décennies), changer de main, et de cap. Exit donc le « prédécesseur » grincheux, et bienvenue à Loïc Ferré, le nouveau « boss » depuis un peu plus d'un an, un chef ayant du vécu, un « passif » de bourlingueur en somme. Le Brésil (17 ans), New York (au Four Season), Les Maldives, et Venise (au Mascaron), auraient eu le bonheur de ne pas le retenir ! Rassurez-vous, en Avignonnais d'origine, il saura y faire ! Désormais à son compte, il s'exprimera assez ouvertement, et, j'ose l'espérer, sincèrement ! Sa formule du midi à 28 € (entrée + plat + dessert) s'inscrira dans le (relativement) inhabituel. De quoi déconcerter certains confrères (beaucoup) moins bien intentionnés ! Son marbré de foie gras de canard mi-cuit maison, et compotée de pruneaux d'Agen, et orange, son spaghetti au crabe (recette vénitienne) vin blanc, tomate, fleur de sel, et basilic frais, ou son assiette de jambon San Daniele AOC tranché à la machine Berkel, feront montre d'un joli savoir-faire, et de produits difficilement « contestables » ! Le foie de veau à la vénitienne, et sa polenta grillée, l'andouillette AAAAA roulée à la main, pommes « moutardées » à l'ancienne (de Meaux), s'afficheront (assez) offensifs, mais pas
exclusifs ! Le demi magret du Sud-Ouest, environ 150 gr, (un peu léger, tout de même) au balsamique de Modène, aurait du faire preuve d'un « soupçon » (on va être gentil) de générosité en sus, et s'abstenir d'un balsamique pas franchement idoine en pareille circonstance ! Côté desserts, le fondant au chocolat, la tarte à la ricotta, et le canolo à la ricotta, tuile amandes, auraient pu faire mieux que de nous aguicher, mais, et il y aura un mais, pour les gourmets, et autres gourmands, il faudrait prévoir une (légère) rallonge question portion !
Formule du midi 22 € / 25 €/ 28 €. Entrées 12 €. Plats 18 €. Desserts 6 €.

Ostaria All' Attimo
1, Place des Carmes
84 000 Avignon
Tél.: 04 90 82 46 90


Note : 11,5/20  

Saturday, April 21, 2012

Extramuros - 84 000 Avignon


Surferait-on sur une vague de satisfaction ?

Il y aura un Avignon Intramuros, le plus connu, ou reconnu, et puis, passé les remparts, un Extramuros, un peu mois authentique, et séduisant, mais qui réserverait quelques (bonnes) surprises. L'Extramuros, le restaurant bien sûr, repris depuis la fin de l'année 2010, surferait-il sur une jolie vague de satisfaction, compte tenu d'un rapport qualité-prix des plus concurrentiels, surtout dans la cité des Papes ? La déco, heureuse conjugaison de baroque, et de design, lustre de fer forgé, chaises à la Philippe Stark, tons gris acier et beige, zinc et miroirs dorés le dominant, ne fera, certes, pas dans le délirant, mais on s'y sentira à l'aise. Côté carte, c'est celle du midi que nous aurons abordé, une carte simple et, apparemment, conçue à base de produits frais. Les nems de chèvre au coulis de tomate, et olives noires cassées, ou la verrine de volaille-carotte, façon tajine froid, s'affirmeront en toute respectabilité ! Jolie « mise en place », et esthétique aguichante. Le tartare de bœuf haché, et assaisonné minute, frites pas franchement maison, et salade, s'inscrira dans le juste équilibre d'une alliance (assez) approximative ! L'entrecôte, environ 250 gr, méritera tout juste une « moyenne » honorable ! Cependant, on lui aurait préféré une centaine de grammes supplémentaires, histoire qu'elle s'imposât un poil plus à notre appétit ! Côté desserts, concoctés maison par le chef pâtissier, le pain perdu, caramel beurre salé, compte tenu d'un manque évident de générosité, nous fera requérir deux spécimen ! Ceci dit, pas de mal, car nous sommes des adeptes, et non des réfractaires. L'ile flottante à la praline de Romans, en verrine, marquera bien le pas, avec une crème Anglaise (beaucoup) trop fluide, et des blancs beaucoup trop « vaporeux » ! Un plan, somme toute, assez intéressant pour être relaté, mais, de grâce, ne nous demandez plus de garder nos cuillères utilisées, au lieu de les remplacer au changement de plat !
Formule du midi à 16 et 21,50 €. Menu du soir à 32 €. Carte : D'abord de 11 à 18 €. Ensuite de 20 à 24 €. Enfin de 7,50 à 9,50 €.
Fermé le samedi midi.

Extramuros
44, boulevard Saint Michel
84 000 Avignon
Tél.: 04 32 74 22 22

Note : 11/20

Sunday, April 15, 2012

L'atelier de Damien - 84 000 Avignon


Un non « étoilé » (très) doué

Mise à part un léger « cafouillage » de la serveuse, côté accueil, et surtout « entente » question sélection des mets et des vins (je ne goûte que ce que je choisis, et l'on ne m'imposera absolument rien !), où j'aurais failli me lever, et m'extraire du lieu, on ne pourra pas dire qu'il y aura eu vraiment du grabuge ! Le chef, Damien Demazure, un ancien de l'hôtel Martinez à Cannes, et de chez Ducasse aux Andéols, un non « étoilé », installé ici depuis deux ans, jouera, essentiellement, la carte « surprise », celle de la simplicité de produits frais fort justement concoctés. Côté déco, rien que de la sobriété ! Carrelages en noir et blanc d'origine, étagères boulanger, tons gris clair et foncé, toiles contemporaines et chaises de cuir surpiqué (bientôt remplacées, nous précisera Damien), pas de quoi « révolutionner » le petit monde de l'ornementation, mais une ambiance propice à la saine dégustation. Le foie gras poêlé (pour tout dire, je l'attendais en terrine !), caramélisé aux griottes et framboises, et le tataki de saumon simple comme « konichiwa » (bonjour en Japonnais), sauce soja et coriandre, n'aura d'autre peine que de nous interloquer ! Belle approche, et cuisson, mise en exergue manifeste du produit. L'entrecôte origine Allemande, plutôt un faux-filet B.C.B.G, et le dos de cabillaud rôti « lèche » de céleri en fine purée, et jus court aux condiments, ou la blanquette de veau façon Damien (mijotée deux heures, et « terminée » au citron), s'inscriront dans le respect des papilles, et de la tradition. Côté desserts, la « surprise » du chef, son moelleux aux Carambar, comme l'aime(rait) le Doc, et maître V, sorbet clémentine, aurait du s'imposer à nous (trois) sauf que, n'étant pas un fan de chocolat, ni même de Carambar (malgré l'aspect souvenir d'enfance), j'opterais personnellement pour un cheesecake de fromage blanc sur les « biscuits de son enfance », parfums d'« hiver, et variés », plus pudique à mon goût, mais pas trop ludique !
Midi : Menu à 26 €. Entrées 8 €. Plats de 9,50 à 14,80 €. Desserts de 4 à 5,50 €.
Fermé le dimanche.

