Saturday, July 16, 2011

La Maison d'Isidore - 13 210 Saint-Rémy-de-Provence


Dans les règles de l'art !

C'est certainement la plus charmante hôtesse que vous pourrez rencontrer sur Saint-Rémy, et même dans les environs, quelqu'un qui ne dirige pas seulement sa maison d'hôtes, mais qui la « vit » au quotidien pour, et avec, ses hôtes de passage qu'ils soient, comme nous, Français, Belges, ou issus du pays du Soleil Levant, une « configuration » effective en ce 14 Juillet, lors de notre séjour en ce lieu hors du temps, pourtant « blotti » au cœur même du village, juste derrière la mairie. Une petite ruelle laissant à peine passer une voiture, voilà tout ce qui nous permettra de déposer nos bagages devant la vieille porte à code et parlophone (une touche de modernité indispensable, malgré tout), donnant accès à cette bâtisse du XVI ème siècle totalement restaurée dans les règles de l'art !
 La coursive-patio, dalles de pierre en dénivellation usées par les siècles, petites marches, tables et chaises de jardins, transat de bois naturel vieillis par le soleil, poteries, « bouquets » d'hortensias, lauriers roses, jasmin, et olivier d'Espagne, ou lanternes en suspension, camperont une atmosphère très « villageoise » emplie de calme, de volupté et de gazouillis d'oiseaux ! Dés 9h30-10h le soleil « léchera » le premier et le second niveau pour finalement « plonger » sur nous, et favoriser un besoin naturel de soleil, et l'écriture de mon article ! 
Au rez-de-chaussée, la salle du « petit déj' », un « petit déj' » bucolique, naturel, proposant jus d'orange (non pressé), croissants du boulanger, pain de campagne et baguette frais, confitures artisanales, beurre en terrine, salade de fruits frais et assortiment de charcuterie pour les inconditionnels ! Thé et café, enfin, se révèleront de bonne facture, une réelle exception sur la région, surtout côté café ! Nous aurons « hérités » de la junior suite (en duplex) « Bohème », une suite de plein pied , porte vitrée, rideaux à fleurs engageant en un petit espace avec armoire, guéridon nappé et fauteuil gris clair chinés, lit une place à boutis sous l'escalier de pierre brut donnant accès à la chambre quant à elle beaucoup plus généreuse ! Un petit écran L.C.D (chaîne T.N.T) permettra bien de se tenir informé, mais le confort du fauteuil fera relativement défaut au point de ne pouvoir y demeurer plus d'une heure durant ! 
Dommage, car, à l'étage, la surface de l'espace sommeil aurait largement permis un grand écran L.C.D mural visible soit du lit ( un peu ferme, soit dit en passant), soit d'un fauteuil à oreillettes propice à ce genre d'exercice. Le mini canapé d'époque, couleur bouton d'or, à galon, n'aura pas la chance de pouvoir y remédier ! La climatisation, a contrario, fonctionnera à merveille, pour se diffuser efficacement sur les deux niveaux. Il est vrai que l'aspect pierres apparentes judicieusement restaurées, poutraisons cérusées, et sol bétonné, octroiera à cette junior suite un cachet indéniable ! Du côté de l'espace bains, hormis une esthétique assez soignée, baignoire sur pieds, à voilage, coiffeuse de fer forgé, vasque rectangulaire, rideaux vénitiens, et toilettes intégrés, le côté pratique n'aura pas été vraiment « appréhendé » sous le meilleur angle ! Ceci étant, il faudra plutôt retenir le charmant accueil de Marie-Christine, la maîtresse du lieu, dévouée, autant que faire se peut, au bien-être de ses « pensionnaires » d'un jour !
Maison d'hôtes de 3 chambres à 160 €. Parking protégé.
Note : 13,5/20

La Maison Saint-Rémy d'Isidore
5, rue Isidore Gilles
13 210 Saint-Rémy-de-Provence
Tél.:+33 (0) 689 607 456 


L'art de Vivre - 84 800 L'isle Sur La Sorgue


Chez Bibi !