L'Atelier de Damien
54, rue Guillaume Puy
84 000 Avignon
Tel.: 04 90 8257 35
latelierdedamien@hotmail.fr / Facebook l'atelier de Damien

Note : 12,5/20

Tuesday, October 4, 2011

Le Crillon - 84 000 Avignon


Tout au superlatif !

Face à l'hôtel de l'Europe, le seul ***** du coin, sur cette petite place autrefois très « villageoise » graviteraient moult « officines » voués, préciserait-on, à la gastronomie ! Or, celui sur lequel nous aurons jeté notre dévolu ne sera peut-être pas le plus démonstratif, ni le plus fréquenté, mais force sera d'y relever une certaine quiétude après un Festival sous « haute-tension » médiatique ! Philippe Pottier, le maître de céans, nous accueillera tout sourire, et de nous placer prestement en terrasse ! Nous passerons, le temps d'une coupe, directement au cœur du sujet avec une noix d'entrecôte XXL (environs 300 gr), sauce au poivre vert de Penja, frites au couteau maison, séduisante, mais un poil récalcitrante côté texture ! Le filet de bœuf, sauce au vin de Cairanne parfumée à la moutarde violette, écrasée de pommes de terre, et brocolis, se révélera tendre à souhait ! Les frites au couteau friseront l'admiration ! Côté douceurs, le (jeune) chef pâtissier nous « scotchera » sur place avec un tirami-su « ébouriffant », un fondant au chocolat coulant renversant, une crème brûlée à la gousse de vanille Bourbon, cassonade affriolante, et un cheese cake (dessert du jour) exemplaire ! La boule de glace, noix de coco au Carambar, œuvre d'un artisan local (et quel artisan) fera date dans notre approche des crèmes glacées ! Époustouflante ! Quel naturel, quel arôme ! Des superlatifs, et rien que …
Menu du jour le midi à 13,50 €. Le soir, deux menus à 19,50 € et 27 €. Tous les deux mois, les plats sont renouvelés.

Restaurant Le Crillon
15, place du Crillon
84 000 Avignon
Tél.: +33 (0)4 90 27 17 01

Wednesday, August 17, 2011

Le Papet - 30 126 Saint-Laurent-des-Arbres


Sans prodigalité aucune !

Une nouvelle table s'est installée depuis cinq mois sur le centre de ce village perdu au milieu des vignobles de Lirac, vêtue d'une « robe » très design aux tons gris perle, cave vitrée, sièges façon nubuck, et climatisation très efficace soit dit en passant ! Quant à nous, c'est en terrasse que nous nous verrons orienter, sachant qu'à l'intérieur nos « amis les bêtes » ne seraient pas les bienvenus (si, si, un minuscule adhésif sera affiché sur la porte à cet effet, que personne ne remarquera, d'ailleurs) ! Passé l'épisode du chien, et son problème eu égard à l 'hygiène, on nous installera l'ardoise sur la chaise pour la formule du midi à 14 €, mais point de carte ! La carte, ce sera pour les convives du soir ! Nous devrons donc nous contenter d'une tomate-mozzarella-mesclun, et d'un melon-parme dont les proportions, et la qualité des produits, se révéleront assez symptomatiques de l'état d'esprit du lieu, est-ce à dire sans prodigalité aucune ! Pas la moindre originalité, pas la plus petite parcelle d'âme ! Rien, ou presque ! Le boudin noir aux oignons, et l'entrecôte frites s'afficheront un peu plus honorablement mais sans excéder, cependant, le niveau d'une brasserie lambda ! Ce sera certainement le lieu de « ravitaillement » culinaire de tous les locaux, si ce n'est des touristes égarés ! On ne pourra pas dire que l'enthousiasme comblera l'endroit ! Une gentille routine pour des habitués pas trop regardant, voilà tout ce à quoi nous aurons eu droit ! Côté desserts, même constat ! Compte tenu du manque de diversité affiché, nous opterons pour la crème brûlée, une crème pas détestable, mais pas admirable non plus, et probablement issue de l'un de ces fournisseurs alimentaires industriels dont le seul nom évoquerait plutôt un transport en commun ! Seul le café fera exception avec « Un Bon Café », une référence régionale très appréciée !
Fermé samedi midi et dimanche.

Restaurant le Papet
2, place de la Mairie
30 126 Saint-laurent-des-arbres
Tél.: 04 66 90 00 08


Wednesday, August 10, 2011

La Louisia - 30 126 Saint-Laurent-des-Arbres



Serait-ce là un repère de croque-morts ?

Je n'aurais jamais, sachez-le, aucune satisfaction à « épingler » un cuisinier qu'il soit « simple » cuistot ou chef étoilé ! Par contre, face à l'indignité, ou à la vilenie, d'un « petit » chef qui jouerait sur une renommée indéniablement exacerbée, profitant, notamment, d'une sorte de monopole gastronomique local (et pour cause, il n'y aura pas grand monde pour lui contester cette misérable suprématie dans un rayon de huit à dix kilomètres) je me devrais toujours de m'insurger, quitte à être contraint de le réprimer rudement et vertement ! Je n'accepterais, en aucune manière, d'avoir été accueilli aussi irrévérencieusement pis encore que s'il s'était agit d'indigents ou de miséreux ! Force sera de constater que, malgré la recommandation d'une maison d'hôtes voisine dont la propriétaire en aura fait sa « cantine » (sic), si je puis dire, et où elle se plaira à envoyer, ou à accompagner personnellement, certains clients, le maître des lieux, plutôt d'un repère de croque-morts d'ailleurs, paumé au beau milieu des Côtes du Rhône, et figé à un carrefour sur la RN 580 où un Casino supermarché, pas des plus engageants, trônera (presque) à ses côtés, déraisonnera au point de perdre tout sens commun ! D'entrée de jeu, l'accueil, déconcertant de laxisme, s'affichera lugubre, si ce n'est funèbre, avec l'apparition d'une sorte de maître d'hôtel dépenaillé que l'on aurait plutôt envisagé, à l'image du majordome Max, dans la série la famille Adams ! Déjà que la déco, d'un goût pour le moins discutable, ne nous aura pas franchement convaincu, l'abord de Daniel Duplay, le maître de maison, et chef si l'on doit en juger pas sa veste immaculée, sera rédhibitoire ! Quelle hostilité dans le verbe ! Quelle inimitié dans le regard ! Quelle suffisance ! Ce chef là avait, pour une raison qui ne devrait pas tarder à nous être confirmée, indéniablement, l'intention de nous agresser (re-sic), et ne tolérait pas d'être « apprécié » par mes soins (ma « renommée » de chroniqueur intransigeant m'aurait-elle précédé ?) ! Vous comprendrez, j'ose l'espérer, que nous ayons prestement mis le holà à un différend qui devenait surréaliste ! Autant vous dire que si j'ai pu, à l'évidence, « appréhender » le lieu, l'accueil, et le bonhomme, il n'en sera pas du tout de même de « sa » cuisine vers laquelle nous n'aurons pas souhaité, compte tenu d'un contexte des plus acrimonieux, nous aventurer ! Ceci dit, la rumeur irait bon train ces derniers temps propageant que la renommée du sieur Duplay s'avérerait pour le moins usurpée et fantaisiste !

Restaurant La Louisia
RN 580 au rond point
30 126 Saint-Laurent-des-arbres
Tél.: 04 66 50 20 60



Thursday, December 2, 2010

Basilic Citron - 84 000 Avignon

Une ambiance « Baliwood »

C’est une adresse qui revenait (très) souvent dans la bouche de nombre d’Avignonnais (d’ « origine » ou d’adoption), l’une de celles dont on dit volontiers tout le bien que l’on en pense ! Qu’à cela ne tienne, nous déciderons de « tester », par nous même, le lieu qui, d’un prime abord, s’avèrera atypique à plus d’un titre. Ici, l’ambiance décorative « pencherait » indéniablement dans le « Baliwood » B.C.B.G, et dans l’orientalisme non excessif ! Installés en terrasse, nous aurons le choix entre la carte et la formule du midi à 14 €. Le « panachage » s’imposera donc avec le plat et le dessert du jour, agrémenté de sélections à la carte, histoire de ne pas se tromper. La terrine de fois gras de canard mi-cuit au gingembre, mini flûte de vin aux céréales, fait dans la séduction avec des arguments gustatifs on ne peut plus convaincants ! Le cannelloni de jambon « Pata Negra » (100 % Bellota) au chèvre frais, sauce verte basilic, fait dans la finesse, certes, mais, le chèvre frais a tendance à le « bouffer » (pardonnez-moi du terme !). Par contre, à ce stade du déjeuner, le service nous apparaîtra pour le moins « irrégulier » voire excessivement long ! Certaines tables installées bien après nous auront la chance d’être servies bien avant ! Il y a là, chef, indéniablement, du cafouillage en cuisine ! D’après la serveuse, on aurait « favorisé » les plats du jour ! (sic) La pastilla de poulet rôti, épices et légumes au wok, n’est pas franchement désagréable, mais elle laisse cette sensation d’« inabouti » qui n’aura d’autre tendance que celle de nous décevoir. Pour le filet de Toro (sans « eau ») originaire d’Espagne (dixit la carte), façon Rossini, si la viande s’avérera de belle facture, le foie gras ne sera quant à lui qu’anecdotique ! L’ensemble se laissant, malgré tout, déguster sans trop de déplaisir ! L’entrecôte (bis repetita) n’aura, véritablement, rien d’exceptionnelle, ni par le produit, ni par la générosité, ni même les pommes rattes « taillées » ! On est là dans la stricte, et pure, simplicité, si ce n’est banalité ! Côté douceurs, le pain perdu maison que j’affectionne tout particulièrement (j’ai quelques adresses à vous recommander) n’aura pas grand-chose à voir avec celui que nous apprécions tant ! D’œuf battu, il est (relativement) dépourvu, et la crème fraîche (assez bonne au demeurant) n’avait rien à faire là-dessus ! C’est, à mon humble avis, un « ratage » très regrettable ! Les nems au chocolat noir, chantilly maison et glace vanille artisanale, se dévoileront un poil écœurants. Ceci dit, c’est là affaire de goût. Si l’on apprécie, ou pas, le chocolat noir intense. En tout état de cause, j’aurais plutôt envisagé une déclinaison en trois chocolats, noir, blanc et lait beaucoup plus « subtile » en bouche, et moins « contraignante ». Quant à la glace, et la chantilly, elles seront très honorables ! La mousse de bananes en tulipe biscuitée, compotée de fruits de la passion, n’aura rien de bien « révolutionnaire » pour nos papilles, il est vrai, quelque peu « aguerries » ! Comme quoi une renommée peut se révéler (assez) infondée et c’est à se demander ce qui « motive » les gens lorsqu’ils sont amenés à s’exprimer s’agissant d’une « bonne table » !

Basilic Citron
4, place de la Principale-84 000 Avignon- tél. : 04 90 85 98 85


Monday, October 25, 2010

Michel Peyaud - 84 000 Avignon

Une ancienne écurie

Au bout, du bout, non du monde, mais de la rue Joseph Vernet, et à quelques pas de l’hôtel d’Europe, il est une « belle » table, une table « classieuse » qui fait dans la discrétion comme son chef et propriétaire, Michel Peyaud, située dans les anciennes écuries de l’hôtel voisin, avec un puit tout au fond. L’espace (généreux) arbore, d’un côté, un mur en pierres apparentes et, de l’autre, un mur ciré couleur saumonée, outre un sol en parquet légèrement « rosé » et des poutraisons « revues et corrigées » en blanc cassé ! Ainsi, plus de quarante convives sont-ils en mesure de venir déguster le savoir-faire de notre hôte. Avec des menus à 25 et 30 € on demeure là dans le (très) raisonnable ! Les entrées à la carte sont à 12 €. Les plats à 18 € et les gourmandises à 6 €. Le risotto au safran et queues de gambas (en brochette) est assez révélateur de certaines capacités. A mi-chemin entre « le » risotto bien nommé et la paëlla (du fait de la couleur du riz) il se révélera goûteux et « séducteur ». La charlotte d’aubergines et chèvre frais, vinaigrette à la tomate confite, fait dans la finesse et une relative subtilité. Le carpaccio de melon, et jambon cru d’Avignon, dévoile un melon idoine mais également un jambon cru, certes, « méconnu » tout en demeurant « aguichant » en bouche. Le tournedos de pied de porc s’avèrera, quant à lui, (assez) surprenant. Désossé, il sera goûteux et légèrement poêlé. Les pleurotes seront bien « présentées », mais un poil « caoutchouteuses » ! Le filet mignon de veau ne pouvait être qu’hyper rosé ! Le produit est (assez) généreux et tendre. Quant à la bavette aux échalotes, elle ne devra sa « réussite » qu’à elle-même. C’est un plat classique mais sincèrement réalisé. Nous aurons optés, côté douceurs, pour une crème brûlée à la vanille Bourbon de Madagascar (correcte mais pas déshonorante !), une mousse aux chocolat pains d’épices toasté (consistante mais un peu « sèche ») et un sablé Breton au beurre salé, sorbet figues et fraises quelque peu « bronzé » ! L’ensemble se laissera déguster, cependant, sans déplaisir mais sans véritable enthousiasme gustatif !