Du côté de l'église de la Collégiale, et d'un petit canal de la Sorgue qui lui « friserait les moustaches », cette « petite » table d'à peine une vingtaine de couverts « drivée » par Corinne, et Didier son chef et mari, fera plaisir à voir ! Murs de pierres apparentes, poutraisons, sièges tressés exotiques, et fond musical jazzy susurré, lui conféreront une atmosphère séduisante propice à une dégustation sereine ! Le foie gras de canard aux poivres de Séchouan et Armagnac maison, confiture de figues et mesclun, emportera notre adhésion dès le premier coup de fourchette. Suavité, et rectitude de la conception ! Rien à redire ! La gelée de tomate au basilic, tapenade noire et verte, mesclun, vinaigre balsamique, interpellera nos papilles par sa simplicité d'exécution. L'escalope de foie gras de canard poêlée, et ses pommes fondantes, frisera le respect avec une escalopine généreuse, et idoine en cuisson. Les gambas (pas si gambas que cela, d'ailleurs !) décortiquées, marinées aux épices, riz Camarguais, brunoise de légumes, et sauce aux crustacés, bien que fort honorables, manquerons d'un peu de « courage » dans la préparation, je dirais même de
combativité ! La pluma Pata Negra à la plancha, rates, et brunoise de légumes, s'affichera tout en humilité et en décontraction. La cuisse de canard confite, pommes de terre rates démontrera qu'un met de qualité se doit d'être justement apprécié ! Côté douceurs, la tarte aux pommes (annoncée comme non maison), mais artisanale, nous engagera à une certaine clémence, car fort honorable. L'Irish coffee s'exprimera ouvertement, spirituellement et efficacement ! Impeccable, même si Corinne n'en sera pas plus convaincue que cela ! La pana cotta aux abricots, pistaches, et le tirami-su aux spéculoos, et boule de glace, sembleront conformes à leur réputation, une réputation pas franchement usurpée !
Menus : plat + dessert 22 € , entrée + plat 23 €, et entrée + plat + dessert 27 € à choisir dans la carte
Fermé le dimanche soir et lundi.
Note 11.5/20

Restaurant l'Art de vivre
3, rue Molière
84 800 L'Isle-sur-La-Sorgue
Tél.: 04 90 20 18 21 