Restaurant Michel Peyaud
20, rue Saint-Etienne -84 000 Avignon – Tél. : 04 90 85 27 56



METropolitan - 84 000 Avignon

L’instant du met(tropolitan)

Situé dans la « coursive » de la collection Lambert « le » musée d’art Contemporain d’Avignon, la table que cette fois-ci l’on nous avait chaleureusement indiquée (une fois n’est pas coutume), se « love » au cœur d’un lieu historique (l’hôtel de Caumont) « revisité » et décoré par Andrée Putman, elle-même, à l’ombre des platanes séculaires. Treize heures, le chant des cigales en fond sonore, des tables de terrasse en métal couleur taupe, et ses chaises pliantes assorties, impeccablement implantées en un pré-carré jouxtant les cuisines de Robain, le chef et propriétaire du lieu. Voilà pour l’ambiance. Côté cuisine, il nous réservera la primeur, comme pour tous les convives (toujours si nombreux qu’il est bien prudent de réserver à l’avance) de sa carte du midi avec d’entrée de jeu trois plats au choix, et trois desserts. Ici, on fait dans la simplicité (relativement) élaborée ! J’en veux pour preuve le thon en mi-cuit (aller-retour), tomate-mozzarella (avec sa branche), et filet d’huile d’olive Moulin de la Chartreuse (de Villeneuve-Lès-Avignon), généreusement « exposé », et tout aussi rapidement dégusté. Un (quasi) sans faute ! Le tartare de bœuf, purée de pommes de terre à l’huile d’olive, fera dans le très honorable, et même plus, d’autant que la purée en mini cocotte s’avèrera fort aguichante en bouche. Le dos de cabillaud servi en tronçons n’aura rien à lui envier côté générosité, mais la salade de mesclun, tomate et copeaux de parmesan ne nous apparaîtra pas la mieux adaptée, pour lui tenir compagnie ! C’est ainsi que nous requérons une seconde purée, à notre avis, mieux « assortie » ! Bien qu’ayant été commandés, dés le début du repas, le nougat au miel, une fois l’instant fatidique venu, fera défaut et nous serons dans l’obligation de reporter notre convoitise sur une tarte fine aux figues et abricots, et deux fondants au chocolat. La tarte fine s’avèrera (très) naturelle sans « fards » avec la pâte, les abricots légèrement dorés et de petites figues coupées en quarts. Une simplicité de bon aloi ! Le fondant, quant à lui, se situera dans les bons « éléments » de sa classe, avec une chantilly en verrine et une boule de glace vanille, certes pas artisanale. L’instant gustatif en ce lieu ne pourra qu’être apprécié parce que fort appréciable !

METropolitan
Cour de l’Hôtel de Caumont - Collection Lambert-5, rue Violette-84 000 Avignon
Tél. : 04 86 81 47 49

Les Filles au Piano - 84 000 Avignon

A l'attention de  nos papilles

Le « coin » gustatif que nous avons découvert en ce jour d’Août, car il s’agit bien d’un coin situé sur une placette du vieil Avignon, s’est tout récemment ouvert à la curiosité des « papilles » Avignonnaises. Dès que vous accédez à l’antre des trois « filles » (en fait, la mère et ses filles), Anne-Marie, Anne-Charlotte et Périne, vous voici « propulsés » (tout est relatif) en un bistrot voué aux grignotes, carpaccio, tartes salées, salades fraîcheur et autres assiettes de charcuterie ou fromages. Le sourire et l’affabilité de Périne aurons engagés notre sélection vers une grande assiette dégustation de Pata Negra (assez) « convaincante » avec un jambon maturé de 36 mois, un poil « clairsemé » ! L’assiette tarte révèlera une tarte poireaux, au chèvre et une Rist d’aubergine. Les entrecôtes (beau produit) se verront accompagnées d’un gratin de pommes de terre (manquant d’un poil de cuisson), d'un mesclun et d’un soupçon de tomate. La dégustation des vins se fera au verre avec, tout d’abord, un Côte du Rhône-Village-Domaine Piaufier-Sablet-2007, hyper élégant et tout en finesse, un argentin Petite Fleur de Lindaflor-Valle de Uco Mendoza au nez intense de cassis mûr et de cuir, et un Domaine Saint-Prefert-2008 en Châteauneuf-du-Pape, puissant, élégant, suave,  avec une pointe de cerise à l’eau de vie ! Côté desserts, ce ne sera pas franchement leur point fort, d’autant que le vacherin glacé se révèlera un poil rigide et difficile à couper ! Le duo de panna cotta caramel et chocolat n’aura pas ce côté séduisant, généreux, onctueux qui lui sied si bien habituellement ! Le gâteau au chocolat se dévoilera comme le seul des trois à mériter l’attention de nos papilles pas franchement enclin à se laisser « gruger » ! 

Les filles au piano
10, rue Galante-84 000 Avignon-Tél. : 04 86 65 48 54



La Table des Princes - 84 350 Courthézon

Un carrefour gustatif…

Située au cœur « stratégique » de Courthézon, cette table non pas (uniquement) destinée aux familles Princières, malgré une enseigne qui pourrait le laisser à supposer, mais à une clientèle appréciant la proximité des domaines de la région ou de professionnels « œuvrant » dans le secteur, vient de changer de mains depuis le mois de Juillet avec, dorénavant, à sa tête, Frank et Agnès. Le chef, et patron du lieu, nous expliquera que la carte étant en pleine mutation, il serait en train de préparer la nouvelle mouture. C’est donc à un florilège de son savoir-faire que nous aurons été « confrontés », notamment, avec les plats du soir (exceptionnellement proposés ce midi), disons, plus gastronomiques ! Ainsi le pressé de lapin en gelée d’estragon, crème brûlée à la carotte, chutney poivron et kiwi, fera dans le (très) honorablement gustatif avec un lapin effiloché en gelée, dès de carotte et sa crème du même légume. La terrine de foie gras, compotée de figues, croissant brioche et espuma de foie gras, ne sera pas le meilleur que nous ayons eu à déguster, mais il affichera fort correctement en bouche une jolie texture. Le filet mignon de porc, millefeuille d’aubergines et tomates, petit jus au romarin, se fera quelque peu « désirer » avec un temps mort plus que prononcé ! Trop cuit, il sera, pas assez rosé, il demeurera ! La petite sauce (mal définie)  n’y pourra pas grand-chose ! Le magret de canard, écrasé aux deux pommes, sauce au cidre, aura un problème similaire outre une relative « maigreur » du produit ! Le filet de bœuf rôti à la fleur de sel, sauce vin rouge, dévoilera un produit respectable, certes bien bleu, sauce vin rouge (très) correcte, purée maison goûteuse, mais manquant souverainement de salaison ! Côté desserts, la banane caramélisée, sur sablé, glace chocolat blanc, révèlera un joli « talent pâtissier », avec une glace vanille artisanale et un sablé pas trop cuit, le tout façon Tatin. Le millefeuille d’ananas poêlé, glace coco, coulis à la nougatine, s’avèrera très joliment « mis en scène » outre l’alliance très appréciable et convaincante. Le délice chocolat noir, coulis de fruits rouges, glace vanille, se dévoilera crémeux, onctueux avec ses feuilles de chocolat noir en « barricade », sa crème Anglaise (malheureusement pas maison) et sa boule de glace vanille ! Tout cela se révèle un poil (trop) lourd, un peu imprécis, mais on espère que notre chef va se « régler » avec une nouvelle carte qui lui correspondra (beaucoup) mieux et des produits beaucoup plus « recherchés » !