Thursday, July 14, 2011

Toile Blanche - 06 570 Saint-Paul


Une œuvre en deux actes

Telle une galerie d'art, notre hôtel-boutique, plutôt maison d'hôtes d'ailleurs (pardonnez mon
audace !), planté à flanc de colline, avec vue sur le vieux village de Saint-Paul (mais pas que !), jouxtera une autre maison d'hôtes beaucoup moins idyllique, celle des « gens d'armes » ! A peine distante d'une cinquantaine de mètres d'aucuns pourront trouver le voisinage fort rassurant, quant d'autres le trouveront totalement dissuasif ! Qu'à cela ne tienne, mettons ces considérations de côté, et pénétrons l'antre de Dani et Nadine Leroy, par le portail à code donnant accès à un parking d'une huitaine de places. Aisance, donc, pour se garer, mais, également, pour descendre par l'escalier dans le cœur de cette demeure, un vieux mas de 1890, totalement « réinterprété » en 2003, selon une œuvre en deux actes, l'un consacré à l'hôtellerie, et l'autre à la restauration. Guillaume Mantis, le nouveau directeur, nous aidera à porter nos bagages en chambres, les n°1 et n°2, en face à face, toutes deux agrémentées d'une porte de bois massif à poignée verticale de fer forgé « rouillé ». Un tour de clé plus tard, et nous voici propulsés en un espace de quelques 23 m², aux dominantes de béton lisse, rideaux de lin beige, lit king size, jeté de lit nacré, draps et taies d'oreillers conçus tout spécialement au Maroc, tables de chevets massives contemporaines, hautes lampes de métal « rouillé » (attention, c'est fait exprès !) à lumière tamisée, fauteuils de cuir blanc et bois, et puis,
deci delà, quelques « œuvres » réalisées par les deux propres fils de la maison, Nicolas et Grégory, très Bandt Art (Leroy Brothers Art Studio), en outre chefs de cuisine, pour vous servir ! Côté salle de bains, il nous suffira de descendre quelques marches pour pénétrer une alcôve où marbre veiné pour la baignoire, et zinc pour les vasques, domineront une ambiance très zen. Toutefois, l'aspect climatisation, mini bar (dans le placard), écran L.C.D Sharp, et connection wifi (en outre très performante), n'aura pas été occulté, loin s'en faut ! De notre fenêtre ouverte sur le nouveau sun' deck , la terrasse, ou la piscine inspirée du bassin à la Provençale, tout un florilège d'arbres plus ou moins répandus, néfliers, palmiers ou avocatiers, engageront à une quiétude incontestable. Côté « petit déj' », la première matinée verra, à titre exceptionnel (le « petit déj' » étant habituellement servi en salle ou en terrasse), trois membres du personnel, Guillaume Mantis en tête, nous amener un plateau de viennoiseries, et autres pain brioché, pain au céréales, pain blanc, beurre et autres confitures « maison », outre un jus d'orange lui aussi « maison », soit-dit en passant gustativement assez aguichant, une assiette de nectarine émincée, et un petit bouquet de fleurs du jardin, l'attention qui touche ! Il est vrai que trois nuitées n'y suffiront pas vraiment pour estimer le lieu autant qu'il le mériterait !
7 chambres doubles à partir de 165 €.
Note : 14/20

Toile blanche
826, chemin de la Pounchounière
06 570 Saint Paul
Réservation au : +33 (0)4 93 32 74 21 

Toile Blanche - 06 570 Saint-Paul


Au niveau des meilleurs ?

Notre « approche » de l'aspect gustatif de la Toile Blanche se fera par une belle journée de week-end de Pentecôte, en terrasse, avec vue sur le bassin et ses fameuses carpes Koï japonaises, à l'ombre d'un avocatier généreux. Au service, Guillaume Mantis lui-même, et au « piano » les frères Leroy, Nicolas et Grégory, deux « artistes » de la cuisine contemporaine, une dualité prometteuse dont nous aurons expérimenté les talents ! La fraîcheur de melon, jambon cru séché, fera montre d'une jolie humilité, et une alliance séduisante. Son rôle, « initier » notre palais, l'inviter à un frémissement gustatif ! Le filet de maquereau poêlé, graines de sésame, aurait pu friser l'excellence, mais l'association, en verrine, d'un Bloody-Mary au waterzo, beaucoup trop « enlevé » à mon goût, gâchera quelque peu l'équilibre des saveurs ! Le filet de loup de Méditerranée, quenelle de semoule, aneth, ciboulette, tuile à la cannelle, et épices, charmera des papilles demeurées jusque là (assez) impassibles, sans toutefois parvenir à les dérider ! Une mousse d'amande, pêche pochée, glace citron vert, et crumble de biscuit, et un cake cacao, fraise de Carros, sirop de pétales de roses, et crumble biscuit de Reims (vous savez les grosses « langues » roses) nous offrirons un moment de douceur fort respectable. Il est vrai que l'on ressentira, malgré tout, l'absence d'un chef pâtissier, une carence à laquelle il serait urgent de remédier pour pouvoir prétendre se hisser au niveau des
meilleurs ! Un bon point, cependant, les dégustations de vins régionaux orchestrée par Guillaume Mantis, selon un mode opératoire efficace avec notamment un Champagne Veuve Clicquot, et un Château Marguï, en rosé et en blanc.
Note 12/20

Toile Blanche
Boutique – Hôtel // Restaurant // bar tapas
826, chemin de la Pounchounière
06 570 Saint Paul de Vence
Réservation au +33 (0)4 94 32 74 21 


Artishow - 84 800 L'isle Sur La Sorgue


Hors du « cercle de confiance » !