La Table des Princes
32, Boulevard de la République – 84 350 Courthézon – Tél. : 04 90 30 89 84

Sunday, October 24, 2010

Zocalo - 84 000 Avignon

Allez chercher à comprendre…

Sur la place des Corps Saints, une curiosité de l'endroit fait que cinq à six restaurants (ou considérés comme tels)  se « partagent » (ni généreusement, ni franchement) un lopin de (large) trottoir en son centre avec pour chacun d'entre eux, un nombre parfaitement inégal de tables et de chaises. Bizarre, me diriez-vous, mais allez chercher à comprendre ! Toujours est-il que notre petite table du jour se « love » de chaque côtés de la ruelle avec la salle pour la période « hivernale », et la place pour les beaux jours. Chez Zocalo, Selma, la maîtresse du lieu, fait dans l'extrême gentillesse et douceur tant au niveau de l'accueil que dans le service qu'elle assure toute seule. Ici, on fait indéniablement dans la simplicité d'exécution et de mets. 
L'assiette orientale, mesclun, boureks de bœuf (une sorte de brick roulée), courgettes à la menthe, houmous, révélera de jolies produits, un savoir-faire indiscutable mais également, et malheureusement, un poil trop de salade. Côté plat de « résistance », nous nous engagerons vers trois « formules du jour » avec une épaule de veau rôtie à la menthe et au citron, écrasé de pomme de terre, fort goûteuse, et cuite de façon idoine. La sauce à la menthe ne laissera pas du tout indifférent !  Côté desserts, nous déclinerons notre gourmandise en cinq versions, l'une en crumble de nectarine, hyper bien conçu, l'autre en fondant au chocolat maison suave et généreux, un troisième un cheese cake, pâte à la cannelle, du jour, un quatrième en tarte au citron meringuée naturelle à souhait et un dernier avec la même pâte mais cette fois-ci aux pommes ! Pour les digestions ce sera un (rare) vrai thé à la menthe servi à la marocaine, « bien serré » ! Une petite adresse sans prétention et sans (mauvaises) surprises !

Zocalo
23, place des Corps Saints – 84 000 Avignon – Tél.: 04 90 16 90 49


L'épicerie - 84 000 Avignon

Bistro-brocante

L’église Saint-Pierre nous avait « attiré » irrésistiblement vers cette petite place (du même nom), et puis « coup de cœur », presque « enlacé », une terrasse celle de L’Epicerie. Une large terrasse « assise » sur des pavés disparates. La déco intérieure du lieu fait dans l’hétéroclite dans un espèce de bric à brac « bistro-chic » avec ses multiples boites « chinées » en brocante, Omo, Skip, La Vache qui Rit, et plein de produits de nos grand-mères … Christine, la maîtresse des lieux, en passionnée de « chine » qui se respecte, a su insuffler à son espace « bistro-brocante » une âme que l’on ne saurait lui contester ! Notre choix aura pris près de 10 longues minutes ! Les petits légumes farcis à la provençale font dans la grande finesse, et l’exceptionnel ! La farce n’a strictement rien à voir avec celle des petits farcis Niçois ! On est là dans le spécifique, si ce n’est le magique ! La tatin de foie gras réserve de belles surprises gustatives, avec sa confiture d’oignons, elle séduira le plus « contestataire » des palais ! Le filet de bœuf en croute de foie gras, vraies frites et crumble de légumes, fait un peu dans l'omission côté croute, mais, côté sauce au foie gras (un poil trop saisie), dans extrême subtilité.  Les frites sont « gargantuesques » et comme on aimerait à les rencontrer (beaucoup) plus souvent ! Le tajine de veau au citron, menthe et coriandre, semoule parfumée n’aura pas tiédi, c’est le moins que l’on puisse dire, et il fera montre d’une indéniable finesse avec sa sauce citron-coriandre un poil sucrée, le tout servi dans son plat spécifique. La poêlée de gambas fera, quant à elle, « étalage » de sa grande générosité. Ainsi, huit belles gambas auront tôt fait d’être « décortiquées » et dégustées. Côté douceurs, on versera dans le séduisant avec un mi-cuit au chocolat aguichant à plus d’un titre d’autant, qu’opportunément, il sera « escorté » d’un caramel coulant au beurre salé. La coupe (en fait une assiette creuse) glace aux sorbets de l’été se contentera de deux parfums (parfaitement à notre goût), abricot et passion, des sorbets artisanaux excellentissimes !

L’épicerie
10, place Saint-Pierre-84 000 Avignon- Tél. : 04 90 82 74 22




Friday, October 22, 2010

Mas de la Dragonette - 84 320 Entraigues

Haut les cœurs….