Nous n'étions pas même arrivés sur l'Isle-sur-La-Sorgue, que nous découvrions, sur le net (comme quoi !), cette toute nouvelle maison d'hôtes, installée, là, au cœur du vieux village, en une bâtisse du XII ème siècle, anciennement Auberge du Cheval Blanc de 1557 à 1917, puis abandonnée durant près d'un siècle à son triste sort pour finir, petit à petit, en état de ruine ! Yves de Montigny, un marchand d'art longtemps passionné par les U.S.A (la bannière étoilée dans l'escalier en attesterait-elle ?), où, à l'entendre, il « œuvrait », se serait révélé comme le rédempteur (tout du moins, le présente-t-il ainsi !) de ces même ruines, et l'initiateur, si ce n'est le maître d'œuvre, d'un lieu atypique, ampli d'histoires. Au fond d'une impasse (ce n'est déjà pas trop bon signe), un grand portail de bois massif. Un doigt sur la sonnette du parlophone, et nous voici invités à pénétrer une coursive de pierres et dallages taillés, de pièces « rapportées » comme cette fontaine, ou cet olivier pas encore centenaire ! Signe révélateur, on ne nous aura pas même proposé de porter le plus petit sac de voyage, ne serait-ce que par courtoisie ! Une musique classique, puis très années 60/70, nous orientera vers le salon cheminée au-dessus de laquelle trônera un cerf en majesté ! La déco (entendez par là le mobilier) fera franchement dans le design de fauteuils de velours rouge Arne Jacobsen, d'autres en métal « grillagé » Mario Botta, ou ces fauteuils coquille d'œuf d'un designer Danois (dont le nom échappera à notre hôte, çà fera désordre pour un marchand d'art!), de rideaux en alu dans l'esprit de Paco Rabanne (comme ces robes, fût un temps, qu'il affectionnait tant !), de lampadaires « araignées » signés Serge Mouille, le tout mis en situation au-dessous de superbes poutraisons très XVII ème ! Côté table d'hôtes, uniquement pour les petits déjeuners (pour certains évènements, un chef pourrait, selon Yves de Montigny, être requis), elle s'affichera en pin satiné, escortée de chaises multicolores, ou à rayures, et, tout autour, comme « figés » aux murs, des vitrines où le « maître du lieu » (ce n'est pas la simplicité qui l'animera !) se plaît à exposer ses « trophées », si je puis dire, de cristaux, de pâtes de verre ou de bronzes ! Une arcade de pierre de taille nous mènera vers une piscine (chauffée) couverte, certes pas olympique, mais suffisante pour se délasser en cette chaleur pesante, car ici les vieilles pierres préserveront, peu ou prou, de ces quelques degrés supplémentaires de début de moins de juillet ! Une petite cinquantaine (45 très précisément) de marches « usées » par les siècles (?) nous hisseront au second niveau d'une tourelle dont chacun des quatre « espaces » réservera dans un style à chaque fois plus personnalisé, une ambiance très galerie d'art, quelque peu déroutante (comme le propriétaire ?) ! Des portes de bois massif rudimentairement closes par un (simple) verrou (bonjour la sécurité durant votre sommeil !) marqueront indéniablement le début d'un « territoire » qu'Yves de Montigny se sera plu à envisager, mais pour qui ? Pour lui, ou pour ses hôtes ? Ainsi, la suite Prével, celle dont nous aurons « hérités » le temps de deux nuitées (car, pour la troisième, nous n'aurons pas souhaité pousser plus avant l' « expérience » !), offrira-t-elle une soixantaine de mètres carrés, en sous-pente, avec « ouvertures » (en fait, des fenêtres sous-dimensionnées) sur La Sorgue ruisselante ! Tons pastels verts et gris, vieux volets intérieurs « déroutés » (dont un complétement biaisé), grosses poutres traversantes, meuble Chinois (bourré de poussière à l'intérieur, le ménage ne semblant pas être leur point fort !), canapés de laine mouchetée du genre que l'on trouve couramment dans les dépôt-ventes, tapis Moyen-Oriental, et masques tribaux (bonjour les cauchemars !), participeront-ils largement à un « métissage » des genres, et des styles ! Une alcôve pour le couchage de deux adultes, et une chambre à la literie opulente (mais très ferme), voilà de quoi satisfaire notre sommeil, tout du moins le pensions-nous ! Que nenni, celui-ci sera pesant, aussi lourd que l'atmosphère dépourvue de climatisations, fort malheureusement tombées en panne le soir même de notre arrivée (et personne pour les dépanner durant les deux jours de notre passage, contrairement aux promesses d'Isabelle, la – pseudo - collaboratrice du propriétaire) ! L'espace bains, tout de vert et noir « vêtu » (et le vert ne sera pas notre couleur favorite, loin de là !) incitera, malgré tout, aux ablutions, et autres rafraîchissements ! L'aspect vélux à télécommande, frigidaire et bar de métal tressé, apportera bien un petit quelque chose au confort ambiant. Côté « petit déj' », il nous aura fallu descendre le prendre en salle car, Isabelle, dans sa grande mansuétude, ne saurait le monter en chambre ! Pensez, quarante cinq marches à gravir cela pourrait friser l'exploit ! L'aspect croissants, baguette fraîche, et mini fougasse (un peu sèche soit dit en passant) issus du boulanger voisin, jus d'orange pressé, thés Dammann et Lipton, et café, là franchement immonde, confitures et gelées, miel crémeux et beurre « reconstitué » en mini bol, ne devrait pas (trop) vous désenchanter, quoique le voisinage d'un propriétaire peu engageant, à la table voisine, nous dissuadera d'office d'une seconde tentative ! Quant je dis cela, c'est qu'à mon humble avis, tout comme du côté de l'accueil, notamment s'agissant de l' « approche » de la clientèle, et compte tenu d'un manque total de psychologie, il y aurait encore de (très, très) gros efforts à accomplir ! Nous aurions pu mettre ces errements sur le compte de la « pression » due à une toute récente ouverture (à peine plus d'un mois) ! Je doute, franchement, quant à moi, que ce soient quatre chambres, certes honorablement appréhendées (mais rien de folichon !), qui justifieraient une quelconque « pression », et, surtout, un tel dérapage ! Ainsi, Yves de Montigny serait bien inspiré soit de revoir totalement sa « copie », soit de s'éclipser au profit de quelqu'un de beaucoup plus fiable, affable, voire physionomiste (ce qui ne devrait pas être vraiment difficile à trouver !) ! Pour l'heure, c'est du grand n'importe quoi, et il ne sera peut-être pas étonnant, si par mégarde vous vous égariez par là, de vous voir requérir, subitement, tout simplement parce que votre faciès ne lui reviendrait pas (on appellera cela un délit de sale gueule, pardonnez-moi l'expression !), votre curriculum vitae ou votre pièce d'identité ! Et pourquoi pas votre code ADN ? C'est dire le degré d'ouverture d'esprit du bonhomme ! Cette maison d'hôtes se devrait d'envisager une toute autre appréhension de la clientèle, mais également, et surtout oserais-je conseiller, d'afficher une sincère et réelle empathie qui lui ferait, indéniablement, défaut, si elle souhaite pouvoir intégrer un jour le « cercle de confiance », faute de quoi il ne m'étonnerait pas qu'elle s'engagea sur la voie d'une disparition annoncée !
Note 6/20
4 chambres, la Prevel 450 € /j et 1.800 €/sem., (location de la maison 10.000 €/semaine) wifi, TV, coffre fort, jacuzzi sur la terrasse solarium, mais pas de garage !