Je ne dirais pas qu’il s’agit là du « parcours du combattant », mais il est indéniable qu’il nous aura fallu prendre la direction de Sorgues et suivre celle du Domaine Château Gigognan (largement fléché) pour, juste après l’enseigne du dit Domaine, quelques 400 à 500 mètres plus loin, tourner prestement sur notre gauche, pour y parvenir. Là, tout au fond d’une petite route (sans issue), une jolie bâtisse du XVII ème, tout à la fois destinée à la restauration et au confort nocturne de leurs hôtes (maison d’hôtes). Nous voici donc rendus chez Thierry Piedoie, et sa femme, l’un des jeunes chefs de la génération ascendante ! Accueil (très) décontracté mais, cependant, réservé, de Monsieur Piedoie que nous ne pourrons éviter puisqu’il « œuvre » en cuisine, passage obligé. Disponible il est, disponible il restera ! Pour commencer, allez n’hésitons-pas, une salade de tourteaux aux artichauts, des fettucini au homard, et un foie gras poêlé, gelée de fleur de pissenlit, salade mêlée.
 Monsieur Piedoie fait, indéniablement dans la (très) belle finesse d’exécution, avec des produits on ne peut plus respectables ! Comme disait, à son sujet, un propriétaire de restaurant sur Avignon peu enclin à la flatterie, c’est le meilleur chef d’Avignon ! Le filet de taureau grillé, et émincée aux anchois, petits légumes du jour et risotto minute fera dans la relative excellence. Cuisson idoine, produits superbes et tour de main indiscutable ! Le loup de ligne à la plancha, risotto minute, et mini carotte, dégagera des saveurs marines appuyées, fort séduisantes en bouche. Les filets de canette rôtie au miel, en émincé, risotto, haricots plats, mini carotte ne se révèleront peut-être pas à la hauteur de nos attentes. Toutefois, il faut là rester mesuré, tant cela peut devenir affaire de goût ! La dégustation des vins se sera déroulée au verre, avec le conseil avisé de Madame Piedoie. Un Montagny 1er cru- Montcuchot -2007 en blanc, un La Ferme Saint-Pierre – 2008 - Côtes du Ventoux en rouge, ainsi qu’un Vacqueyras-Jean-Marie Arnoux - Domaine du Vieux Clocher – 2006 en rouge ! Une mini Faiselle aux herbes et à l’huile de noix (pour deux) suffira largement à préparer nos papilles aux incontournables « douceurs » du moment. Un fondant au chocolat noir et sa glace vanille maison, très chocolat très fondant, juste croquant et coulant comme il se doit. Un framboisier, sorbet et coulis, toujours maison, crème fouettée, framboises fraîches, coulis de framboise et basilic frais, « nickel » ! Un gratin de mirabelles conçu minute, et sa glace vanille (toujours maison), fort joliment initié ! Il est, cependant, regrettable que ce mardi-là, nous ayons été les seuls clients du lieu ! Il est vrai que l’auberge correspond parfaitement à une ambiance de week-end mais, à ce point, je ne le pensais pas !
Menu du marché à 23 €, du dimanche au gré des saisons à 30 €, carte à 37 € et mets et vins à 75 €.

Mas de la Dragonette
Restaurant-Chambres d’hôtes
Route de Sorgues – 84 320 Entraigues- Tél. : 04 90 39 20 77
www.masdeladragonette.com / masdeladragonette@yahoo.fr 

Saturday, October 16, 2010

Lou Pequelet - 84 350 Courthézon

Tout en discrétion

Cette petite table (reprise il y a quatre ans), nous ayant été tout récemment indiquée, il était, somme toute, logique que nous tentions de la « découvrir ». Je dirais, soyons honnêtes, que nous aurons quelques peines, malgré le fléchage, à mettre la main dessus d’autant qu’au dernier carrefour aucune indication n’est apparue ! Arrangez-vous la cravate ! Pourtant, la petite auberge dans les tons beige et rouge, sur la place E. Daladier emplie de grands platanes, fait certes dans la discrétion ! Côté déco, on demeure dans la bonne tradition régionale avec poutres apparentes, si ce n’est massives, voutes « briquées » ou de pierres taillées, niches et chaises cannelées, etc., etc. Pas de quoi « grimper au rideau » mais, on vient ici, rappelons-le, pour manger, déguster et, si possible, apprécier ! Christophe, le chef, et sa compagne Sandrine, jouent la carte du discret-sympa, avec un accueil feutré, et digne. Côté cuisine, on fera dans le qualitatif, le subtil, on pourrait dire le semi-gastro (expression que j’exècre), mais finalement, Christophe a défini son propre style, sa propre personnalité ! Le cake aux olives et caviar d’aubergines servi tiède fera dans la séduction ! Esthétique dans la présentation, et séducteur pour les papilles. Le foie gras de canard aux pistaches et compotée d’abricots, n’aura qu’un seul réel défaut, de ne pas être suffisamment généreux !
 Malgré l’épaisseur de la tranche, la noix de gigot d’agneau rôti à la fleur de thym, cocos de Paimpol au pistou, fera dans la tendresse du produit et la justesse de l’alliance. Le pavé de rumsteak rôti au sel de Guérande, arborera d’excellents petits légumes frais, croquants à cœur, choux fleurs, haricots plats et verts, petits pois et carottes. La crépinette de cuisse de lapin à l’estragon surprendra nos papilles au point de la comparer aux meilleures du genre ! 
Côté douceurs, réservés dès le début du repas, le mi- cuit au chocolat noir, glace vanille, n’aura pas franchement la chance de nous étonner ! La Tatin de pomme caramélisées, glace vanille ne s’avèrera pas franchement dignes de lui ! Genre de Tatin que l’on rencontrerait dans la plus élémentaire des brasseries. Par contre, les figues rôties au miel de pays, glace Bailly et croquants aux amandes maison, m’apparaîtront comme « la » réussite, l'incontestable spécialité du chef. Un déjeuner fort agréable, symptomatique du savoir-faire du chef, mais, côté desserts, mis à part les figues rôties excellemment concoctées, le reste n’est pas, loin s’en faut, à la hauteur  de ses capacités ! Dommage, car, jusque-là, son « parcours » gustatif nous apparaissait très intéressant. Gageons qu’il élargisse sa dextérité vers une carte des desserts beaucoup plus étoffée !
Fermé le mardi soir et  le mercredi.

Lou Pequelet
3, place Edouard Daladier – 84 350 Courthézon – Tél. : 04 90 70 28 96



Friday, October 15, 2010

Le Cupidon - 84 000 Avignon


Il vous ira droit au cœur…

C’est là le genre de table « découverte » que nous sommes heureux de communiquer, d’autant qu’elle possède de « jolis » arguments tant au niveau de la déco que dans l’assiette. On est là dans le style pierres apparentes, rideaux de lin beige, sol en parquet gris acier, chaises provençale cannelées, tables nappées rouille-chocolat et bordeaux, petites serviettes en papier orangé, ou tête de nègre, et puis une expo permanente de toile régionales, notamment, ces Arlésiennes. Côté cuisine, Brigitte Legrand, la patronne, fait dans le « simple mais bon », une cuisine conçue à base de produits frais proposant, notamment ce jour-là, un jambon cru-melon bien « choisi » et irréprochable, une andouillette de Troyes cuite au four, et au vin blanc, un tartare de bœuf, frites bien « blanches » comme souhaité, salade fraîche (et non en sachet industriel, si vous voyez ce que je veux dire !), mais également des tagliatelles au foie gras fort honorables. 
Côté desserts, elle ne s’en sort pas si mal que cela, avec une sincérité évidente, en nous réservant la primeur de sa tarte tatin, boule de glace vanille, sa tarte aux poires fondant de chocolat, son moelleux au chocolat, crème Anglaise, sa crème brûlée vanille bourbon, et son tiramisu aux fruits rouges tout frais du matin !
Formules à 17 et 25 € (entrée + plat + dessert)
Ouvert du lundi au samedi 11h 30 à 14h30 et 19h à 22h. Terrasse intérieure, repas à thèmes.

Le Cupidon
19, rue des Lices-84 000 Avignon – Tél. : 04 90 25 66 84


Tuesday, October 12, 2010

La Vieille Fontaine - 84 000 Avignon


La passion des mets...

L'accueil en ce samedi midi (plutôt treize heures), marquera les « annales » de la courtoisie avec l'ouverture de la porte du lieu par le maître d'hôtel, Thierry Bruggier, l'accompagnent en salle, et l' installation en cette table au fond à droite près de la fenêtre avec vue sur le patio. Un petit détour par les toilettes, et nous voici confortablement attablés, assis en des fauteuils de velours gris, anneau-poignet doré au dos, en un espace séduisant quoique classique ! Le service est (hyper) bien « huilé », affable (n'en parlons pas), et très professionnel ! Aurions nous été repérés ? Que nenni ! Puisque nous nous annonçons toujours, et opérons à visage « découvert » ! J'exècre le fait de se « masquer », et d'opérer en client « mystère » ! Si vous me rencontrez, vous comprendriez beaucoup mieux! Ceci étant dit, nous voici « embarqués » pour la grande « aventure » culinaire, avec un chef comme on en fait (peut-être) plus, Bruno d'Angelis, un passionné comme nous ! La salle fait dans les tons taupes, plafonds à caissons, moulures blanches, toiles de Lou Lélée en sous-verre, accrochés aux murs. Sur la cheminée, à gauche, toute une série de photophores aux armes de l'hôtel, et maximes fort édifiantes.
Le sommelier, Cédric Brun, viendra nous proposer avec l'accent du cru, un apéritif, notamment, une coupe de champagne Bollinger rosé. Aucune objection à cette proposition, votre Honneur ! Thierry, le maître d'hôtel, fait dans l'élégance mesurée, mais tout en simplicité, et sincérité. Les pré-amuses-bouche, et amuses-bouche, s'enchaineront avant, pendant, et après notre commande. Une mini panna cotta de topinambour, mousseline de courgette et œufs de truite en verrine, engagera le « bal » gustatif, puis un velouté de potiron crème fouettée au mascarpone et saumon fumé, et cake aux noisettes, le tout concocté avec extrême finesse et subtilité. Le maître d'hôtel, « en cœur » avec ses collaborateurs, s'avancera avec un gaspacho de tomates anciennes, d'autres en salade à la fleur de sel, gelée de tomates vertes et croustillant parmesan-thym, flatteur à l'œil, et séduisant pour les papilles. Simplicité des mets, subtilité des alliances ! Les sardines fraîches en filet, huile d'olive-citron, mousse de courgette, ficelle de pain noir toasté, glace à la moutarde de Meaux, « scotcheraient » même le plus farouche adversaire des sardines emboitées ! Délicatesse et suavité seront de mise ! Le foie gras de canard pressé aux jeunes poireaux, vinaigrette à la truffe d'été, petits pains au café d'épeautre, n'aura pas vraiment eu son pareil, question texture et générosité ! C'était très certainement le meilleur et le plus « évolué » que nous ayons eu à déguster, sur toute la région, au risque d'en « blesser » certains ! Chemin faisant, Cédric, le sommelier, nous aura entraîné dans une douce dégustation au verre d'un vin de table de France, rouge-Les Roulières-Henri Bonneau, d'un Châteauneuf-du Pape-rouge-Vieux Télégraphe 2004, d'un Côtes du Rhône, rouge – Château Fonsalette-2001-Rayas et d'un Vacqueyras, rouge-Rouca-Taumba-2007, les Restanques de Cabassole. Sauf que, comme à l'accoutumé en pareil situation, j'aurais « abandonné » dès le deuxième cru ! Le filet de daurade Royale en émincé d'écailles, poêlée de cèpes (frais) en cassolette d'argent, tout comme le  homard bleu des côtes Bretonnes ouvert et rôti au saté, cœur de céleri branche fondant, la pulpe moelleuse, jus de carapace émulsionné au géranium odorant, joueront la « mise en scène » idyllique, la configuration des saveurs et la fraîcheur de produits absolument irréprochables ! Le ris de veau doré au beurre d'algues, les légumes du marché, jus aux amandes fraîches, truffes d'été rappées, recommandé par Thierry Bruguier, n'aura de cesse que de convaincre des papilles, certes pas « blasées » mais, comment dirais-je, pour le moins « entrainées »!
 Objectif atteint et même surpassé !  Ce chef là, outre que de posséder une belle personnalité, a su s'inspirer de son Asie bien aimée, Shangaï, notamment, où il aime à se rendre de temps à autres. Il révèlera du premier amuse-bouche au dessert, une fort évidente constance. Le chariot du fromager dévoilera de jolis petits « trésors » astucieusement sélectionnés. En pré desserts, une chouquette à la mousse de chocolat blanc et citron vert (très subtilement suggérée) nous entraînera vers un carrousel de douceurs. (commandées dès le début du repas). Le soufflé au chocolat, cœur fondant à l'abricot, abricot semi-confit parfumé au thym, sorbet abricot, le pain perdu à la fleurs d'oranger, pêche tiédie au lait d'amande, glace au miel, et éclat de nougats ou le blanc manger à la noix de coco et citron vert, mangue, compote au kalamansi, dacquoise coco, sorbet exotique, n'engageront qu'à un seul constat ! Subtilité, inventivité et excellence ! Et même si les avis sont souvent « partagés » s'agissant de ce chef, à notre avis sincère et talentueux, il n'en demeure pas moins que même si le fameux guide rouge, en un mot, le Michelin qui aurait la fâcheuse tendance à se considérer (et à être  considère par certains comme la « bible » de la gastronomie), celui qui peut se permettre de faire et défaire les renommées, et les carrières, en attribuant ou en retirant avec plus ou moins de bonheur, et de justesse d'ailleurs, des étoiles, sans tenir compte véritablement d'autre chose que de l'assiette, et rien que de l'assiette quitte même, comme cela semble être le cas avec la Vieille Fontaine, à faire en sorte de trouver tous les « prétextes » possibles, et envisageables, pour leur retirer l'étoile tant convoitée (et si difficile à conserver) sans avoir même procéder à la moindre dégustation !
 L'un des 14 inspecteurs qui a cru opportun de régler un compte (personnel ?) avec cette table, n'a pas pu « tester », et donc apprécier, les indiscutables talents de Bruno d'Angelis ! Que ce dernier se rassure ! Pour ce qui nous concerne, nous lui (ré)attribuerons d'office l'étoile disparue, et en rajouterons même une seconde si, et seulement si, cela était dans nos attributions ! Nous nous contenterons donc, si je puis dire, de tenir compte de tous les paramètres en présence, et de faire montre de ce qui nous anime quotidiennement à savoir l'impartialité et la sincérité !