Artishow Bed and Breakfast
Maison d'hôtes
9, rue Denfert Rochereau
84 800 L'Isle-sur-La-Sorgue
Tél.: +33 (0)4 32 61 07 95

Monday, July 11, 2011

Le Vivier * - 84 800 L'Isle sur la Sorgue


Il va leur mener la vie dure !

Si la Sorgue « gustative » devait exister, cela se saurait ! Force sera de constater qu'il n'en est (quasiment) rien, sauf à avoir croisé la route de Patrick et Céline Fischnaller, les heureux initiateurs et propriétaires, d'un lieu dédié à la (vrai) gastronomie ! Depuis six ans, cette table, située à un (petit) kilomètre du centre ville, mènerait la vie dure à tous ceux qui se réclameraient, de près ou de loin, d'une quelconque appartenance à ce « club » assez fermé des authentiques chefs de cuisines ! Ici, le maître d'œuvre, c'est Arnaud Vaumerel, un virtuose qui s'entend (discrètement) de la salle rien qu'au fouet qu'il manierait non sans maestria ! Le service se révélera (très) efficace, sans temps mort, et enjoué ! L'aspect amuse-bouche s'avèrera très prometteur avec une brandade de morue en verrine, parfaitement désalée. Le pressé de foie gras et anguille, confiture fumée au Porto Pedro Ximénez, développera une alliance de saveurs inattendues et, finalement plus que délectable. L'assiette façon tapas, soupe de poissons de roche, petite huître panée, et tourteau condimenté, gingembre, piment, citronnelle, mayonnaise, œuf de caille mollet, crémeux de pois chiche, rouget en gelée de crustacés, carpaccio de Saint-Jacques au sel d'agrumes, et foie gras à l'anguille fumée, fera des « ravages ». La palette de légumes printaniers, œuf cuit mollet et pancetta, laissera immanquablement imaginer un tableau printanier, où œuf mollet, purée de pois chiche, asperge verte, fenouil, et mini navets, seront les acteurs involontaires d'une « œuvre » culinaire aux couleurs chatoyantes ! Le dos de sandre rôti, sabayon de cèpes, raviole de pied et ris de veau, nous l'interprètera « savante » et « mutine », la pièce de bœuf au sautoir, paleron confit au vin rouge, asperges et cannelloni d'artichaut au Vadouvan, exhibera une authenticité « réinterprétée » et totalement décalée. Pour le pithiviers de pigeon des Costières aux cèpes et foie gras, disons que ce sera « le » grand moment, celui où l'on perçoit tout le savoir-faire d'un passionné. Nous céderons, finalement, à l'attrait d'une assiette de fromages fermiers, uniquement par gourmandise, mais raisonnablement partagée à trois ! Pas pleutres pour un sou, nous assimilerons une palette de Comté, brebis de Corse, Vacherin, Fourme d'Ambert et Sainte-Maure de Tourraine, vous savez la petite bûche de chèvre avec la paille ! La fraîcheur de pomme granny-smith, biscuit amande-noisette et petit pot de cannelle, dévoilera toute la dextérité d'un chef-pâtissier vraiment prometteur. Son tout chocolat, une sphère chocolatée, « bouillon » de caramel beurre salé en cascade, en « scotchera » plus d'un ! La frécinette caramélisée aux fruits de la passion, tartare de banane et gelée au thym, nous la jouera inventive et décisive ! Seule « légère » ombre au tableau, la verrine de cannelle qui se brisera tout net au premier « coup » de cuillère avec l'appréhension légitime d'en avoir avalé quelques morceaux, d'autant que le sucre cristallisé engagera à la confusion ! Rassurez-vous, il n'en aura rien été, faute quoi je n'aurais pas été en mesure de vous le narrer !
Menu du marché à 30 € (midi et soir, en semaine, hors jours fériés). Menu gourmand à 70 € (pour l'ensemble de la table) + 35 € pour un verre de vin par plat.
Fermé vendredi midi, samedi midi, dimanche soir (sauf juillet & août) et le lundi.