La Vieille Fontaine
Hôtel d'Europe *****
12, place Crillon – 84 000 Avignon -Tél.: 33 (0)490 147 676 / Fax.: 33 (0)490 147 671


Friday, October 8, 2010

Extramuros - 84 000 Avignon


Extra ou introverti ?

C’est, très certainement, l’une des brasseries les plus « stylées » que nous ayons eu à « tester » sur Avignon. Il est vrai qu’avec sa déco des plus atypique, elle surprend d’entrée de jeu, sans « sombrer », toutefois, dans le « branchouillard » ! La porte franchie, vous voici donc « plongés » dans l’univers de Françoise et Frédéric Laloy, les heureux propriétaires du lieu, un lieu, comme ils se plaisent à dire, non pas « in » mais « off » ! Son bar en chêne patiné et zinc, ses lustres à pampilles, et fausses bougies, de fer forgé, son « méli-mélo » de miroirs anciens, si ce n’est baroques, ses tables carrées, ses chaises translucides « griffées » Philippe Stark, lui confèrent une ambiance à nulle autre pareille. C’est donc face aux remparts que nous dégusterons un foie gras mi- cuit façon Extramuros, généreux et goûteux tels que nous les apprécions, un pavé de thon « juste » saisi, concassée de tomates et échalotes (à part), ratatouille maison ( ?) et, grosses frites juste dorées. La bavette d’aloyaux poêlée aux échalotes confites se révèlera fort goûteuse, certes pas très généreuse, mais, avouons-le, ce jour-là, (très) suffisante. Le filet de bœuf poêlé, gratin dauphinois (brûlant, on ne s’en plaindra pas trop !), se dévoilera hyper copieusement, et d’une qualité parfaitement honorable ! Le rosé Côtes du Rhône, Château d’Hugues-Rosé du vent-2007 s’avérera (superbement) fruité, rond en bouche et judicieux avec les mets choisis. N’omettons pas de signaler notre « passage » du côté des toilettes fort aguichantes, notamment, avec un mur en savon de Marseille (curiosité de l’endroit), et une robinetterie atypique, et lumineuse. Côté desserts, nous aurons laissés nos papilles « décider » de  notre sort avec une crème brûlée à la vanille Bourbon, onctueuse, crémeuse, et hyper (bien) vanillée. Bravo au chef ! La pomme au four, cannelle et brin de romarin aura le mérite de respecter notre ligne, et nous ne pourrons que lui en être gré ! Quant au gâteau moelleux au chocolat (15 minutes d’attente), glace au chocolat blanc, il se situera, soyons objectifs, dans la bonne moyenne de « sa » catégorie culinaire ! L’« affaire » aura été « conclue » en à peine quarante à quarante-cinq minutes, ce qui augure assez bien de la célérité du chef, et du service !
Les jeudis jazz d’Extramuros, entrée libre dès 20 heures.

Extramuros – 44, boulevard Saint-Michel – 84 000 Avignon- Tél. : 33 (0)4 32 74 22 22



Tuesday, October 5, 2010

Le Cochon Bleu - 84 000 Avignon

A suivre de prêt

C'est un petit « lieu » très hétéroclite auquel nous avons rendus une visite courtoise aujourd'hui, un lieu convivial d'à peine une (petite) trentaine de places, mais quelle ambiance, quel accueil! Du genre que l'on aimerait à rencontrer beaucoup plus souvent ce qui, à Avignon, ferait (relativement) défaut! Ici, le décor, fait « comme » au théâtre, il change régulièrement. Ce jour, nous aurons choisi ce petit box, façon brasserie avec sa vitre opaque, face à ce panneau en bois issu d'une maison bourgeoise. Tout est « récupéré », tout est réadapté pour donner cet « alliage » très « personnalisé »!
Côté cuisine, nous avons choisis la carte des spécialités. Allez, ce sera un crumble de pommes au foie gras poêlé, une assiette d'escargots de Bourgogne façon maître d'hôtel (une douzaine, des gros de Lyons !) et une salade de gros raviolis à la truffe d'Italie. Si le foie gras, excellemment saisi, « surplombe » la compotée (en dés) de pommes non sans une certaine majesté, la douzaine d'escargots fait dans le « grandissime » et la succulence ! Le produit est idéalement sélectionné, et originaire de Lyon, c'est tout dire (référence à Georges de Lyons)! La salade de (gros) raviolis à la truffe fera, quant à elle, dans la belle générosité!
 Fins et exquis, ils seront! Le filet de veau s'encanaille d'un feuilleté et d'une sauce au marsala. Il lui manquera simplement une cuisson un poil plus rosée! Le magret de canard rôti entier au miel de Romarin frisera la (quasi) perfection avec un produit sans reproches aucuns et une cuisson idoine. La cassolette de Saint-Jacques à la créole, riz safrané avait des arguments incontestables mais, pour ce qui me concerne, n’aura pas la « classe » gustative de ses prédécesseurs. Avec un Château d’Hugues-Côtes du Rhône-2000 nous serons dans la bonne mesure. Nous n'aurons pu terminer ce « test » sans l'aspect douceurs. Vous en conviendrez aisément! C'est la raison pour laquelle (ou tout du moins l'une des raisons) nous succomberons au délire de Raphaël, un moelleux chaud au chocolat en cocotte, surmonté de sa boule de glace vanille. Impeccable! Le Chopito glacé, un soufflé glacé à la Vodka, certes glacé, mais manquant, sérieusement, de ce côté alcoolisé et saisissant propre à la Vodka! La crème brûlée à la vanille ne fera pas exception et se révèlera bien « sous tous rapports »! Le nougat glacé n'aura, quant à lui, rien de révolutionnaire d'autant que le mélange coulis de fruit rouges et caramel beurre salé, à mon humble avis, ne sera pas de nature à  « scotcher » nos papilles! Une adresse à retenir, cependant, et à suivre de (très, très) prés !
Ouvert du mardi au dimanche.

Le Cochon Bleu
9, rue d'Annanelle – 84 000 Avignon – Tél.: 04 90 82 95 10 /   www.lecochonbleu.fr

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...