Restaurant Le Vivier *
Acticentre
800, cours Fernand Peyre
84 800 L'Isle-sur-la-Sorgue (Provence)
Réservation conseillé au 33 (0)4 90 38 52 80

Sunday, July 10, 2011

Recettes "Pique-nique chic" de Georges Pelissier (la Voile d'Or à St-Jean Cap Ferrat)

Georges Pelissier






    Tartine de Focaccia frottée au Pistou « Burrata »,
    Tomate Cœur de Bœuf, Speck croustillan

pour 4 personnes

2 Tomates de Cœur de Bœuf,
8 tranches de Speck
300 gr de Mesclun
2 Burrata de 200 gr
sel et poivre


Focaccia : (les ingrédients) 250 gr de farine, 25 gr levure de Boulanger, 20gr d’huile d’Olive,
60 gr de lait entier, ¼ litre d’eau tiède, 6 gr de sel

Cuisson 20mm à 185 °C


Pistou : (les ingrédients) 60gr feuille de Basilic, 20 gr Pignons de Pins, 20 gr Parmesan râpé,
20 Cl d’huile d’Olive , 1 tête d’Ail

Travailler tous les ingrédients de la Focaccia au Robot mixeur (kitchen-mid).

Mettre l’appareil dans un plat en terre huilé. Laissez pousser 40 minutes à température ambiante.
Cuire au four……

Couper la Focaccia en Deux.

Imbiber du Pistou en le passant au Pinceau,

Trancher la Burrata et la disposer sur le pain,

Tomate en tranche,

Mesclun roulé dans de l’huile d’Olive,

Et le Speck croustillant….


                                                                                     




    Rouleau d’été en fraîcheur de romaine, Cacahuètes et Sardines en Escabèche

pour 4 personnes


¼ litre de Vin blanc
4 feuilles de Riz (20 cm de diamètre )
2 Oeufs
4 feuilles de Romaine bien blanches
1 Carotte
8 feuilles de Menthe
20 gr de Cacahuètes pilées
20 gr de Choux rouge
1 Citron vert


Vinaigrette  : (ingrédients) 20 gr de Cacahuètes, 30 gr huile d’Olive, 10 gr huile de Sésame,
20 gr de Soja sauce, 3 gr vinaigre de Riz



Tremper les feuilles de Riz « allé et retour » dans de l’eau tiède.

Puis, les disposer sur un linge humide

Disposer les Légumes en bâtonnets, mélangés avec l’omelette

Parsemé de Menthe et de Cacahuètes pilées

Ajouter les Sardines en filets marinées au Vin blanc et Citron vert

Rouler le tout en le serrant bien dans le linge humide.

Laisser reposer au frigo 3 heures

Enlever le linge et tailler en Deux

Disposer sur une Assiette en arrosant de la vinaigrette……


                                                                                    


    Coulis de Fruits rouges en crème Vanillée, son Crumble Framboises de Saison


Coulis de Fruits Rouge  :

Cuire les Fruits à feu doux avec un peu de sucre
Après ébullition, mixer et couler dans les verres. Réserver au frais


Crème légère Vanille

Faire une Crème Pâtissière classique avec une gousse de Vanille
Monter la crème fouettée

Mélanger les deux appareils
2/3 de Pâtissière et 1/3 de crème fouettée – couler dans la verrine.


Le Crumble

Mélanger les 3 éléments : Sucre, Farine et la poudre d’Amande en même quantité ( 100 gr de chaque)

Faire un Beurre pommade ( 100 gr), ajouter le premier mélange

Mélanger du bout des doigts, et former des « petites boules »

Cuire à 180 °C pendant environ 10 minutes
Ajouter la crème vanille


Décoration

Fruits frais, Pistache concassée



Bon Appétit !
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